Archive pour octobre, 2009

Sans titre …

Goooood day !! En ce dimanche ensoleille et chaud, un peu comme en France (oupa), je mets a jour le blog car c’est un peu la mort ici ces temps-ci. Je m’en excuse, mais la fatigue m’empeche un peu d’ecrire, et la routine du travail ne me permet pas d’ecrire des choses extraordinaires tous les jours, comme avant ! Donc les articles seront assez discrets pour le moment, mais je pense toujours a vous :)

Deuxieme semaine de travail, et decouverte de pas mal de trucs. Deja, ma paye de la semaine s’eleve a 730$, c’est cool ! La semaine a venir risque d’etre encore plus benefique, car je travaille tard ces temps-ci. Apres avoir decouvert le racisme de certains de mes collegues, j’ai decouvert une partie plus joyeuse du travail, et une autre moins joyeuse. Mercredi, j’ai decouvert un autre poste disponible dans l’usine. J’ai ete au « front », a prendre les boites et les packer, aux « buttons » pour verifier les oeufs et ecarter les mauvais oeufs, et j’ai donc teste le travail de « runner ».

J’ai donc passe ma matinee avec Shayne a le regarder et l’aider, pour apprendre les principes de ce poste. Le runner est charge de 2 choses : laver les oeufs sales et alimenter la machine en boites d’oeufs vides. Cote lavage, je dois donc prendre les oeufs sales aux buttons et les mettre dans la wash-machine qui les ramenera directement propres dans le circuit de tri. Les plus sales sont a disposer dans un seau d’eau pendant quelques minutes avant de les poser, comme les autres, sur le tapis roulant de la machine a laver. Mais il faut avoir constamment l’oeil sur la machine qui est a droite, la grosse machine de tri, pour regarder si les boites d’oeufs vides sont bien disposees sur le circuit. Quand la machine a un probleme pour prendre une boite d’oeuf en debut de cycle, un bip strident retentit dans l’usine. La, je lache mes oeufs en cours de lavage et cours (d’ou le nom de runner) vers la machine de tri, a la recherche du bouton jaune qui clignote indiquant l’endroit ou le probleme se situe. En general, le probleme vient du fait que la machine n’arrive pas a separer 2 boites d’oeufs et soit les boites vont se loger n’importe comment dans la machine, soit la machine ne prend tout simplement pas de boite. Le bip tant redoute par le runner est la pour dire que dans quelques secondes, les oeufs vont tomber sur les rails, et non pas dans une boite, ce qui n’est pas vraiment joli joli.

Regulierement aussi, lorsque le bip ne se montre pas, je dois aller a la machine pour y deposer des boites vides en debut de cycle, sinon plus de boites ! Une technique particuliere s’impose avant de deposer les boites d’oeufs vides : prendre un gros paquet de boites et faire un genre d’eventail avec, pour les separer les unes des autres, et ainsi eviter les dysfonctionnements de la machine, et donc eviter le fameux bip « viens vite Pierre y’a pas de boite y’aura des oeufs partout dans 20 secondes ».

Il faut donc etre actif (« a l’interieur et ca se voit a l’exterieur », desole) lorsque l’on est runner, et j’ai bien apprecie. Le temps passe vite, car on est concentre partout : lavage d’oeufs, aller prendre les oeufs sales aux buttons, regarder la machine pour verifier que toutes les boites sont correctement en place, attendre appeure le fameux bip, aller regulierement alimenter la machine. Seul cote un peu ch*ant, lorsque le bip retentit, parfois je regle le probleme et remets des boites la ou il n’y en avait pas, et separe correctement les boites pour que la machine les prenne, mais tout de suite apres ce foutu bip revient pour me dire que « non, ce n’est pas repare, mes petits bras mecaniques n’arrivent pas a separer les boites, et j’ai donc pris 2 boites et elles sont maintenant bloquees dans mon mecanisme, alors recommence ». Et meme apres avoir recommence, parfois ca rebip de suite, et la ca commence a etre un peu stressant, sachant que derriere vous, les oeufs arrivent en masse sur 6 chaines, donc il faut realimenter 6 endroits en boites pendant que vous galerez a reparer une seule chaine. Mais bon, un peu d’adrenaline dans ce boulot ne fait pas de mal, ca me plait bien, et surtout le temps passe beaucoup plus vite ainsi !!

Ci dessous des photos pour vous expliquer : le systeme qui prend les boites et les amene vers l’endroit ou les oeufs vont venir s’y loger, la grosse pile a approvisionner regulierement avec le bouton en dessous qui clignote quand tout va mal, la machine a laver les oeufs et la vue d’ensemble de la machine de tri a regarder regulierement pour verifier si tout va bien …

Vendredi, j’ai passe une apres-midi a stresser … Explications : le matin, Shayne est parti avec le boss pour l’aider a tuer les poulets de 16 mois, trop vieux pour faire des oeufs corrects. A midi, je l’ai vu couvert de sang sur les jambes, le moral dans les chaussettes, completement extenue, et il faisait vraiment de la peine a voir. Sauf qu’apres mon repas, le boss m’a dit que lorsque le packing du jour sera fait, je le rejoindrai pour les aider … HU ? J’ai signe (ok j’ai rien signe, mais quand meme) pour etre egg-packer, pas chicken-killer ! J’ai donc commence a remuer cette idee dans ma tete, tout stresse par le fait de tuer des poulets au gaz et je m’imaginais deja au tribunal contre Brigitte Bardot. Vers 15h, Naomi m’emmene dans le shed 4 pour rejoindre Shayne et le boss : mon ame de tueur etait prete, ma preparation mentale ayant marche, et j’etais pret a gazer les poulets, mais heureusement le boss m’a dit qu’ils avaient fini et qu’ils n’avaient pas besoin de moi ! YOUHOUUUU ! J’ai evite ca : prendre les poulets affames depuis 3 jours, pas beaux a voir, et en entasser je ne sais combien dans une grosse poubelle, pour que quelqu’un les gaze dans la poubelle, et recuperer la poubelle et l’emmener a la benne pour deverser les cadavres dedans. Lovely, right ? J’ai donc serieusement rate quelque chose, mais ca m’arrange …

Je fais donc pas mal d’heures ces temps-ci, et ca m’arrange ($$$, voyage !) : l’entreprise n’a plus de boites d’oeufs Freerange 59g (une des nombreuses categories d’oeufs produits ici), on doit donc coller des autocollants sur des boites vierges tous les soirs, pendant 2/3h. C’est chiant, mais je deviens un professionnel de l’evasion mentale et agit comme un automate pendant que l’esprit pense un peu aux activites a faire le week-end, beaucoup au futur roadtrip australien, passionnement a la France et a la folie au Bresil. Et vendredi, j’ai juste oublie de verifier le chiffre sur l’autocollant (59g ou 50g, les 2 existent), et j’ai donc passe une demi-heure a coller des 50g, 10 secondes a realiser mon erreur, 40 minutes a decoler les autocollants susnommes, et une autre demi-heure a recoller les bons. Passionnant, hein ?

A cote du travail, les soirees de la semaine sont toujours aussi enrichissantes en guitare, daily-diary, decouvertes du monde par des gens du monde, bieres et discussions, mais pas assez en repos ! Mais bon, je profite des gens ici, cette grande famille mouvante est sympathique a cotoyer. J’ai par exemple decouvert John, un australien travaillant ici, 40 ans, auparavant ingenieur concevant des machines. Il a tout quitte pour venir travailler ici et realiser son reve : faire du theatre. J’aime ! Il aime aussi chanter, on a essaye de jouer un peu hier, mais je ne connais pas les musiques des 70′s australiennes qu’il m’a demande de jouer … Ce soir, apres ecoute et analyse, ca sera mieux.

