Archive pour catégorie Australie

Roulez jeunesse

En direct de la ville de 1770, petite mise a jour rapide des aventures depuis Sydney. Oula, ca va etre long !

On a donc vaguement visite le quartier de Manly, de l’autre cote de la baie de Sydney (qui n’est absolument pas Botany Bay comme je l’ai ecrit auparavant, mais l’entree de la riviere Parramatta), en profitant d’un coucher de soleil sur le pont et l’Opera, que du beau.
Apres une nuit de camping a Hat Head, ou notre van de rasage se sent seul entoure de tout plein de voitures de collection, on file vers le petit village de Nimbin, decrit comme un lieu hippie dans le Lonely Planet. On tombe bien, ou mal, car on arrive durant le « Mardi Grass », festival celebre a cette ville. Gros bordel partout, camping a l’arrache, mais c’est marrant de decouvrir cette ville au mode de vie « alternatif ».

Arrives a Brisbane, on visite la ville gentiment : ville calme, jardins agreables, petite mangrove au bord de la riviere, centre pieton charmant, mais Sydney restera la premiere dans nos coeurs ! On continue a rouler et decouvrir les paysages australiens, toujours en direction du nord et du tropique du Capricorne.
Nous debarquons a Rainbow Beach ou nous y passons un jour en l’attente d’un eventuel saut en parapente, jamais fait pour cause de petites pluies. On visite un petit parc national juste en face de Fraser Island, croisons quelques lezards bizarres et crabes creuseurs de trous, et squatons un camp dans le parc, seul dans notre van de ville face a tous ces 4×4 ! Le bruit de la mer et la pluie nous bercerons pendant la nuit. Point de beau soleil, on espere pouvoir sauter en parapente sur le chemin du retour.

On arrive dans la ville de 1770, nom donne par le Captain Cook (arrive ici en 1770, logique). « Ville » etant un bien grand mot, cette route a quelques kilometres d’Agnes Water longe la cote, et on y voit defiler la marina, le camping et les quelques habitations. Camping parfait « litoralement » en bord de mer.
On embarque dans le bateau Spirit of 1770 pour une journee magnifique : ce bateau quitte la marina de 1770 pour rejoindre Lady Musgrave Island, ile coralienne dans la barriere de corail. Apres un voyage endiable ou l’on se remercie de ne rien avoir mange le matin, evitant ainsi de montrer nos entrailles a la vue de nos collegues de voyage (qui eux, n’ont aucune pudeur gastrique), on entre dans le lagon de Lady Musgrave Island, dans une eau plus turquoise que turquoise.

L’ile est entouree d’un recif coralien la protegeant des vagues, et tout ce lagon ainsi forme est rempli de recifs coraliens en tout genre, a foison. La bateau s’amarre a un ponton flottant, point de depart de nos sessions de snorkelling. On passe une magnifique apres-midi ensoleillee a plonger parmi des poissons et des coraux de toutes formes et couleurs, une tortue, dans une eau a 26 degres. Le pied total.

Des bubulles et des poissons plein la tete, on file ensuite vers Yeppoon, juste apres avoir passe le tropique du Capricorne quelques bornes avant Rockhampton. Il fait beau, il fait chaud, les arbres et fleurs nous paraissent doucement tropicales. On reprend un ferry pour rejoindre une autre ile, habitee cette fois : l’apres-midi se passe sur Great Keppel Island. Debarques sur la plage, on loue un peu de matos de plongee (masque/tuba/palmes) et rejoignons les plages plus ou moins (plus plus que moins) difficiles d’acces, en traversant la nature de l’ile. Plages desertes, beau temps, les poissons sont presents dans un corail legerement moins colore qu’a Lady Musgrave Island, et je croise un semblant de requin (qui s’avere etre une « raie guitare » apres quelques recherches).

Petite visite tres interessante d’une ferme de crocodiles, permettant ainsi a Roland de cocher sa liste d’animaux tropicaux (koalas/kangourous/crocodiles/cacatoes). Une bonne heure et demie de decouverte des crocodiles, par un passionne qui gere une ferme de « conservation commerciale », elevant pres de 3000 crocodiles pour leur viande/cuir. Animal extraordinaire disposant de nombreuses techniques de survie en tout genre.

Nous revoila a 1770, ou l’on refile refaire notre croisiere plongee demain, tellement ca nous a plu. Creme solaire, maillot de bain, masques et bonne humeur, on est pret a recroiser nos potes colores dans leurs habitations encore plus colorees. Quelques photos sous-marines viendront bientot sur Picasa !

Donc tout va bien, on roule, on visite les terres, les mers, les dessous de la mer, etc … Dans une semaine jour pour jour, nous serons tous les deux respectivement dans des avions, et je serai de nouveau en partance pour d’autres contrees !

A bientot !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

De Melbourne a Sydney

Petits conseils venant de la part de neo-touristes-des-grandes-villes : ne laissez pas votre voiture toute l’apres-midi dans un parking en plein coeur de la ville, aye, et ne venez pas le week-end d’Anzac Day (commemoration aux soldats des guerres mondiales, 26 Avril en Australie), aye aussi niveau logement.
Mais que-nenni, nous nous balladons donc dans cette grande ville qui ne nous seduit finalement pas plus que ca. Il pleuviote, c’est bonde, il faut se mettre a gauche pour tourner a droite, mais nous visitons toute de meme la ville : musee, aquarium, les animes mais seduisants Victoria Market, les rues tres animees, un peu trop pour nous.

