Bom día ! Todo bem ? Oui oui je sais, ne commencez pas à me tirer les oreilles, ça fait très longtemps que je n’ai pas mis le blog à jour ! Et pour cause, l’administration étant cassée, j’ai finalement trouvé un subterfuge (et du temps) pour publier un article et décrire un peu mon premier mois, de retour à Belo Horizonte …
Résumons : tout roule. Arrivée le 3 juin dernier, j’ai pris possession de ma chambre, avec Raísa, chez Jocelyn et Paulo. Les habitués de l’OP10 connaissent Jocelyn, français au Brésil depuis 2 ans, qui s’est chargé de produire un documentaire sur l’Opération Brésil durant notre intervention l’année dernière. Paulo, quant à lui, étudie dans le milieu du cinéma et travaille sur quelques projets documentaires aussi.
Mais que fais-je ici, dans cette coloc’ au bout du monde, de mes journées entre copine, coloc’ et amis ? Je travaille à la clinique AMMOR.
« Ha ouais, cool, mais c’est quoi, et t’y fais quoi ? » Pas vraiment une clinique, mais plutôt un ‘dispensaire’. La docteur hollando-américano-brésilienne Irene Adams y offre ses services aux enfants qui vivent dans des foyers, tirés (ou non) de la rue. Elle les écoute, les soigne, et essaye de les éduquer tant bien que mal sur l’usage des drogues, les MST, la sexualité, etc …
« Cool, mais qu’est-ce qu’un type dans le graphisme fout là ? » Premièrement, je travaille depuis un mois sur la refonte de leur site : peu dynamique et attractif, je le rends plus moderne tout en développant l’aspect social du web, en créant un Facebook/Orkut/Twitter pour les intimes, le but étant de promouvoir le projet AMMOR par l’intermédiaire du site et des réseaux sociaux. De plus, j’ai eu la chance d’arriver exactement à la naissance d’un projet dans lequel je m’investis également : le projet Abrigos.
Explication : les enfants-patients de la clinique viennent d’abris, ou foyers, divers éparpillés dans Belo Horizonte. Enfants des rues qui ont fuit leur famille ou l’ont perdu, ils y passent l’après-midi ou toute leur journée, pris en charge par des éducateurs. Ces derniers étant en contact régulier avec la clinique, Dr Irene Adams a noté que dans de nombreux foyers, des problèmes d’éducation affective/sexuelle se posent, et les éducateurs ne savent comment réagir face à certaines choses. Enfants abusés dans leur jeune âge qui abusent eux aussi d’autres enfants dans les foyers, petites filles n’ayant aucune conscience sexuelle proposant des ‘services’ en échange d’un autre service, etc … L’idée est alors venue de fonder le projet Abrigos, accepté et financé par l’état brésilien : une équipe de psychologues et d’assistants sociaux va offrir des cours pour former les éducateurs ET les enfants dans un second temps, sur des sujets tels que l’éducation sexuelle, l’affection, les drogues, les MST, etc …
Projet très intéressant, je le suis de A à Z, car ma tâche sera de publier l’avancement du projet sur le futur site (actuellement en construction, ouverture bientôt). D’abord pensé sur papier les 3 premières semaines, nous avons eu une première réunion avec les co-ordinateurs des foyers hier, pour découvrir leur réalité et modeler au mieux le projet pour répondre à leurs attentes. De plus, une autre volontaire, américaine, est arrivée quelques temps après moi à la clinique : Sarah est étudiante américaine en anthropologie et a pour mission de rencontrer les enfants des foyers pour en écrire de petites histoires, plus tard publiées sur le site.
Outre ce travail, je suis intervenu un soir dans l’école de dessin de Pascal (ancien directeur français de l’Opération Brésil) pour présenter la technique de travail française dans le milieu du graphisme. J’y retournerai bientôt pour un exposé plus développé. En projet aussi : construction du site de sa future école, construction du site du projet de (future) boite de production vidéo de Jocelyn/Paulo, éventuels cours de français, etc … Pas d’inquiétude quant à remplir mes journées, les contacts se font et les prjets arrivent facilement.
Je visite également la ville, accompagnée de mon guide personnel nommé Raísa : parc Mangabeiras, centre-ville, soirées entre amis, etc … Projet : louer une voiture et découvrir les alentours (Serra do Cipo pour mes collègues de l’OP). De plus, coupe du monde oblige, c’est encore une occasion de sortir : ici, le Brésil arrête de vivre si leur équipe joue, donc pas de travail et direction le bar pour assister au match, crier et boire du sirop de bière. Pascal, Jocelyn et moi faisions la même chose pour les matchs de la France, mais je pense que vous imaginez la suite : on a vite arrêter.
Niveau langue brésilienne, ça roule : comme avec l’anglais, quelques frustrations en fin de journée, lorsque la fatigue vient poser un grand brouillard sur mes neurones et la communication devient plus difficile, mais avec mon dictionnaire papier, mon dictionnaire humain et ma débrouille linguistique, pas de souci.
Sur ce, je file me préparer, soirée avec des amis de ma miss dans une ‘bièrerie’ ce soir. Ate logo !
Photos : ici