Samedi, le plan etait d’aller dans le desert des Pinnacles, mais ca a evidemment change ! J’en avais marre de ma routine de la semaine, et mon but le week-end (du moins le samedi) est de prendre ma voiture et voir autre chose. Je suis en Australie et ne voit rien des environs durant la semaine, ma seule envie est de decouvrir ce pays ! J’etais donc motive a y aller, mais une longue discussion MSN en matinee avec l’autre bout de la planete m’a fait retarde mon depart, puis l’a tout simplement annule. Tant mieux, le temps etait pourri, et je suis donc alle avec Simon au zoo de Perth : j’ai donc vu kangourous, koalas, singes, crocodiles, girafes, zebres, rhinoceros, serpents, et tout pleins d’autres animaux ! Joli zoo, mais pour 20$ on s’attendait a mieux tout de meme.

En revenant, apres avoir fait le necessaire vital (course, lavage de linge …), j’ai rejoint le cybercafe du coin pour Skype avec la famille ! Ca m’a fait vraiment plaisir de revoir une petite partie de la famille, de les entendre et de rigoler avec mon ex-massacreur a Veretz (va te couper les cheveux, mouton). Aujourd’hui, j’ai aussi eu un petit apercu de ma ville qui fait chaud au coeur de l’autre bout du monde : le Paris-Tours 2009 etait diffuse a la tele australienne, et j’ai apercu quelques vues aeriennes de ma ville et ses environs ! Etrange, apres 21 ans passes la-bas, j’y ai perdu tout plaisir a la voir, lasse de ce paysage, et apres un mois a l’autre bout du monde, ca m’a fait plaisir de voir Veigne, l’avenue Grammont, la place Jean Jaures … Marrant !

Je suis aussi en ce moment en recherche active sur gumtree.com.au (petites annonces gratuites) pour trouver un guitariste ou groupe avec qui jouer. De nombreuses reponses, reste plus qu’a concretiser et se donner rendez-vous. Et j’ai vu un type s’installer dans mon dortoir ce matin, avec une guitare, y’a peut-etre moyen de moyenner, meme si ca ne sera jamais aussi parfait que les sessions a Veretz :}

Sur ce, je vais voir si Xavier est pret pour aller faire un tennis, sinon je vais aller bronzer a la plage …  A 18h, direction l’eglise pour le repas gratuit ! See ya !!

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Pensees en vrac

G’day tout le monde ! En ces temps ou les messages du blog se comptent au compte goutte, je prends mon courage a 2 mains pour ecrire un article en vrac. Au programme : resume des derniers jours, et pensees vagabondes … Non pas que je ne veuille pas ecrire, mais la routine s’installe doucement avec mon nouveau boulot, donc rien d’exceptionnel a raconter !

La semaine derniere a donc ete ma premiere semaine de travail, et de tranquille petite routine. Lever a 6h30, travail jusqu’a XXh (ca change chaque jour), puis rentrage au bercail et passage de soiree avec les gens du backpack. Samedi, j’ai ete a la plage en matinee avec Kim, puis j’ai profite des 35 degres de l’apres-midi pour acheter ma guitare, faire des courses, laver et repasser mon linge, changer de lit, bref que des choses super interessantes. J’ai eu la chance de decouvrir Jenna, une norvegienne qui adore chanter, et on a donc regulierement des sessions musicales ensemble depuis ce jour. Dimanche, journee de repos et soiree arrosee pour la revenue de Chris1/Chris2/Laurent partis 5 jours en plein bush travailler chez un fermier, et pour feter le depart de nos amis Mel et Yann qui rentrent helas a Mildura, a contre-coeur. Ils reviendront sans doute si ils peuvent payer le billet d’avion, esperons !

Aujourd’hui, je reviens de ma deuxieme journee de travail de ma deuxieme semaine. Demain, c’est jour de paie, on va voir ce que me rapporte une semaine (je pourrais calculer, mais j’ai la flemme). Toujours pas de souci au boulot, c’est parfois repetitif (comme passer 2h a coller des autocollants) mais pendant ce temps je planifie et reve mon roadtrip en Australie, seul ou avec mon frangin, et commence a rever aussi de l’apres-Australie (vous en saurez plus en temps voulu, mais la majorite d’entre vous savent bien de quoi je parle :) . Et pareil, le soir je refais le monde avec tout le monde, je joue de la guitare avec Jenna, je discute avec mon amie Kim (qui est la seule a travailler ici, comme moi).

J’ai aussi decouvert aujourd’hui le racisme des Australiens, du moins de Vanessa et Claire, sa fille, au boulot. Il est bien connu que les Australiens n’aiment pas les anciens proprietaires de leur territoire, a savoir les aborigenes, mais je n’en avais encore jamais eu la preuve. On parlait de tout et de rien en travaillant, j’ai dit que je n’avais jamais vu de kangourous/koalas encore ici, puis Vanessa m’a demande si j’avais vu des aborigenes. Et la, j’ai eu droit a leur humour raciste et leurs prejuges encore plus racistes sur ce pauvre peuple, apparemment tous alcooliques et voleurs. « Tu sais comment on fait descendre un aborigene d’un arbre ? / On coupe la corde ! » me dit Vanessa. Hum, d’accord. « On devrait les mettre dans les zoos » dit Claire, 19 ans. Autant l’accueil, la curiosite et la gentillesse des Australiens sont geniales, mais leur racisme vient helas pourrir le tableau. Mais bon, ils sont connus pour ca, on verra bien si ca s’avere etre un etat d’esprit general. Laurent, revenu d’une ferme lointaine, m’a dit que son patron avait un pare-buffles non pas pour les animaux, mais pour les aborigenes (propos du fermier australien, rigolant evidemment, si on peut appeler ca de l’humour). Ca craint !

Ce soir, j’ai eu un petit coup de blues a la con, a cause de raisons idiotes (1 fois par semaine, j’ai droit a 1h d’etat grumpy). Rentre du boulot, on me demande d’aller au bottleshop en voiture, a 5 minutes a pied. Je dis non et ne comprends meme pas qu’on puisse me demander ca, demande d’un non travailleur qui a toute la journee pour le faire envers un travailleur qui a juste envie de se reposer en rentrant. Puis je vais lire un mail, et des personnes (francaises, evidemment) se permettent de parler fort et lire leur mail a voix haute derriere moi, et de mettre de la musique. Je veux lire un livre, me pose dans le canape, et d’autres francais viennent a cote. Je vais donc recharger mon esprit dans la games-room, en lisant un bouquin ! La cerise sur le gateau vient du micro-ondes qui, au lieu de decongeler mon steak (ou defreezer, mot invente hier, je commence a melanger les langues) me le cuit. J’en avais donc plein le c*l du comportement typiquement egoiste et jemenfoutiste que bon nombre de francais ont ici, par moment evidemment. Je comprends pourquoi samedi, John, un australien, me parlait de ce cote obscur de bon nombre de nos compatriotes et par moment, je le comprends parfaitement. Et puis trop de francais ici a parler francais tout le temps, ca m’a pas aide a me faire apprecier mon pays. N’allez pas croire que je hais mon pays, mais j’ai juste remarque que les seules personnes ayant des comportements mauvais ici sont la plupart du temps francaises … Du coup, j’ai emprunte l’iPod de Kim, mange un diner acceptable en lisant un livre (merci Catherine, sympa ce p’tit bouquin, c’est tellement vrai haha !), et la forme est revenue ! 3615mylife  au revoir …

Hier, j’ai eu une pensee a la con en collant mes stickers : mon quotidien est definitivement plein d’internationalites (ouais j’invente des mots, et alors ?).  Je me leve dans une chambre avec un allemand et un anglais, je travaille avec des australiens, je discute au boulot avec une ecossaise, je joue de la guitare avec une norvegienne, ma wwoofing-family a vecu en Suisse et en Egypte, j’ai droit a un the chaque soir d’une anglaise, ma future femme est bresilienne et j’ai une correspondance reguliere avec des amis bresiliens, j’ai des contacts avec ma famille libanaise qui me suit … Et malgre ce paysage quotidien tres eclectique, j’ai quand meme envie d’une baguette et de rillettes. C’est fou non ? Oui, ca n’a surtout aucun sens, mais mettons ca sur le dos de la fatigue.