Philip IslandOn fuit donc gentiment Melbourne, direction Philip Island. Bonjour les koalas, bonjour les pitis pingouins, bonjour les grosses jolies vagues qui viennent s’eclater sur les formations rocheuses des Nobbies, et bonjour le petit vent frais du Southern Ocean. On evite la parade des pingouins, que nous pensions gratuite, et filons vers le Wilson Promontory National Park. Rien de bien spectaculaire en cette saison, le temps etant gris, on remonte doucement vers les Snowy National Park.

A Buchan, a l’entree du parc, on suit les panneaux du campground (un camping rudimentaire amenage dans un parc national). Le soleil se couche (a 17h), on y voit plus grand chose dans la foret, on est un peu perdus face aux 4 routes devant nous, mais heureusement un autochtone nous dit de descendre ce chemin pour rejoindre un petit camp pres de la riviere. On passe donc la nuit, encore une fois, un peu au milieu de nulle part, loin de la civilisation de Melbourne, berces par notre feu de camp et le bruit de la riviere (je note egalement pour apres qu’avant de s’installer pour la nuit, il faudra desormais verifier l’horizontalite du van, ou Roland roulera et empietera sur mon espace dodo).
Le lendemain, pour traverser ce parc, on se rend (un peu tard) compte qu’il faut emprunter la route non-goudronnee sur une soixantaine de kilometres, ou faire un bon gros detour. Notre van etant sacrement 4×4 (oupa), c’est parti pour 2h de virages serres dans les Alpes australiennes, pleines de bosses et de nid-de-poules (les oeufs etant toujours en pleine forme, la roue de secours ne s’etant pas detachee, tout marche bien navette). Mais c’est l’aventure, c’est marrant, et c’est surtout bien joli (pour le passager surtout, sinon paf-dans-l’ravin), bien que frisquet.

A la sortie du parc, on est heureux de retrouver du goudron, les vibrations de la ballade nous tapant un peu sur le systeme. On realise que Canberra, capitale de l’Australie, n’est pas loin, c’est parti. Nous n’y passerons qu’une nuit, tous les temoignages nous disant que Canberra, c’est naze. Juste avant de partir, on le confirme : on se ballade en van dans la ville, et c’est pas tres gai la d’dans. C’est peut-etre la capitale administrative, mais pour un touriste, ca vaut pas grand chose : les batiments sont tristes, et on a beau chercher l’animation dans les rues, elle est bien cachee.

Sydney OperaEn quelques heures, on rejoint alors Sydney, ville qui nous a charmes tous les deux. On s’installe dans un semi-camping-parc-national ou les cacatoes et oppossums grouillent a foison sans farouchitude. On rejoint la ville en simili-RER-parisien-propre-classe-avec-cameras-partout-et-banquettes-retro-inversables, et profitons du beau coucher de soleil pour decouvrir la Botany Bay de Sydney, son fameux pont et son celebre opera. Moultes photos et videos seront faites durant ce tres agreable moment, au milieu de 2 monuments les plus emblematiques du pays. On termine notre premiere journee a Sydney a errer dans les rues de nuit, bien plus calmes que Melbourne, la tete en l’air vers les buildings.
Nous voila en cette derniere journee a Sydney, en direct d’un cybercafe, apres avoir erre de nouveau dans la ville et decouvert Chinatown, le marche, le quartier Rocks, un tournage de pub Dunkin Donuts, etc …

On y retourne, on va profiter de notre derniere journee ici, avant de monter encore plus dans le nord, en longeant la cote sans doute.

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Photos broadtrip

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,

Plein les pneus, plein les yeux

Hello la famille et les amis ! En direct de la grande (et vaguement pluvieuse) Melbourne, petite mise a jour express du blog.

Samedi, le frangin est arrive. On prend donc possession de notre bien joli van, et decouvrons le message qu’il vehicule sur sa carosserie. « Muff management / Hair removal / Shaving / Plucking », on va donc parcourir des milliers de kilometres dans un engin faisant la promotion du rasage de minous, et je ne parle pas de l’animal. Ca nous permet de faire rire de nombreux conducteurs, et d’etablir de brefs contacts par l’humour sur les parkings et campings.

Roland decouvre la conduite a gauche (on est toujours en vie), les kangourous, et tout ce que l’Australie a de different (1p/2p, comprendra qui pourra) et est toujours desesperement en train de scruter les arbres a la recherche de koalas. Sans doute plus tard. Premiere etape au nord d’Adelaide : le parc national des Flinders Ranges. Apres de longues heures de route et un arret dodo sur le parking d’une station service, on passe l’apres-midi a rouler a 20km/h, sur une route cabossee, tout en savourant (du moins, le passager, le conducteur ayant les yeux rives sur la route deglinguee) le paysage montagneux et vert, les kangourous … On perd notre roue de secours, traverse des chemins ou, au premier abord, un van de ville ne passerait pas, pour finir les 20 kilometres du parc avec succes, en 3 heures. Apres une nuit fraiche passee sur le camping du parc, on refile vers le sud et passons une journee a rouler sous la pluie, pour rejoindre la peninsule de Fleurieu, au sud d’Adelaide. Changement de plan apres avoir decouvert que rejoindre Kangaroo Island, en face, nous coutera bien cher.