Je vais de ce pas retrouver tout le monde dehors, sur les canapes de l’amitie. Ha non, faut que je fasse mes sandwichs pour demain avant … B*rdel, meme quand le travail est fini, le travail n’est pas fini. Et puis tiens, tant qu’a faire, vu que cet article n’a ni queue ni tete, ma maman m’a demande ou j’en etais niveau tabac, et bien je tiens toujours le coup les amis ! Plus de cigarette en temps normal, seulement 1 (voire 2 !) pour accompagner les soirees pleines de bieres … Et le meilleur, c’est que je ne pense meme plus a fumer, et je n’ai meme plus l’envie de cigarette.

See ya …

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La journee typique d’un egg-packer

Extrait du livre Les oeufs, plus qu’un truc rond, une obsession bientot dans toutes les librairies pres de chez vous.

[...] L’egg-packer en Australie peut etre de n’importe quelle nationalite, religion, race, disposant ou non d’un diplome, mais nous nous attarderons ici sur un cas particulier : l’egg-packer voyageur tourangeau, brun, 22 ans, 64 kilos, QI de 340, oupa.

Ce specimen de grande qualite se reveille donc 5 matins de la semaine a 6:30am. Il descend difficilement de son lit, essayant chaque jour de trouver une technique discrete et non dangereuse de descendre de ce lit. La meilleure solution trouvee jusqu’a present est de prendre appui contre le mur en face, et faire l’acrobate pour poser un pied sur le lit du dessous, en evitant les pieds de Norman, petit gros anglais tatoue ici en vacances, mais adorable.

Une fois ses lentilles sur les yeux, il deplace sa tete non-eveillee vers la cuisine deserte. Il fait chauffer une tasse de cafe dans le micro-ondes et va se connecter pour verifier ses mails. Une fois le cafe pret, il le savoure generalement en lisant son courrier, et en decouvrant souvent un mail qui l’enchante d’une personne qui l’enchante aussi, lui assurant un debut de journee optimal. Il se dirige ensuite vers la table a manger, deserte elle aussi, ou il savoure un petit dejeuner.

Vers 7:10am, il monte dans son bolide, choisit le CD du jour et file au boulot. Apres 25 minutes de route souvent ensoleillee, mais fraiche, il arrive a la Swan Eggs Farm ou il se gare et attend generalement quelques minutes : le specimen etudie passe parfois ses minutes a somnoler, mais le plus souvent il met a jour son daily-diary, qui ressemble plus a un weekly-diary ces temps-ci. Vers 7:55am, il rentre dans la cuisine de l’entreprise et salue ses collegues. Il note son horaire d’arrivee, depose sa nourriture au frigo, remplit sa bouteille d’eau et file dans l’entrepot (apres relecture, je decouvre les rimes de cette phrase, futur tube de l’ete).

La, il entame un rituel de preparation quotidien : remplissage de seaux d’eau + chiffons ensuite places sous les tapis roulants ou arrivent les boites d’oeufs, au cas ou d’eventuels oeufs viennent salir l’espace de travail, verification des pistolets-dateurs, puis attente. Apres une quinzaine de minutes d’attente, lui permettant de s’eveiller et de dire bonjour aux arrivants, et de se mettre dans l’etat d’esprit de l’egg-packer qui reussit, la machine est lancee. Le fameux bruit repetitif de la machine s’installe pour la journee, permettant ainsi a toute l’equipe de communiquer de maniere violente en criant. Le specimen, quant a lui, se rapproche toujours de son interlocuteur, car l’anglais australien est encore plus difficile a comprendre avec des interferences. Il passe donc la matinee a verifier les oeufs dans les boites avant qu’elles soient fermees par lui-meme, un de ses collegues ou la machine, puis prend les boites et les entasse par 15 dans un carton, date le carton plein et place le carton derriere lui, sur le tapis roulant de la machine qui fermera et scotchera la boite a vie. Un nouveau carton est alors pris, au dessus de sa tete, et place en bout de tapis, et generalement date immediatement.

Par moment, le rythme se fait trop rapide, ou alors un evenement perturbateur vient interferer le bon deroulement du packing d’eggs : un oeuf est mal tombe dans la boite, ruinant ainsi la perfection de la chaine et la proprete de la machine par la meme occasion. Un bouton rouge permet de stopper le process, pour nettoyer ou alors prendre son temps pour ranger les boites.

Regulierement, l’egg-packer tourangeau tourne la tete vers sa gauche pour constater, oupa, un surplus de cartons scotches et prepares par la machine. Il court donc en leur direction pour les prendre et les placer sur les palettes adequates. Egalement parfois, il se peut qu’il ait a pousser le carton dans la scotch-machine, car elle se bloque parfois. Il fait ce geste avec prudence et recul, car un gros bras metallique pourrait lui faire tres mal, et l’egg-packer n’aime pas le mal.

2 a 3 fois par jour, la chef de l’egg-packer lui demande d’aller aux « buttons », autrement dit le poste de controle-qualite des oeufs, place avant la machine de packing. La, il passe generalement 30 minutes a trier les oeufs arrivant des 4 « sheds » : les oeufs pales, craques ou moches sont otes et places a droite, les oeufs sales sont places a gauche, sur des moules de 36 oeufs. Lorsqu’a gauche ou a droite, les moules s’empilent au nombre de 6, il les prend et les pose au sol, ou le « runner » les recuperera pour soit les mettre sur la palette d’oeufs craques, soit emmener les oeufs sales dans la machine a nettoyer les oeufs. L’egg-packer aux « buttons » verifie donc chaque oeuf arrivant, a l’aide de ses yeux affutes et d’un miroir en face de lui qui permet de matter le joli fessier de l’oeuf en question. Une certaine experience est necessaire pour attraper l’oeuf desire en s’aidant de la vision dans le miroir, car le devant est derriere, et lycee d’versailles. Apres quelques minutes de controle-qualite, l’egg-packer commence a delirer et a chanter a la vue de ce tapis roulant plein d’oeufs : il a parfois des hallucinations et voit des Monsieur Patate par centaines, ou des poussins. Lorsque la machine s’arrete pendant quelques secondes, il passe le plus clair de son temps a dessiner avec les oeufs sur le tapis. Il est le pro des fleches et des triangles, et l’apprentissage du smiley est en cours.

A 10h30, il dispose d’une pause de 15 minutes non prise en compte sur son salaire, ou il deguste un petit encas et discute avec ses collegues dehors, au soleil. Du moins, il essaye de discuter, et passe son temps a essayer de transcrire leur propos en un anglais comprehensible. A 13h, il dispose de 30 minutes non payees pour manger son sandwich prepare la veille, et prendre un cafe gratuit.  Il passe ensuite l’apres-midi comme le matin, entre packing et checking, puis la fin du packing se termine lorsque le « markers » blancs sont arrives, signifiant la fin du process. Les derniers oeufs sont places dans les boites, puis la machine est nettoyee de fond en comble, et les cartons vides sont reapprovisionnes au dessus des tetes des packers. Ensuite, l’egg-packer ainsi que ses collegues vont preparer les commandes du jour et empiler sur des palettes differentes sortes d’oeufs (600g L, 700g XL, 800g XXL, Megas, petite, freerange …). Apres la commande palettisee, il l’emballe et la place dans un coin de l’entrepot.

Apres 1 a 2h de commandes, la journee se termine : il file ecrire l’heure de fin de sa journee et s’en va rejoindre son backpack prefere, empruntant generalement une route fort encombree. Arrive la, il profite de ses amis, d’une biere fraiche, d’une douche fraiche, et prepare son sandwich du lendemain. Ensuite, il oublie le monde de l’egg-packing pendant quelques heures, et file alors au lit.

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La vie dans un backpack …

Hi mate ! How ya goin’ ? Attention, cet article sera particulier : je suis sur l’ordi d’un français, donc je dispose d’accents, de C cédilles, bref la grande classe. Par contre, je dois me concentrer et me souvenir de ce clavier, sinon cq resse,ble q cq quand jùecris et cùest vrqi,ent pqs tres co,prehensible; hein §. J’espère que la vie en France se passe bien et que le soleil est au rendez-vous, car aujourd’hui il l’a été : 35°C, soleil, la classe.

Ce soir (enfin cet après-midi pour vous, ca depend d’où on se place), grosse mise à jour du blog. Cet article sera consacré à la vie en backpack, du moins la vie au Western Beach Lodge, ne connaissant pas encore d’autres auberges de jeunesse. Ma moman est intriguee sur quelques trucs ici, et c’est vrai que je vis dans un environnement peu habituel, alors je vais essayer de vous en faire partager les plus intimes détails !
Agrandir le plan

Situé ici, au 6 Westborough Street, a Scarborough, ce petit backpack d’une trentaine de lits est parfaitement situe a 5 minutes a pied de la plage, et 20 minutes du centre ville en bus. Un zouli petit parking permet a ma Honda Magna de disposer de son espace personnel pour s’épanouir durant mon absence. A l’entrée, vous tombez sur la réception où Mitch, Robin, John (qui est venu me chercher a l’aéroport) ou Ludo (un français qui étudie ici et m’a vendu sa voiture) vous accueillent avant 21h pour réserver un lit dans un dortoir (hommes, femmes, mixtes, ou chambres couples) pour 23$ la nuit. A gauche de la réception, vous disposez de 2 ordinateurs publics reliés a Internet, avec un petit papier indiquant « $1 per half hour, this is an honour system. Please respect Karma ». Vous êtes donc responsables de votre paiement d’Internet dans la pitite boite à côté des ordinateurs. Derrière; une télévision et une Playstation 2, ainsi que 2 manettes et d’innombrables jeux, vous permettent de jouer seul ou a plusieurs. Les hommes aiment généralement définir quel pays est le meilleur en jouant un match sur Fifa.

Un peu plus loin, vous tombez sur la cuisine commune, la table à manger commune, et le coin télévision/canapé commun. La cuisine est tout-équipée : plaques, micro-onde et four pour cuisiner, couverts, assiettes, casseroles, le parfait équipement pour cuisiner à merveille, oupa. Certaines denrées sont gratuites : sucre, thé, chocolat, café, et pleeeein de pains mis à disposition chaque semaine par l’église du coin (là où le repas est gratuit dimanche 18h). Deux frigos vous permettent d’y disposer votre nourriture et boisson non-alcoolisée, mais n’oubliez pas d’écrire votre nom sur vos aliments, car le frigo est vidé tous les jeudis. La nourriture est une chose libre ici : vous manquez de quelque chose, demandez au premier venu, vous avez toutes vos chances de trouver l’ingrédient manquant chez vos voisins (je viens de donner du lait à Mel, anglaise qui boit un thé (oui, du lait dans du thé; et alors ?), d’où cette phrase). L’alcool, quant à lui, est stoqué dans la games room que vous verrez plus tard.

Le coin télé dispose de supers canapés en L, et la place la plus convoitée est a l’intersection du L évidemment, car l’allongeage est possible. Un petit matelas tout pourri est à gauche de la télé, vous vous y affalerez si le film vous intéresse vraiment. Le backpack dispose d’un abonnement permettant de louer des DVD juste à côté d’ici : toutes les semaines, vous pouvez donc choisir parmi 7 DVD le film de votre choix, et après la demande polie et l’acceptation des gens environnants, vous savourez un moment cinéma en compagnies de vos amis, ou seul comme un idiot, ça dépend.

Juste avant de sortir dans la cour, vous pouvez voir sur votre gauche une magnifique douche/toilettes/lavabo, fort peu appréciée par les voyageurs car le jet de la douche est faible. Apres avoir passé la porte moustiquaire au bruit si typique (Hiiiiiiiiikrak vlan contre le mur vlan), faites attention à la marche. Sur votre droite, l’entrée des dortoirs hommes s’offre à vous : filez tout droit et vous tombez sur un grand dortoir avec 4 lits superposés, prenez à gauche et découvrez ma magnifique chambre disposant de 3 lits superposés.

Vous arrivez alors dans une petite cour où 2 grands canapés fort confortables vous permettent de passer de belles soirées avec des personnes des 4 coins de la planète, à partager une bière, de la musique, une pensée, un rêve, un chevaaaaaaaal … De nombreuses chaises de jardins, ainsi qu’une table basse, viennent compléter cet attirail extérieur pour vous permettre de savourer au mieux les fraiches soirées australiennes.

Derriere vous, vous rencontrerez une autre salle de bains, plus appréciée, car le jet est fort et réglable. De l’autre côté, vous savourerez de magnifiques toilettes où vous sursauterez la première fois : la lumière s’active grâce à bouton qu’on enfonce, et au bout de quelques secondes ça s’éteint. En pleine action, vous serez apeurés par le noir soudain et ce CLIC violent, mais pas d’inquiétude. A coté de ces toilettes, vous trouverez la porte du dortoir femme où 3 lits superposés accueillent des voyageuses, et petit luxe pour le sexe opposé au mien, salle de bain et toilettes personnelles.

Nous terminons la visite en découvrant l’arrière du backpack : une petite cour vous donne la possibilité de bronzer sur nos chaises longues durant la journée, ou durant la soirée si vous le désirez, tous les goûts sont dans la nature. A côté, vous pouvez voir la games room qui sert de fourre-tout : télévision; chaine hifi, table à repasser, baby-foot, canapé dégueulasse qu’on veut pas savoir qui à fait quoi dedans, haltères, mais le plus important : 2 frigos garderont vos boissons alcoolisées. A côté de la games room, lavez votre linge dans la machine à laver pour seulement 3$, et faites le sécher sur le tourniquet géant à coté, ou dans les petites allées derrière.

Saupoudrez le tout de chambres personnelles à lits doubles disséminées un peu partout, qui dispose toutes (je crois) de frigos, et vous obtenez un petit paradis entièrement équipé. Je vais expliquer un peu le côté « humain » de l’hôtel, car une amie me demandait si j’avais réussi à me faire des amis. Si vous n’êtes pas trop timide et ne restez pas dans votre coin à ne pas vous mêler aux autres (certaines personnes, généralement plus âgées, font ça hélas, comme David (aka MBG, Moon Boots Guy, car il a toujours de délicieuses bottes en fourrure aux pieds) qui ne parle pas si on ne lui parle pas), vous avez toutes vos chances de vous faire des amis ici. Seulement une trentaine de personnes peuvent être hébergées, et elles sont rarement toutes au même endroit au même moment, donc les liens sont faciles à créer, et l’hôtel ressemble à une grande famille. On est tous voyageurs, à la recherche d’argent et des rêves plein tête concernant ce pays, avec des horizons différents, venant de pays différents (principalement anglais, allemands, français et irlandais pour l’instant), donc les sujets de discussion sont nombreux. De ce fait, j’ai vite remarqué que le bouche-à-oreille est important ici pour tout (travail, voitures, choses à faire, choses à voir …), et que les plans prévus ne marchent jamais, car les rencontres font que d’autres plans arrivent. Vous manquez de quelque chose (nourriture, bières, lessive, tondeuse …), demandez. L’ambiance y est tranquille, car Scarborough est un quartier calme de la ville, et les soirées y sont arrosées et enfumées pour certains, mais toujours enrichissantes si vous vous liez à votre voisin. Le gens vont et viennent régulièrement, donc vous avez toujours quelqu’un à rencontrer. Tout à l’heure, en repassant mon linge, j’ai parlé avec XXXX (je ne lui ai pas encore demandé son nom), une suédoise je crois, et je pense la caser dans la catégorie « amis » après quelques autres discussions.

Voila la fin de ce premier article de la soirée. Je vais en écrire un deuxième rapidement pour résumer ma semaine, car apparemment quelque chose se passe dehors, puis je filerai improviser un steak et rejoindre la foule. J’ai ma guitare, on va essayer de rendre tout ça plus musical si ma timidité musicale s’en va après quelques bières.

Photos : ici

http://picasaweb.google.com.au/lh/photo/s_M4TWGRnzevzu32NPUF6w?feat=directlink
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La fierte du travailleur

Hey mate ! Reprenons la ou je m’etais arrete la derniere fois, tout en m’excusant pour les quelques jours d’absence. Travail, fatigue, toussa toussa, j’ai pas specialement la force d’ecrire sur un clavier !