On annule la visite de cette ile, et repartons dans les terres, en direction du parc national des Grampians. Apres une delicieuse soiree passee chez Sue et Ray, contents de rencontrer le frangin, on passe la journee ensoleillee de mercredi dans ce parc national. Encore mieux que le premier, avec de petites randonnees pour profiter des belles chutes McKenzie, du lac JeSaisPlusQuoi, d’etranges formations rocheuses, et d’un coucher de soleil sur un autre lac JeSaisPlusQuoi, etc … Camping au milieu des kangourous, et on file ensuite vers le sud pour rejoindre la cote du Victoria.

Jeudi, le soleil est avec nous pour nous accompagner le long de la Great Ocean Road. Connue pour etre l’une des plus belles routes du monde, Roland et moi le confirmons. Une dizaine d’arrets sur la route nous laissent decouvrir cette cote dechiquetee par les vagues, ou les nombreuses formes etranges de bouts-de-terre-en-pleine-mer se succedent : London Bridge, Twelve Apostles, Loch and Gorge … Bref, une route magnifique a conseiller a tout le monde.

Aujourd’hui, nous sommes arrives a Melbourne. Petite visite a errer sans but dans les rues du centre ville, tres americanise, ou l’on croise des asiatiques en pagaille, des tramways, des batiments victoriens … suivis d’une visite du Melbourne Museum. Actuellement dans un poste Internet ou l’envoi de photos est interdit, nous rejoindrons ce soir un camping pas loin de la ville pour continuer notre decouverte de cette metropole de 3 millions d’habitants, demain.

Tout va donc tres bien : le van est bien equipe, il nous emmene avec succes aux endroits desires, a l’aide de nos cartes en pagaille et gps dans l’Iphone. On roule, on campe, on decouvre, on visite, et le soleil est globalement avec nous ! Que demandez de plus ?
Helas, pas de photo, le cybercafe affichant clairement l’interdiction de les mettre en ligne. Au prochain arret, on se chargera de vous en mettre plein la vue, et de vous faire decouvrir notre station d’epilation sur roues.

A bientot !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , , , ,

Beeeeehhhhh

Apres donc ces 5 heures de bus, j’arrive a Naracoorte ou Sue (la soeur de Jann Mayer chez qui j’ai helpxe a mon arrivee en Australie et egalement passe Noel) m’accueille. Bonnes retrouvailles, et je realise encore une fois la grandeur de l’Australie : apres 40 heures en train pour traverser le continent, on roule pendant 1h30, passe de l’etat de South Australia au Victoria, pour arriver un peu apres Orsham, ou Sue et son mari Ray habitent. Ray est wool-classer (litterallement « trieur de laine »), ancien poste occupe par Sue qui est desormais infirmiere dans la region. Pendant 1h30, plaines quasi-desertes humainement parlant, un peu vallonnees par moment, et moutons moutons moutons bovins moutons.

Je decouvre les lieux et la petite ferme que Ray possede : 300 moutons de race Moreno/Crossbred (Moreno etant la meilleure race pour la laine, les Crossbred etant eleves generalement pour leur viande), ce qui apparemment n’est rien, je le decouvrirai bien vite. Petite maison sympathique, des ateliers partout, un atelier de tonte de moutons bien rustique et tres charmant, 2 chiens pour guider les moutons et un bon gros levrier, le tout au milieu de nulle part (pour faire les courses, comptez 45 minutes pour rejoindre le supermarche le plus proche !).

Le rasoir a moutonJ’y passe donc une semaine : les premiers jours, j’aide Ray dans le jardin ou dans la ferme, a degager les parcelles pleines de branches, nourrir les moutons, installer une nouvelle fontaine dans le jardin … Lundi, avec Shaun, le fils de Sue, j’aide toute la journee au « cratching » : les moutons de Ray ont ete tondus en janvier, et vont bientot mettre bas. Il faut donc raser la laine sur toute la partie arriere de la brebis, histoire de ne pas la ruiner lors de l’accouchement. J’aide donc avec mon balais specialise, a repartir la laine en tas, Moreno et Crossbred separes, pendant que Shaun enchaine 237 rasages de culs/jambes de moutons dans la journee.
Mardi, la journee fut chargee en decouvertes. J’accompagne Ray au boulot, et decouvre la ferme la plus grande du coin. 20.000 moutons, 3000 bovins, une ferme s’etendant sur 6km de large et 10km de long. Et seulement 2 employes pour gerer le tout : quad/motos et 4×4 de rigueur pour y travailler. Les deux employes, comme toute l’equipe dans le shed de tonte, m’accueillent a bras ouverts, heureux de voir un curieux etranger s’interesser au business local, et j’ai droit a une ballade en voiture dans cette immense ferme pendant la distribution de grains dans les differents enclos.