Apres une nuit de samedi a dimanche encore pourrie (changement de dortoir, j’entends tout des soirees de dehors, et j’ai encore oublie mes boules-quies dans la voiture, et 2 des 3 autres mecs de la chambre ronflent), je passe le plus clair de mon dimanche a errer comme un zombie, et accessoirement ressembler a un zombie. En y reflechissant, meme un zombie aurait peur de mes cernes. En fin d’apres-midi, apres avoir achete une petite bouteille-cadeau pour les Mayer, je roule vers Midland pour retrouver mon ancienne woophing-family. En arrivant, je retrouve tout le monde (Janette, Richards, leur fille, son copain) et d’autres personnes inconnues au bataillon : le frere du copain de la soeur et sa femme, au copain pas a la soeur (vous suivez ?), une amie de la fille, et un couple de nouveaux woopheurs. Et devinez quoi ? Maxime, le nouveau woopheur, vient de Tours. Comme quoi la Terre est petite. Il a quitte Tours il y a 4 ans, et il y vivait/etudiant auparavant. Il etait a Balzac, dans ma rue, ses parents habitait le meme quartier que mon ecole, et il etudiait a l’IUT Tech’ de Co, comme certains amis a moi.

On a donc deguste un (encore) delicieux diner : barbecue australien, delicieuse viande tendre, et reste de salade libanaise. On a bien discute, rigole, en francais et en anglais, et j’ai decouvert Mathilde et Maxime. Ils m’ont egalement parle de leur voyage en Australie, car cela fait pres d’un an qu’ils sont parmi les kangourous.

Apres avoir dormi chez les Mayer, j’ai eu ma deuxieme journee de travail. Je commence a comprendre le fonctionnement de l’usine, je prends mes reperes, decouvre les gens (dont une ecossaise qui a parcouru l’Australie avec un WHV 20 ans auparavant, et qui est desormais entierement Australienne). J’ai commence a 8h pour finir a 19h : apres le packing, on nettoie les machines et l’entrepot, puis on prepare les commandes pour les clients. Empilage de boites sur palettes, filmage, etc … Je connais tout ca, mais le lundi est une journee chargee en commande, donc on termine toujours tard. Pas de probleme, le temps c’est de l’argent, et ca m’arrange. Desormais, a chaque fois que je regarde ma montre, je change les unites : il n’est plus 15h pour moi, mais 126$ de l’apres-midi. En revenant (premiere conduite de nuit en Australie soit dit en passant), je deguste une soupe offerte par Janette, et passe ma soiree a refaire le monde avec Kim, en prevoyant quelques projets en commun (vous verrez bien plus tard !).

Aujourd’hui, autre journee de travail. La fin de matinee fut un peu plus difficile que d’habitude, car un abruti a oublie de nourrir les poules hier. Ce qui signifie que les oeufs sont de pietre qualite, donc on doit verifier chaque boite avant de les mettre dans les cartons, donc ca demande plus de temps, donc les boites arrivent sur le tapis, et y’en a trop, et ca bloque, et on appuie sur le bouton rouge pour reussir a tout verifier et caser dans les cartons. L’apres-midi a ete plus calme, et on a termine en faisant quelques commandes.

Je reste donc plusieurs mois ici, et Vanessa, ma chef, m’integre gentiment dans l’equipe et le travail : je change de poste regulierement, et ce matin elle m’a explique le principe des « markers », des faux oeufs blancs. Pour les curieux : ils sont places tous les matins en debut de tapis (la ou les oeufs sont) dans les grands hangars a poules, et quand ils arrivent dans l’usine, cela signifie que les oeufs de la journee sont faits. Apres ca, fini, nettoyage, commandes. Elle m’explique gentiment de nombreuses choses sur le metier, comment marche tout ca, et ma curiosite me permet de comprendre et apprendre le magnifique monde des oeufs. Certains penseront que c’est un metier pourri, je serai presque d’avis a dire la meme chose, mais plutot que de se plaindre, autant etre curieux et decouvrir des choses inconnues !

Avant de partir, petite anecdote du jour : Vanessa, ma patronne, m’a dit aujourd’hui en plein travail : « Hey Pierre, I’m happy you smell good / Hey Pierre, je suis content que tu sentes bon » … Ca fait plaisir ! Apparemment, l’employe d’avant ne sentait pas la rose. Sur ce, quelqu’un veut l’ordi, je file rejoindre les autres dehors autour d’une biere. See ya !

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Pierre, 22 ans, egg-packer

Tintintinnn !! J’ai fini ma premiere journee de travail, et tout baigne. Mais j’y reviendrai plus tard, comme d’hab’ ! Donc vendredi, apres une apres-midi tranquille (courses, glande …), Rod, Simone, Kim, Laurent et moi avons attendu Matt, notre prof de surf. A 18h, nous avons rejoint le bar Little Creatures a Fremantle, pour y passer la soiree : dans ce bar tres sympa avec vue sur la beer-factory, on passe un petit moment tout aussi sympa a boire des bieres (avec moderation pour moi, j’entends deja les parents dire « QUOIIII, TU CONDUIS ET TU BOIS ? »), discuter avec Matt, manger, puis parler de la France et de l’Australie avec des amis de Matt qui nous rejoignent.

On change ensuite de bar pour en rejoindre un autre dans le centre, tres actif le soir apparemment. Ca change de Scarborough. Donc on passe une autre plus grande partie de la soiree dans ce bar, bonde d’Australiens saouls, mais ils sont marrants (et sacrement difficiles a comprendre) : je discute avec Simone, la copine de Rod, avec des amis de Matt qui ado-o-orent mon chapeau. Apres avoir prevu de les rejoindre le lendemain a une soiree d’anniversaire, on rentre a Scarborough : preparation de sandwiches, et dodo.

Dodo n’a pas reellement ete le mot cle de la nuit : devant conduire et ramener les gens ce soir, apres 1 biere, j’ai eu la merveilleuse idee de prendre un Redbull. Wrong idea mate : de minuit a 6h, j’ai eu la chance de pouvoir longuement observer le matelas du dessus, savourer les propos noctures de Laurent (« AGLAOGIUOAGOUUUU »), et intensement analyser le tic-tic qui est revenu … Plus d’iPod pour essayer de s’endormir, pas de boules-quies a portee de main, je me console comme je peux avec mes ecouteurs dans les oreilles ! Donc a 6h, je ne me reveille pas, mais sors tout simplement du lit : je suis claque, mais j’ai une journee de travail qui m’attend, soupair.

Heureusement, ca s’est bien passe : arrive a 7h30 la bas, j’attends quelques minutes puis rencontre Vanessa qui m’explique beaucoup de choses. Le cahier d’heures, l’equipe, la machine … Je travaille donc dans une egg-factory ou pas moins de 80000 poules pondent des oeufs. Moi, avec 6 ou 7 autres personnes, je suis dans la partie « packing » : les oeufs arrivent sur un tapis roulant vers une grooosse machine, sont verifies par une personne a un poste, puis sont tries par cette machine selon differentes tailles. Apres ca, ils arrivent dans des boites (celles que vous connaissez) sur un tapis roulant, chaque taille d’oeufs (free range, L, XL, mega …) disposant de son tapis roulant. Je pensais hier que le travail serait repetitif et idiot, mais pas du tout : Claire m’a explique (avec un sacre accent australien, concentration obligee) les choses a faire avant que la machine soit en route. Les oeufs arrivent dans des boites sur le tapis, on verifie vite fait la presence d’oeufs craqueles/sales que l’on remplace le cas echeant, on colle un sticker eventuellement sur la boite et on la date eventuellement, ca depend des tailles, puis on ferme la boite et la range dans un carton, soit en ligne, soit selon un « pattern ». Le carton plein, on le prend et le met sur une autre machine (tapis vert sur la photo) qui se charge de fermer la boite et la scotcher. En fin de machine, on prend la boite et la pose sur une palette.