Donc une fois par an, un mouton est tondu. Apres une petite ballade dans l’exploitation, je rejoins le « shearing shed » ou les 8 tondeurs s’activent a enchainer le depoilage des animaux. Petite description du processus auquel j’ai pu assister : des centaines de moutons d’un enclos sont reunis par un employe (moto/quad/voiture et chiens a l’appui), et diriges vers le hangar de tonte. La, differents jeux de labyrinthes repartissent quelques moutons devant plusieurs portes. Le tondeur (« shearer »), de l’autre cote, passe la porte et empoigne un mouton par les pates avant, le trainant sur le posterieur vers son poste de « shearing ». La, arme de sa tondeuse (photo ci-dessus), il s’occupe dans un premier temps de tondre le ventre de l’animal, proche du sol et generalement sale, qui est separe du reste de la laine. Ensuite, des pates arriere jusqu’au pates avant, un seul et meme morceau de laine (« fliece ») est tondu en l’espace de 2 a 3 minutes. Le mouton, fraichement nu et presentant parfois quelques plaies saignantes, passe alors sous les jambes du « shearer » et quitte l’endroit pour rejoindre ses compatriotes imberbes, dehors.
Alors que le tondeur s’active vers les portes pour empoigner un autre animal, les « shed hands » s’activent autour de la laine fraichement tondue : une personne vient ramasser la laine selon un pliage bien particulier, pour ensuite courir vers les tables ou elle lancera la laine pour qu’elle s’applatisse joyeusement sur la dite table. Une autre personne balaie rapidement l’endroit ou la tonte a ete faite, pour ne pas melanger la future laine avec les restes de la precedente, et ramasse egalement le ventre fraichement tondu. Tout est conserve : le ventre va dans un grand sac, les restes dans un autre.

Sur ces tables ou a ete etale la laine, deux autres personnes s’activent autour de cete derniere. Leur mission est de nettoyer/traiter la laine, d’un geste energique : les bordures sales, ou les bordures ou la laine est trop compacte, sont arrachees, et certaines parties comme le cou sont egalement supprimees. Une fois traitee (en 10 secondes), la laine est roulee et posee sur une autre table ou le wool-classer (en loccurence Ray, ce jour la) analyse la couleur, la solidite et la longueur de la laine. Il la classe alors dans un compartiment derriere lui, en fonction de sa qualite.

La laine une fois pressee (190kgs par sac, environ $900 par sac)Enfin, le « wool-presser », a l’aide d’une presse, s’occupe de prendre tout plein de laine d’un compartiment, l’entasser dans la presse, et compacter le tout pour faire des gros sacs de 190 kilos, tres denses en laine. Numerotes et tagges, ses gros sacs seront ensuite vendus.
Dans ce lieu de tonte, le tout ressemble a une belle danse synchronisee, ou les shearers sont les chefs respectes et les « shed hands » les fourmis qui courent a la recherche des laines au sol. Le tondeur peut traiter en moyenne 200 moutons par jour, a un rythme cadence et le corps plie en deux, en trainant des moutons de 80 kilos. Sacre job donc, mais heureusement bien paye. Etre shearer peut aussi permettre de voyager : nombreux sont les shearers qui vont passer une saison a tondre en Angleterre, Irlande, Etats-Unis, Amerique du Sud …

Je quitte cette equipe bien accueillante et apres quelques jours de jardinage et de tonte de pelouse, je passe l’apres midi du jeudi chez les voisins (5 minutes en voiture, quand meme), car Ray et Sue sont au boulot. Je decouvre une autre ferme de « seulement » 10000 moutons, familiale, et assiste a la fin de l’entretien du pere fermier avec un « advisor », conseiller qui vient analyser chaque annee les objectifs et resultats de la ferme (sur demande), et propose des solutions pratiques pour les realiser ou continuer. Je decouvre ensuite l’exploitation, toujours immense pour moi, avec des paysages magnifiques de la ferme a perte de vue (« tu vois la tache verte la bas, au loin, dans le brouillard ? c’est la colline qui indique la fin de notre dernier enclos »). Je finis ensuite ma journee par un delicieux diner avec la famille que je decouvre, adorable et content de voir un lointain vagabond errer dans leurs contrees perdues dans le Victoria.

Demain, derniere demi-journee avec Sue et Ray, et je rejoins Adelaide apres 5h de bus. La fin de l’aventure en Australie approche doucement pour moi, mais une bien belle derniere aventure dans ce pays va commencer samedi : mon frangin arrive ! Les futurs messages seront donc plus rapides, je pense, mais on va essayer de tenir tant bien que mal ce blog a jour pour vous faire decouvrir l’Est de ce pays !

See ya :)

Photos : ici
Quelques photos prises du train : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , ,

D’Ouest en Est !

Hi mate ! Apres 8 geniales heures d’attente a l’aeroport de Kuala Lumpur et un vol vers Perth, me voila de retour pour quelques jours sur la cote Ouest.
J’enfile de nouveau mes vetements d’helpxer (a savoir short et t-shirt troues et decolores par les experiences d’helpxer precedentes !), et alterne entre travail et activites avec Sharon et Shay. Derniere semaine a Perth qui se passe ainsi pour le mieux, en faisant l’homme-a-tout-faire : jardinage, reamenagement de cabanon, installation d’arroseurs automatiques, montages de meubles …
Une a deux fois par an, la municipalite vient sillonner les quartier et embarquer tous les meubles et dechets indesirables, entasses devant les maisons par les proprios. J’ai donc aide au grand nettoyage de printemps dans la maison par la meme occasion. Les rues du quartier sont donc temporairement embellies par des amas de meubles, branches et objets en tout genre.

Comme d’habitude, tout comme avant mon depart en Inde, je fais partie de la famille et suis genereusement emmene un peu partout. Avant de quiter Perth, j’ai donc enfin droit de voir Shay sur scene (danseuse) ! J’aurais, au final, passe quelques semaines en homme a tout faire, mais aussi en ami et frangin de passage. Tudo bem !

Mercredi, je quitte Kingsley pour embarquer dans l’Indian Pacific. Adieu la cote Ouest, Perth, le backpacker, les Mayer, Sharon et Shay, les oeufs, les avocats, les plages, les caves, la chaleur … Et en route pour la cote Est !

Comme son nom l’indique, l’Indian Pacific est un train reliant l’ocean indien a l’ocean pacifique, de Perth a Sydney. Je me serais contente des trois quarts du voyage, jusqu’a Adelaide, 40 heures de train me suffisant. A l’interieur, c’est confortable pour un long voyage en train, meme en classe « populaire ». Espace vital assis/allonge correct, toilettes, douches, bar-restaurant …
Quelques arrets sur cette longue route ferroviaire permettent de me faire quitter mon siege-couchette : Kalgoorlie (600km de Perth) est une ville miniere ou la seule attraction aura ete de partager une biere avec des compagnons ferroviaires (dont un suisse ne au Portugal, avec qui je peux echanger en francais, portugais et anglais. Moment polyglotte rigolo !). A Cook, arret rapide pour faire le tour de cette ville fantome perdue au milieu de la plaine du Nullarbor (en latin, « aucun arbre », car des paysages de bush et de terre rouge s’enchainent sur des milliers de kilometres).

J’arrive dans une Adelaide fraiche et pluvieuse, bien loin de la transpiration de l’Inde ou de la cote Ouest. Apres 5h de bus et 1h30 de route, me voila en direct d’Orsham, a egale distance entre Adelaide et Melbourne, chez Sue (soeur de Jann) et Ray. Grande ferme (pour moi) de 300 moutons au milieu de nulle part, endroit paisible … Je decrirai ma semaine d’helpx ici dans les jours a venir, car demain je decouvrirai de l’interieur le monde de la tonte des moutons !

Pas de photo pour l’instant, l’Internet par satellite etant lent et limite au milieu du Victoria !

A bientot !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , ,

Ca sent l’curry les amis !

Hi there !

Apres 2 semaines de woophing chez Sharon, je suis redescendu au frais, en plein milieu de la foret, pour un autre sejour chez Sue et Rom. Le but : rendre service a Sharon et revenir avec la voiture que Sue lui vend, lui evitant ainsi de prendre des jours de conge.

Apres un voyage en bus lundi dernier, je suis accueilli au Visitor Center de Pemberton par Sue, Lorryne (sa fille) et Lise, une autre woopheuse ecossaise de … 62 ans ! Quel plaisir de retrouver la famille Niciejewski, tous ces arbres le long des routes vallonnes, une temperature agreable et une maison au milieu d’un parc national. J’ai passe, de nouveau, une semaine a travailler en plein milieu de la foret, loin de la foule et de la pollution (histoire de se mettre dans l’ambiance indienne … oupa !!).
J’ai principalement travaille avec Lise, ecossaise en vacances en Australie pour 2 mois, qui woof de villes en villes. Elle est tres gentille, dynamique pour son age, et a beaucoup de choses a raconter sur tout et n’importe quoi. Le temps est donc passe vite durant nos 3 jours de peinture de balcons de chalets. J’ai ensuite re-enfile mon costume de jardinier pour couper les hautes herbes avec le weeper-sneeper (wipasnipa, aucune idee de l’orthographe ni du nom francais, outil que ma mere a toujours mentionne en disant « j’vais faire les bordures de la pelouse » !), tronconner les branches mortes des nashis (un genre de pomme poire dans un meme fruit) pour les empiler en tas, et faire la meme chose dans les avocatiers.

Petite vie interessante pour un citadin, et tres joyeuse au milieu de cette famille composee de Rom, Sue, Lorryne, 4 chiens, canards, oies du voisin, poules, coq qui gueule a 4h, rongeurs niches entre le plafond de ma chambre et le toit ! Petit apercu rapide des petites experiences quotidiennes apres le boulot : conception de confitures diverses et variees, creation d’une etiquette plus « serieuse » pour le miel que Sue produit (avec Publisher mes amis graphistes, ouais ouais), cuisine du pain (le boulanger le plus proche etant a 20 minutes en voiture !), repas delicieux, discussions animees sur les nombreux voyages de Rom et Sue (malgre un serieux penchant pour les blagues racistes de la part de Rom envers les aborigenes et les indiens (d’Inde), mais passons …), films en pagaille a la tele (principalement films d’horreurs des annes 80 tres apprecies par Rom, a mourir de rire quand on est pas habitue), et j’en passe …

Dimanche, petite journee touristique avec Sue  comme guide : Heartbreak Trail pour voir Beedelup Fall, puis petite randonnee autour de Big Brook Dam, panorama sur la Warren River et l’immmeeense foret dans laquelle nous sommes. Journee reposante au fin fond du Warren National Park.