Comme ca, ca parait repetitif, mais cet ordre d’actions n’est pas a respecter du tout : on est 2/3 a travailler dans cette partie, et nous sommes autonomes. Si je vois que ca bouchonne a un endroit ou que quelqu’un galere, je change d’endroit et vais l’aider. Si je vois que de nombreux cartons sont pleins et scotches, j’y vais pour les mettre sur la palette … Autonomie, diversite des choses a faire, mobilite constante : ca c’est l’esprit d’un egg-packer (ouais, j’ai etudie dans la pub, ca se sent hein ?). Le rythme est correct : les boites arrivent a une vitesse pas trop difficile pour travailler, certains moments sont plus speed que d’autres, mais rien de bien inquietant.

J’ai aussi passe quelques minutes a l’endroit ou on verifie les oeufs qui arrivent : il faut enlever les oeufs craqueles (qui sont conserves et envoyer a Adelaide pour je ne sais quoi, rien compris a cet accent bubble gum), les oeufs pales, les oeufs sales. Un miroir en face permet de voir l’oeuf de derriere, et le tapis fait rouler l’oeuf pour bien tout verifier. C’est marrant, mais je pense avoir oublie pas mal d’oeufs, d’ou le fait que l’on doive verifier les boites avant de les mettre dans les cartons.

L’equipe est adorable, pas facile a piger par moment (l’accent fermier d’Australie, it’s a pain in the ass), et le travail est varie et me laisse penser que l’industrie des oeufs a besoin de moi ! Vanessa, la patronne, m’a demande combien de temps je souhaitais rester ici, et combien de jours par semaine je voulais travailler, donc apparemment je peux rester longtemps, 5/6 jours par semaine, et me faire plein de sousous pour voyager apres ! Le plan du jour (qui change toujours de toute facon) : travailler plusieurs mois, rester au backpack, faire des sousous, puis en Fevrier prendre la route pour visiter je ne sais quoi et doucement arriver je ne sais ou pour accueillir mon frangin et voyager avec lui je ne sais ou. Ensuite, ou avant, j’en sais rien, aller a Mildura rejoindre Mel et Yann qui tiennent un backpack la bas, ou le fruitpicking abonde. Chris risque d’y aller aussi, ca serait sympa de se rejoindre la bas. On verra bien.

Apres le travail, a 14h, j’ai rejoint la petite bourgade de Midland qui n’est pas loin : apres quelques CD d’occasion achetes (mon iPod commence serieusement a me manquer, mais new iPod is on the way), je rejoins les Mayer pour leur dire bonjour ! Accueil chaleureux par Richards et Janette evidemment, alors qu’ils preparent une salade libanaise ! On discute pendant une petite heure, et je suis invite ce soir chez eux pour un barbecue avec leurs nouveaux helpers francais, et j’accepte leur genereuse offre de passer Noel avec eux ! Barbecue, Noel au soleil, sans la famille, ca va etre bizarre, mais je ne serai pas perdu chez les Mayer, et je decouvrirai toute la famille apparemment. Sympa !

J’ai finalement termine ma journee a changer de lit pour aller dans un dortoir-mecs plus petit et plus calme, puis partager une biere avec quelques personnes dehors, mais la majorite est partie sortir et j’ai discute avec Chris. Petite anecdote : ils sont revenus plus tard, refuses dans 2 bars. Le premier, les garcons n’avaient pas de chemise, donc impossible de rentrer. Le deuxieme, les filles etaient en tongs, donc impossible de rentrer. Pas tres malins ! Apres avoir discute un peu avec Chris et prevu de se revoir, je file au lit car le groupe revient et une prise de tetes completement ridicule apparait entre 2 francais, et ca m’enerve, et je suis fatigue. Donc je rejoins mon nouveau lit, au dessus d’un lit double : c’est pas le pied. Deja, le dortoir est a cote de la ou tout le monde se pose pour discuter, j’ai plus de iPod pour couvrir le son, je fais l’acrobate comme je peux pour grimper et redescendre, en evitant de monter sur le matelas de Normann (un p’tit gros chauve tatoue, mais tres sympa), en dessous, qui dort en ronflant, ou l’inverse. Donc la nuit n’a ENCORE pas ete parfaite, je prevois de retourner dans l’autre dortoir plus eloigne du bruit, et je suis desormais equipe de boules-quies. Vivement l’arrivee de mon iPod avec ma musique, ca me manque (ce n’est pas un  message cache pour toi frangin, fais comme tu as prevu de le faire, « no worries mate » comme on dit ici).

Mais ce soir, c’est barbecue chez les Mayer, et etant donne que mon travail n’est pas loin, je dors chez eux. Donc bonne nuit assuree ! A part ces petits problemes de sommeil (la vie en backpack a quelques inconvenients), je suis content de cette journee de travail. Les prochains mois ressembleront a ca : travail/backpack/argent, et je pense faire des excursions le week-end pour visiter la Western Australia (je veux voir les Pinnacles entre autre). Ca va etre assez routinier, c’est pas specialement ce que je cherchais avoir ici en Australie, mais je n’ai qu’a penser a ma fortune prochaine et mes possibilites de voyage pour etre sur de mon choix ! Et puis le backpack est sympa, j’ai des amis ici, je croiserai de nooombreuses personnes ici en 2/3 mois, et je suis le bienvenu n’importe quand chez les Mayer. Reste plus qu’a acheter un surf pour s’y mettre activement, et surtout une guitare, ca commence a me manquer !

Et la, je vais passer ma journee a me reposer (voire dormir), puis rejoindre les Mayer en fin de journee. Demain risque d’etre charge : 80000 poules sont actuellement en train de pondre des milliards d’oeufs en ce dimanche, et personne ne s’en charge avant demain. Lundi est apparemment une grosse journee, on verra ca ! Et si vous voulez essayer de piger mon job, les photos ci-dessous peuvent vous eclairer … See ya !

Photos : ici

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Travail trouve, enfin !

Aujourd’hui est un graaaand jour, encore, j’ai trouve un job ! Mais j’y viendrai plus tard, resumons d’abord les jours precedents.

Hier, avec Chris, nous sommes restes au backpack a attendre des coups de fil de magasins de voitures, pour d’eventuels jobs de car-washing. Volkswagen m’a appele vers 13h, me demandant si on peut travailler pour eux 6 mois, et je leur ai dit que je ne peux travailler qu’au maximum 3 mois. Il m’a donc dit qu’il allait contacter d’autres personnes dans l’apres-midi, et peut-etre me rappeler. J’ai ete trop optimiste car il ne m’a jamais rappele, evidemment ! Tout le monde me dit que j’aurais du dire « Yeahhh, sure, we can work 6 months » et quitter le travail quand on veut, mais je suis un homme parfait qui ne ment pas, vous le savez !

Donc apres ca, on a continue a chercher des jobs dans le journal ou sur Internet. On a trouve une offre interessant de « tree nursery » sur thejobshop.com.au, un site+endroit ou trouver du travail. J’ai aussi vu beaucoup d’offres dans le journal pour etre « brickies labourers » : on deverse du sable, on egalise, on pose des briques, c’est pas tres facile et c’est au soleil. Mais je suis pret a tout ! Donc hier soir, ca ressemblait a ca : on part a Margaret River faire du fruit-picking … Oh non, on reste la et on cherche davantage … Oh puis non, partons voyager … Oui mais si y’a pas de travail la bas ? Apres une soiree pleine d’hesitation et de bieres, je discute un peu avec des anglais de tout de rien (certains anglais sont vraiment difficiles a piger, surtout quand ils parlent entre eux, du coup je passe le plus clair de mon temps a demander du vocabulaire, mais ils aiment bien m’eclairer). Puis au lit …

Ce matin, j’achete le journal pour trouver des offres d’emploi, toujours plein d’indecision quant a savoir quoi faire. Brickies labourers, brickies labourers, beaucoup d’offres dans le journal. Sur Internet, on voit toujours l’annonce de « tree nursery », donc avec Chris, on decide d’aller en personne a TheJobShop, a Perth. Nous sommes accueillis par une jeune femme qui nous demande de patienter. Apres quelques minutes, elle nous dit que ce job est pris helas. Mais elle a l’air motivee a nous aider : elle demande a Chris combien de temps il peut travailler, mais 6 semaines c’est assez court. Donc elle lui dit de s’asseoir et d’attendre un coup de fil de leur part si jamais ils trouvent quelque chose. Elle a l’air plus motivee avec moi, car je suis pret a rester 2/3 mois a Perth si il faut, si je trouve un job et arrive a reunir des sous. En plus, elle a vu que j’avais de l’experience en fruit/flower picking/packing, et me propose un job de egg-packer. Apres avoir verifie que je n’ai pas peur des poulets (??), elle m’explique le job : je dois trier et placer les oeufs dans des boites. Passionnant, mais je m’en fiche, je vais pas avoir un job de reve ici. Je dis donc oui, et elle me donne le numero de telephone de Wendy.