Lundi, retour avec Sue et Lorryne chez Sharon car elle n’a pas reussi a vendre sa voiture, du coup je ne ramenerai pas celle de Sue (c’est complique, et j’ai 4 minutes pour finir cet article avant d’aller chercher Shay a l’ecole !!!). Bien arrive de retour chez Sharon, ou j’ai jardine aujourd’hui, et vais continuer mon travail de peinture ! Ce soir, barbecue et baignade a Hillarys, car il fait 37 degres aujourd’hui, vive la clim’.

Haaaa faut que j’y aille ! En gros : tout va bien, je woof tranquilement et fignole mon depart en Inde. Tout semble pret, encore 2/3 trucs a faire et je pourrais aterrir mardi prochain a Trichy pour barouder un peu dans le sud avant d’entamer un travail de volontariat a Bangalore.

15h, faut que j’y aille !!

Photos : ici (a la fin)

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , ,

Woofing a Perth !

G’day la famille et les amis !

Apres un woofing depaysant a Fremantle, j’ai pris ma voiture vendredi dernier pour rejoindre le quartier Kingsley, au nord de Perth. Ici habitent Sharon, sa fille de 12 ans Shay et ses 2 enfants de 18 et 19 ans. Comme vous le savez, Sharon est une amie de Sue et Rom que j’ai rencontre en woofant chez eux, et elle m’a propose de venir travailler pour elle.

Recemment divorcee, Sharon travaille en tant que « visual merchandiser » (agencement de l’interieur du magasin) chez David Jones 3 jours par semaine, et de nuit chez Ikea 2 autres jours. Sa fille Shay vient de reprendre les cours, tout comme les millions d’enfants australiens (la rentree est en fevrier ici !), et ses 2 fils Reece et Zack sont apprentis plombiers. La maison est mignonne, fraichement meublee car ils y sont installes depuis peu, et dispose d’une jolie petite piscine. Apres un accueil chaleureux et la decouverte des lieux, je prends place dans MA chambre : Shay m’a adorablement offert sa chambre et dort avec sa moman le temps de mon sejour, c’est pas gentil ca ?

Apres une semaine ici, tout va tres bien. Mon travail s’est d’abord effectue en exterieur : disposant d’un grand espace plein de buissons et plantations mortes, Sharon a decide de le transformer en parking. Desherber, nettoyer, reparer et raccourcir le systeme d’arrosage, tailler les buissons, lutter pour deraciner des arbustes : mes activites des premieres jours furent variees ! Ensuite, j’ai commence le gros boulot de peinture dans la maison. Ils y sont installes depuis quelques mois, et n’ont pas fini de peindre l’horrible vert billard de certains murs. J’ai donc un bon travail de peinture en cours (buanderie, toilettes, plafond …).

L’experience se passe donc pour le mieux : le travail est agreable, et je suis content de savoir que je rends service en faisant ces taches, car Sharon n’a pas beaucoup de temps. Sharon est ouverte et curieuse, et certains soirs de la semaine, quand les enfants sont chez leur pere, de longues discussions pleines de curiosites nous font passer le temps. Je n’ai pas trop de contacts avec les 2 fils, car ils passent tres peu de temps ici, mais Shay, 12 ans, est adorable. On s’amuse bien ensemble et discutons pas mal aussi, et je decouvre plein de choses avec elle aussi. J’aime lui poser des questions quant au systeme scolaire australien. Par exemple,  elle ne dispose pas de devoirs comme nous avons en France a l’ecole primaire/college : apres sa journee de travail de 9h a 15h, elle n’a qu’une grille de taches a effectuer en 2 semaines. Cette grille inclut des activites bien diverses et variees, qui sont controlees par le parent, et chaque activite doit durer en moyenne 15mn : se renseigner sur telle ou telle chose sur Internet  pour approfondir independemment un travail traite en classe, ecouter une musique differente de ses gouts, aider dans une « corvee » de la maison, faire un jeu avec des adultes, regarder les infos, lire quelque chose … Tout plein d’activites diverses qui demandent parfois un peu d’autonomie. Quant aux travaux purement scolaires que les petits francais ont l’habitude d’avoir en devoirs a la maison (faire des exercices, apprendre par coeur …), ils sont tout simplement effectues a l’ecole, en classe avec le maitre. Le travail de la maison est beaucoup plus varie, et concerne plus l’epanouissement et l’ouverture d’esprit que l’apprentissage pur de notions scolaires. Interessant donc.

Je m’integre donc bien dans cette famille, et dans le cercle d’amis aussi. Apparemment, avoir un frenchy a la maison, c’est la classe, et je decouvre donc les amis de Sharon et Shay. Amis d’ecole de Shay ou amis de travail de Sharon, j’ai droit a de nombreuses activites (cinema exterieur pour voir un film francais, diner chez des amis …) et decouvertes d’autres gens, parfait. Apres ma journee de travail aujourd’hui, on file voir Avatar en 3D, et demain brocante.

J’ai egalement enfin pu me debarasser de ma voiture. Pour faire court, voila les evenements : je comptais la vendre a un prix normal, mais ce calvaire sur roues a fait des siennes. Des que je me suis decide a la vendre, le fameux bruit dans le moteur est reapparu, et cette fois non pas a cause d’un manque d’huile. Un garagiste m’a affirme que les reparations couteraient des milliers de dollars, car c’est dans le moteur, et mes amis mecanos m’ont confirme la chose aussi. Genial ! J’ai d’abord joue l’arnarqueur, en continuant les annonces, et trouve un couple d’allemands tres interesse. Ils l’ont essaye et n’ont pas note le probleme du moteur, c’etait parfait pour moi. « Whouhou, je revends ma merde a des voyageurs qui cherchent une voiture fiable pour leurs 3 mois en Australie, mais j’m'en fous ! ». Mais apres reflexion, le jour de conclure la vente, ils ont decide de ne pas la prendre. Ca m’a permis de reflechir : je la vendrais honnetement, biiiien moins cher, sans tenter de la refourguer a quelqu’un comme etant une voiture fiable, a un prix du marche normal. Apres de nombreuses personnes rencontrees, j’ai finalement reussi a la refourguer a un prix plus ou moins correct pour une voiture sans doute proche de la mort, mais surtout honnetement : l’acheteuse est au courant du probleme, sait que je ne sais pas si cette voiture a encore beaucoup a vivre, mais au moins je sais que j’ai bien fait. Avec la vente separee du materiel de camping et la vente de l’autoradio, je m’en tire pas trop mal, et je devrais pouvoir survivre sans trop de souci dans mon avenir (Inde, voyage avec le frangin) si je continue le woofing.

Le petit dej’ et la peinture m’appellent, a bientot !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , ,

Woofing @ North Fremantle

G’day mate ! How ya’ goin’ ? (salutation typique d’un australien, a lire rapidement, en machant les mots et en parlant principalement avec le nez !).

Apres 10 jours en woofing dans la jolie foret de Pemberton, j’ai quitte le sud vendredi dernier pour filer a Perth. Je passe par le centre, redecouvre la chaleur de Perth et recupere (enfin !) mon passeport a l’ambassade indienne. Un joli visa y est appose a l’interieur, ca se rapproche tout ca !!

Apres avoir contacte Julia pour savoir ou aller, je rejoins la famille a North Fremantle. Et la, c’est le drame ! Apres le « luxe », l’organisation et la proprete du woofing a Pemberton, avec Sue et Rom, je decouvre un gros squat de maison, entre une grande route et les chemins de fer. Petite maison qui a du potentiel, mais completement a l’abandon par leurs proprios : Julia et Matthew y vivent avec Poppy et Sula (leurs 2 filles de 4 et 6 ans) et Anne, une colocataire. Anne et Matthew travaillent le verre ensemble (vitraux), mais ils ont perdu leur studio quelques mois auparavant. Du coup, tout est entasse dans la maison, du materiel de travail a l’emballage inutile !

Mais malgre cet univers chaotique, ou regne le bordel et la non-organisation, tout va bien les amis ! Je woofe ici avec Geraldine, une autre francaise, et on a chacun notre tente dehors, gentiment berces par le bruit des vehicules parcourant Stirling Highway d’un cote, et par les trains reguliers de l’autre cote. iPod et boules-quies, merci d’exister !
Le travail, tout comme la vie ici, est treeees intensif (oupa !!) : pas d’organisation particuliere, le rythme de vie d’artiste-ex-hippie n’est definitement pas fatigant. Et definitivement pas le mien non plus : apres 6 jours avec eux, je change de woofing pour un autre dans Perth. La famille est sympathique ici, vivre dans un gros squat est marrant pour l’experience, mais au bout d’un moment, ca va ! Pas de probleme pour revoir mes besoins de proprete a la baisse, mais tout prend un temps phenomenal dans cette famille, ou les enfants sont rois et ralentissent encore plus les decisions. J’ai donc passe mon temps a attendre et comprendre leur rythme de vie, et savourer le fait que je suis quelqu’un d’organise. Desormais, quand j’aurai l’impression d’etre paresseux et de perdre mon temps, je penserai a eux pour aller mieux !
Mon travail a pour l’instant consiste a demonter un « shed » chez une amie, qu’on va installer dans le jardin apres avoir deblaye toutes les m*rdes qui s’y accumulent, mais l’organisation n’etant pas leur fort, ca prend un temps fou. J’ai aussi accompagne Matthew au Fremantle Arts Centre ou il y donne, une fois par mois, des cours de « glass bead » (faire des petits bijoux/objets en verre).

Hier, petit barbecue sympathique chez des amis a eux, puis feu d’artifice au port de Fremantle pour l’Australian Day (le 14 juillet australien !). Ce soir, logiquement, je vais visiter la prison de Fremantle de nuit, eclaire a la bougie, avec Geraldine (si la reservation est possible le jour meme !).

Et demain donc, apres une experience bien marrante et depaysante avec Matthew et Julia (et Anne et Poppy et Sula), je file dans le nord de Perth, chez Sharon. J’ai rencontre Sharon et sa fille Shay a Pemberton, en woofing avec Sue et Rom. Amie de la famille, on a sympathise et m’a propose de faire du woofing chez elle : elle a une nouvelle maison et toutes les pieces ont des couleurs differentes, j’aurai donc un bon travail de peinture a faire. Situe pres de Perth, ce woofing va me permettre d’entamer correctement la vente de ma voiture : tri, stockage si besoin est dans la maison, nettoyage, placardage d’affiches dans les backpackers … On va y’arriver !