J’appelle donc Wendy, lui annonce que je dispose d’une voiture et que je peux travailer 2 ou 3 mois. Ok, pas de probleme, rendez-vous demain 8h pour une journee de test ! WOUHOUWHWOU !! J’espere que tout va bien se passer, mais y’a pas de raison : j’ai deja trier/packer du muguet, c’est repetitif et chiant, mais avec un iPod dans les oreilles et de la creativite en tete, ca devrait aller. 40 heures par semaine, 18$ de l’heure (donc 15$ directement en poche), ca fait 2400$, soit 1500€ par mois, largement suffisant pour un voyageur dans un backpack. 3 mois, ca me fait assez d’argent pour me ballader/visiter/faire ce que je veux apres, des fevrier, avant de retrouver un autre job. C’est donc parfait, j’espere vraiment reussir demain et etre pris.

C’est assez loin, 40 minutes de route, je verrai bien si je change de backpack ou non. Je suis bien ici, c’est familial, j’ai mes amis, mais si ca fait trop cher, je songerai peut-etre a trouver plus proche. On verra bien !

Je vais aussi essayer de changer de dortoir, et d’aller dans le dortoir plus petit et plus calme. Ludo, le « manager » francais me dit qu’il ne veut pas, car je risque de me lever tot, et ca l’emmerde. Hu ? Je fais pas de bruit … J’irai voir les vrais managers demain (Mitch ou Robin), et je pense reussir a m’installer dans ce dortoir plus calme, et faire ch*er Ludo. Ranafout’, foutus francais.

Voila les nouvelles du jour ! Apres 2 jours assez maussades, a ne pas trouver de travail et ne pas savoir ou aller, je suis content. Reste a reussir demain, mais j’ai connu des jobs pas faciles, alors je croise les doigts, mais pas trop fort sinon je vais casser les oeufs (humour quand tu nous tiens). Sinon, plus aucun signe des bruits etranges, j’espere que ca va continuer ainsi.

See ya everybody !

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Bapteme de surf

Hi mate ! Aujourd’hui est un grand jour pour moi : j’ai surfe pour la premiere fois de ma vie ! Mais j’y viendrai plus tard. Apres un repas pas trop mauvais (je commence a penser que je sais cuisiner, mais j’ai un secret, je prends de la cannelle et j’en mets partout, et c’est toujours bon), j’ai passe la soiree a somnoler/regarder Transformers a la tele, avec les habituelles 10 coupures pubs … Puis j’ai eu la nuit la plus naze de ma vie en Australie : d’abord, j’ai l’immense chance d’etre joyeusement reveille par un allemand bourre qui parle fort et fait du bruit, et allume la lumiere. Grmbl, tout le monde essaie de respecter tout le monde dans le dortoir, en s’eclairant comme on peut, en evitant de faire du bruit, et ce c*n de mec se ramene et emm*rde tout le monde. J’aurai eu des gros bras j’aurai ouvert ma bouche. Oupa.

Bref, apres ce reveil en beaute, j’essaie de me rendormir, mais surgit alors en plein milieu de la nuit, non pas Zorro, mais un bruit etrange : un tout petit tic-tic inaudible, style un cure-dent que l’on tape contre du metal, juste au dessus de ma tete, dans le mur ou le matelas du dessus. J’ai d’abord pense (« a une enorme tapette a souris geante », desole je derive, seuls les cultives comprendront) que mon colocataire superieur de lit superpose ecrivait un texto, ou faisait un mouvement regulier dans son lit (imaginez ce que vous voulez …), mais j’ai vite compris que c’etait autre chose. Je n’ai jamais su quoi : j’ai cherche a trouver quelque chose avec la lumiere de mon portable : rien. J’ai inspecte le mur, le matelas, rien. Et par hasard, lorsque j’ai pousse la barre de fer au bout de mon lit, a mes pieds, plus de bruit … pendant 10 secondes ! Impossible de dormir en poussant une barre de fer, impossible de savoir ce que c’est, boule-quies dans la voiture, iPod kaput, donc je prends mon sac de couchage et file finir (commencer ?) ma nuit dans le salon, sur le canape. C’est pas fini : je suis encore reveille par 2 types qui se font un the a 4h du mat’. Puis je me reveille a 7h15 pour le surf … Nuit horrible, mais la matinee etait magique par contre, ca compense !

Donc apres le petit dejeuner et une lecture de mails plus que geniale (mystere), je file avec Laurent et Kim a la plage. On rejoint Matt, un jeune etudiant australien rencontre a l’eglise dimanche dernier. Il nous prete des surfs, on enfile des combis qu’il nous prete egalement, et on rejoint la plage. Surf sur le sable, on apprend les rudiments du surf : ou se placer sur la planche, comment ramer, et comment se lever sur la planche (ou la board, ca fait plus classe). Puis Matt emmene Laurent dans l’eau en premier. Apres ses premieres gamelles, c’est mon tour. Un peu anxieux (la mer c’est pas ma tasse de the non plus), je file dans l’eau froide. J’essaie de trouver le bon placement pour me pas plonger en avant ou en arriere, je teste la maniere de ramer, puis Matt me dit de prendre une vague. Ramage intense, puis la vague vient gentiment m’emporter … J’essaie de me lever, et evidemment je me croute, mais je suis content, j’ai surfe ! Laurent, Kim et moi, on est comme des fous dans l’eau, car on vient de decouvrir la douce sensation du « je glisse sur la vague », et c’est genial evidemment ! Helas pas de photo/video, mais demain on essaiera d’en faire.

Apres quelques minutes de surf, quelques autres minutes de repos et de discutage, quelques autres minutes de surf (c’est crevant), on file sous la douche puis prendre un bon cafe chaud. On discute avec Matt et on prevoit d’aller vendredi soir au Little Creatures, un bar a Fremantle, celui avec l’usine a biere dedans. On rentre ensuite au backpack, j’ecris un mail, je mange, et on file chercher du boulot avec Chris.

Mission du jour : faire tous les magasins de voiture pour trouver un job de nettoyage de voitures. On fait tous les concessionnaires de toutes les marques de voiture d’Inaloo, le quartier commercial du coin. Mercedes, Nissan, Honda, Subaru, Peugeot, plein d’autres, mais aussi Ferrari et Lamborghini qui nous accueillent tres gentiment, malgre le contraste costard/tongs-bermuda et Ferrari/Mitsubishi Magna. Encore une preuve de la gentillesse des australiens qui nous accueillent tous adorablement, et meme certains nous proposent de photocopier nos CV … Je doute qu’en France ca soit pareil. Evidemment, que des refus, mais beaucoup de CV deposes, alors esperons !

On va ensuite a la poste car je dois payer ma « registration » (vignette/assurance de voiture en Australie) qui se termine aujourd’hui. Apres 476$ en moins (1 an), on termine evidemment notre apres-midi a Harvey Normann, a retester les chaises massantes. On adopte une technique du « on rentre on visite on teste des canapes on fait semblant d’etre des vrais clients » cette fois, avant de filer sur les fameuses chaises/fauteuils, car on veut pas se faire virer, ca serait trop triste d’etre separes de ces machines pleines de bonheur. Decontractes et relaxes, on rentre au backpack. Un irlandais que l’on a rencontre dimanche a l’eglise nous a laisse a chacun une photo (de nous 4) et un petit mot adorable, c’est tres sympa ! La fin de la journee est plus qu’ordinaire : discussion dans le jardin, decouverte de quelques nouveaux arrivants ici (le backpack commence a se remplir serieusement, la famille s’agrandit), douche, daily-diary, diner … Je vais pas tarder a aller au lit (avec un iPod emprunte cette fois, car si le tic-tic reprend je demonte le lit avec Laurent) car demain 9h, newbie surf session ! On a pas de combi, pas de wax, mais on va bien se debrouiller !

Donc toujours pas de taff de trouve aujourd’hui : demain et apres-demain, on attend de voir si des concessionnaires nous appellent pour des washing/cleaning jobs. Si ils ne le font pas, on trouve une ville quelconque (Margaret River est notre preferee) ou trouver du travail de cueillette, et on file la bas avec Chris jusqu’a la mi-novembre. Mon plan pour l’instant est de suivre, mi-novembre, Chris (en proposant un lift dans ma voiture sans doute) vers Adelaide. Mais sans doute que mon big-bro arrivera la bas, alors je songe peut-etre a aller dans le Nord finalement. Bref, c’est flou, et faire des plans dans ce pays n’est pas une bonne idee. On verra bien !

Sur ce, zou, au lit, alors qu’il est l’apres-midi en France ! Donc bonne journee a vous, see ya !

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Pas de taff …

… mais pas d’inquietude les amis ! Mon compte en banque a toujours 4 chiffres, et une journee de recherche de travail infructueuse ne signifie rien, alors pas de raison de s’inquieter.

Donc hier, on (Chris et moi) etait cense chercher du boulot. On a passe la matinee a noter des numeros de telephone de magasins de meubles, mais apres la seance DVD du midi, Chris a declare que ca couterait trop cher de les appeler. Donc on a reporte a demain, et j’ai termine ma journee a discuter, glander, bronzer. Rien de bien interessant donc !

Aujourd’hui, lever a 9h, lecture/ecriture de mails du matin, et j’ai fait un CV en anglais en 10 minutes. Avec Chris, on a pris ma voiture et on est alle faire des photocopies de nos CV (5 minutes a comprendre la machine delivrant la carte de photocopie). Puis nous avons rejoint un quartier eloigne du centre pour trouver une place (en ecoutant du rap allemand, super marrant pour moi). 5 autres minutes sont perdues devant une autre machine, pour avoir le ticket de stationnement, puis on prend le bus gratuit pour rejoindre le centre. On fait de nombreux backpacks, job-centres, mais rien ! On a quand meme depose des CV au cas ou, on verra bien.

Apres un KFC, on file dans le quartier d’Osbourne Park, zone commerciale remplie de magasins de meubles entre autre. Beaucoup de refus, quelques uns prennent notre CV, mais on ne se fait pas trop d’illusion ! Arrives dans le dernier, Harvey Normann, on remarque d’etranges fauteuils. On s’installe, et la c’est le drame : j’ai vecu le meilleur moment de ma journee, peut-etre meme de mon voyage en Australie, voire de ma vie ! Ce sont des chaises de massage, avec plein de moteurs et de bidules qui viennent gentiment vous tripoter le dos, les mollets, les pieds, la nuque … On passe 30 minutes a essayer differents programmes (Swedish et Deep, pas mal) puis on file demander a des personnes travaillant ici si ils ont des emplois a proposer. Refus. Tristesse. Reconfort retrouve dans 30 autres minutes de chaises massantes, un bonheur. Bon, c’est 8000$, mais c’est trop bien, si vous etes riches hesitez-pas !

En rentrant, on croise Kim qui nous annonce qu’elle a trouve du travail dans le premier restaurant qu’elle a visite, a Scarborough. GRMBL !!! Devrais-je y aller demain ? Elle me dit que beaucoup de bars/restaurants recherchent, mais je n’ai aucune experience en ces boulots. J’hesite. Demain, Chris appelle Reeces (ancien boulot) pour savoir si y’a du boulot dans la semaine, mais si on a pas eu de coup de fil, y’a pas a s’etonner !

Mais si on trouve rien, je ne m’inquiete pas, j’ai quelques idees : je vais aller avec mon diplome de graphiste en main dans des boites de photocopie/imprimerie, on verra bien. Et sinon, Chris est pret a me suivre pour aller je ne sais ou faire du fruit-picking, travail facile a trouver. Donc je ne suis pas inquiet ! C’est juste un peu ch*ant de passer ses journees a rien faire et tourner en rond. Donc mission actuelle : trouver du taff, toujours ! Mais 1 jour pour trouver du taff, c’est pas simple.

Sur ce, je vais prendre une douche pendant que Kim fait des pancakes avec le reste de pate des Yorkshire Pudding ! See ya :)

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Glande, quand tu nous tiens !

Hi mate ! How ya doin’ ? Encore une autre journee tranquille : j’ai passe ma matinee a glander. Petit dej’ au soleil dans la cour, ecritage de diary, et bronzage. Puis, apres une grosse bataille corse avec 6 joueurs, nous sommes tous alles a Scarborough Beach, la plage la plus proche d’ici (5 minutes de marche). Beau soleil, mais en fait on est a peine restes une heure a essayer de bronzer avec un vent super fort, donc retour au backpack pour bronzer dans la cour.

J’avais depose mon iPod dans le sac de Fabian, et en le recuperant, il avait de la buee derriere l’ecran. Mauvais signe. Pourquoi ? J’en sais rien, le sac etait un peu mouille, avant ou apres que je l’ai mis, j’en sais rien, et Fabian ne sait rien evidemment. Donc il n’affiche plus rien, ne demarre plus, il est actuellement au soleil apres avoir passe la nuit dans du riz (ca absorbe l’eau parait-il). Ce matin, il ne marche toujours pas, super cool, c’est la pire chose que j’aurai voulu qu’il m’arrive. M’enfin bon, je peux survivre sans, relativisons, et puis je suis actuellement en train d’ecouter l’iPod de quelqu’un d’autre … Mais bon, j’ai quand meme une solution de secours en tete (tu te souviens de ce que je t’ai dit a Locquirec frangin :) ?).

Donc apres avoir discute un peu avec Mel rentrant du boulot (serveuse/chef), j’ai pris ma voiture avec Kim, Laurent et Rod (2 anglais, 2 francais) pour aller a l’eglise du coin, la Baptist Church. Le backpack dispose de pains gratuits pour tout le monde amenes chaque semaine gracieusement par cette eglise, et la dame nous distribue des flyers pour le repas gratuit du dimanche, 18h. On y est donc alle, et on a passe un delicieux moment (la bouffe etait moins delicieuse, mais on s’en fout) : meme si nous sommes aussi religieux que Marilyn Manson, nous avons decouvert de nombreuses adorables personnes qui nous ont tres bien accueilli. On a donc mange un poulet au curry/riz/petit pois/mais, et apres la messe-karaoke-conference-prenez-une-bible-dans-votre-langue-en-sortant-si-vous-voulez-c’est-gratuit, nous avons deguste un dernier cafe avec Matt, un jeune australien proposant des cours de surf pour debutants, gratuitement. Il a pris nos mails car nous sommes tous interesses, j’ai envie d’apprendre le surf, et c’est gratuit, et on le ferait en groupe avec des gens que je connais, donc c’est parfait !

En revenant, soiree normale : douche et DVD, a matter The Guitar, un film que j’ai loue et qui est nul. L’histoire d’une fille qui a un cancer/perd son job et son copain et decide de s’enfermer dans son appart’ et de passer ses derniers moments a acheter des meubles et jouer de la guitare. A la fin, elle apprend qu’elle a pas de cancer, et elle rentre dans un groupe de rock. Fascinant.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, pas de taff. Ni Clint, ni Chris, ni moi n’avons recu de coup de fil de Reeces, donc pas de travail. Avec Chris, notre mission aujourd’hui est d’aller en ville a la recherche de job centers/magasins pour trouver un autre job, car on est pas sur qu’ils nous rappeleront :/

Donc je pars de suite a la recherche de Chris pour aller trouver le job ideal ! See ya !

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