Voila donc les nouvelles de ma vie australienne ! J’ai donc decouvert que le woofing peut s’averer tres different d’une famille a une autre, et malgre le fait que le mode de vie dans ce squat n’est pas du tout le mien, j’apprecie le fait de voir autre chose et decouvrir des gens bien differents. Ils sont ouverts et ont, comme les gens que je rencontre ici, des parcours interessants, des choses a raconter …

Sur ce, journee chargee : 3h de travail m’attendent, wouhouu !! See ya :)

Photos : ici
Nouvelles photos du woofing @ Pemberton : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

10 jours en woophing a Hawke Brook Chalets

Apres mon petit periple dans le sud, j’arrive le 10 janvier dans cette « ferme au milieu de la foret », comme l’indique la brochure ! Arrive a la reception des chalets, personne. J’attends donc 2 heures et inspecte le cadre magnifique : 4 chalets de luxe, en plein de la foret de karris du Warren National Park, avec une vue sur un petit bassin. Paradisiaque, reposant, depaysant compare a Perth, c’est sur !

Mais apres 2 heures, je commence a me poser des questions : heureusement, Sue arrive sur son quad et me demande depuis combien de temps je suis la … « Nous vivons au bout du chemin », la ou un panneau No Through Road (impasse) m’avait dissuade d’aller 2 heures auparavant ! On commence notre rencontre par cette petite anecdote, et apres une breve rencontre avec le mari de Sue, Rom, je prends place dans ma chambre. Belle maison loin de tout, rustique, et la famille est tres gentille. Le contact se fait tres rapidement avec Rom et Sue, anciens imprimeurs a Perth qui, 4 ans auparavant, ont acquis cette ferme d’avocats et ces 4 chalets de vacances 4 etoiles.

Apres 10 jours, petit resume de mon experience en pleine milieu de nulle part. Les 4 premiers jours, j’ai travaille pour Rom. Il s’occupe des avocats, Sue s’occupe des chalets avec Elina, une autre woopheuse coreenne. Rom est passionne par ses arbres : il les chouchoute et prend son temps, et aime expliquer ce qu’il fait. Parfait, c’est bien pour ca que je woophe : decouvrir l’arriere du decor des choses. J’ai donc droit a mon propre quad pour traverser l’immense exploitation de 1000 arbres, et je suis charge de soigner les arbres malades. A l’arriere de mon quad, je dispose d’une petite remorque avec ma perceuse multifonction reliee a des reservoirs d’acide phosphorique. Le job : s’arreter devant les arbres malades marques d’un ruban orange, et leur injecter 4 a 6 doses d’acide dans le tronc, a l’aide de la perceuse. Si les feuilles sont vert clair, j’insere une seringue d’acide phosphorique dans le tronc pour parfaire ma chirurgie vegetale.
Travail tranquille, pas de stress car Rom prefere savoir que je prends mon temps et fais le travail correctement.

2 autres jours, apres le depart d’Elina, je la remplace pour aider Sue a nettoyer les chalets apres le « check-out » des clients. Chalets 4 etoiles, autant dire que tout doit etre tout beau tout propre : lits, salle de bain, sols, cheminee, tapis, terrasse, frigo, … Bref, tout doit briller, et j’ai donc tout plein de choses a faire, entre faire l’assistant nettoyage a l’interieur du chalet avec Sue, et gerer les tonnes de linge a laver (rideaux, lits, serviettes). Le temps passe vite a faire des taches differentes, et discuter avec Sue fait avancer le temps plus vite : elle est curieuse et aime parler de ses differentes experiences (voyage en France, en Europe, sa vie d’imprimeuse …).

Tres bonne experience en conclusion : diner aux chandelles un soir de coupure de courant (on est loin, tres loin de la civilisation ici), decouverte de l’exploitation de nuit en quad pour aider Rom a activer l’arrosage (avec les kangourous et les emeus, et le ciel supra-etoile), descente en canoe sur la Warren River dimanche dernier (calme, magnifique, baignade dans une eau tres bonne par ces 39 degres !), rencontre de Sharon (meilleure amie de Sue) qui me propose de woopher chez elle a Perth … Que du bon donc !

Je les quitte vendredi pour remonter dans le nord, a Fremantle, quelques kilometres de Perth. J’ai vraiment envie de rester dans le sud, mais ce foutu passeport doit etre recupere. J’ai egalement pris une decision, apres avoir decide de la future location d’un van avec mon frere : je n’ai pas confiance en ma voiture, nous n’en n’aurons pas besoin en avril pour voyager avec mon frere, alors autant la vendre. J’ai besoin de plus d’argent que ca, j’ai la flemme de travailler de nouveau, et le woophing est definitivement ma vision du voyage. J’apprends des choses dans des milieux qui me sont inconnus, avec des gens (pour l’instant) ouverts et heureux de presenter leurs vies et leurs travaux. Voyager curieusement et humainement, c’est ce que je veux, et a part le transport d’un woophing a un autre, je n’ai pas grand chose a payer (en 10 jours ici, j’ai paye le canoe et actuellement Internet, alors pour voyager pas cher, y’a pas mieux). Donc pendant mon prochain woophing a Fremantle, je vais placarder des affiches et tenter de vendre mon engin.

Sur ce, retournons aux chalets rejoindre les Niciejewski !

Photos woophing : ici

Photos roadtrip cote Sud : ici (desole, pas le temps d’ecrire sur ces jolis petits jours de voyage :/)


  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , ,