Archive pour catégorie Pensées vagabondes

Pensees en vrac

G’day tout le monde ! En ces temps ou les messages du blog se comptent au compte goutte, je prends mon courage a 2 mains pour ecrire un article en vrac. Au programme : resume des derniers jours, et pensees vagabondes … Non pas que je ne veuille pas ecrire, mais la routine s’installe doucement avec mon nouveau boulot, donc rien d’exceptionnel a raconter !

La semaine derniere a donc ete ma premiere semaine de travail, et de tranquille petite routine. Lever a 6h30, travail jusqu’a XXh (ca change chaque jour), puis rentrage au bercail et passage de soiree avec les gens du backpack. Samedi, j’ai ete a la plage en matinee avec Kim, puis j’ai profite des 35 degres de l’apres-midi pour acheter ma guitare, faire des courses, laver et repasser mon linge, changer de lit, bref que des choses super interessantes. J’ai eu la chance de decouvrir Jenna, une norvegienne qui adore chanter, et on a donc regulierement des sessions musicales ensemble depuis ce jour. Dimanche, journee de repos et soiree arrosee pour la revenue de Chris1/Chris2/Laurent partis 5 jours en plein bush travailler chez un fermier, et pour feter le depart de nos amis Mel et Yann qui rentrent helas a Mildura, a contre-coeur. Ils reviendront sans doute si ils peuvent payer le billet d’avion, esperons !

Aujourd’hui, je reviens de ma deuxieme journee de travail de ma deuxieme semaine. Demain, c’est jour de paie, on va voir ce que me rapporte une semaine (je pourrais calculer, mais j’ai la flemme). Toujours pas de souci au boulot, c’est parfois repetitif (comme passer 2h a coller des autocollants) mais pendant ce temps je planifie et reve mon roadtrip en Australie, seul ou avec mon frangin, et commence a rever aussi de l’apres-Australie (vous en saurez plus en temps voulu, mais la majorite d’entre vous savent bien de quoi je parle :) . Et pareil, le soir je refais le monde avec tout le monde, je joue de la guitare avec Jenna, je discute avec mon amie Kim (qui est la seule a travailler ici, comme moi).

J’ai aussi decouvert aujourd’hui le racisme des Australiens, du moins de Vanessa et Claire, sa fille, au boulot. Il est bien connu que les Australiens n’aiment pas les anciens proprietaires de leur territoire, a savoir les aborigenes, mais je n’en avais encore jamais eu la preuve. On parlait de tout et de rien en travaillant, j’ai dit que je n’avais jamais vu de kangourous/koalas encore ici, puis Vanessa m’a demande si j’avais vu des aborigenes. Et la, j’ai eu droit a leur humour raciste et leurs prejuges encore plus racistes sur ce pauvre peuple, apparemment tous alcooliques et voleurs. « Tu sais comment on fait descendre un aborigene d’un arbre ? / On coupe la corde ! » me dit Vanessa. Hum, d’accord. « On devrait les mettre dans les zoos » dit Claire, 19 ans. Autant l’accueil, la curiosite et la gentillesse des Australiens sont geniales, mais leur racisme vient helas pourrir le tableau. Mais bon, ils sont connus pour ca, on verra bien si ca s’avere etre un etat d’esprit general. Laurent, revenu d’une ferme lointaine, m’a dit que son patron avait un pare-buffles non pas pour les animaux, mais pour les aborigenes (propos du fermier australien, rigolant evidemment, si on peut appeler ca de l’humour). Ca craint !

Ce soir, j’ai eu un petit coup de blues a la con, a cause de raisons idiotes (1 fois par semaine, j’ai droit a 1h d’etat grumpy). Rentre du boulot, on me demande d’aller au bottleshop en voiture, a 5 minutes a pied. Je dis non et ne comprends meme pas qu’on puisse me demander ca, demande d’un non travailleur qui a toute la journee pour le faire envers un travailleur qui a juste envie de se reposer en rentrant. Puis je vais lire un mail, et des personnes (francaises, evidemment) se permettent de parler fort et lire leur mail a voix haute derriere moi, et de mettre de la musique. Je veux lire un livre, me pose dans le canape, et d’autres francais viennent a cote. Je vais donc recharger mon esprit dans la games-room, en lisant un bouquin ! La cerise sur le gateau vient du micro-ondes qui, au lieu de decongeler mon steak (ou defreezer, mot invente hier, je commence a melanger les langues) me le cuit. J’en avais donc plein le c*l du comportement typiquement egoiste et jemenfoutiste que bon nombre de francais ont ici, par moment evidemment. Je comprends pourquoi samedi, John, un australien, me parlait de ce cote obscur de bon nombre de nos compatriotes et par moment, je le comprends parfaitement. Et puis trop de francais ici a parler francais tout le temps, ca m’a pas aide a me faire apprecier mon pays. N’allez pas croire que je hais mon pays, mais j’ai juste remarque que les seules personnes ayant des comportements mauvais ici sont la plupart du temps francaises … Du coup, j’ai emprunte l’iPod de Kim, mange un diner acceptable en lisant un livre (merci Catherine, sympa ce p’tit bouquin, c’est tellement vrai haha !), et la forme est revenue ! 3615mylife  au revoir …

Hier, j’ai eu une pensee a la con en collant mes stickers : mon quotidien est definitivement plein d’internationalites (ouais j’invente des mots, et alors ?).  Je me leve dans une chambre avec un allemand et un anglais, je travaille avec des australiens, je discute au boulot avec une ecossaise, je joue de la guitare avec une norvegienne, ma wwoofing-family a vecu en Suisse et en Egypte, j’ai droit a un the chaque soir d’une anglaise, ma future femme est bresilienne et j’ai une correspondance reguliere avec des amis bresiliens, j’ai des contacts avec ma famille libanaise qui me suit … Et malgre ce paysage quotidien tres eclectique, j’ai quand meme envie d’une baguette et de rillettes. C’est fou non ? Oui, ca n’a surtout aucun sens, mais mettons ca sur le dos de la fatigue.

Je vais de ce pas retrouver tout le monde dehors, sur les canapes de l’amitie. Ha non, faut que je fasse mes sandwichs pour demain avant … B*rdel, meme quand le travail est fini, le travail n’est pas fini. Et puis tiens, tant qu’a faire, vu que cet article n’a ni queue ni tete, ma maman m’a demande ou j’en etais niveau tabac, et bien je tiens toujours le coup les amis ! Plus de cigarette en temps normal, seulement 1 (voire 2 !) pour accompagner les soirees pleines de bieres … Et le meilleur, c’est que je ne pense meme plus a fumer, et je n’ai meme plus l’envie de cigarette.

See ya …

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La journee typique d’un egg-packer

Extrait du livre Les oeufs, plus qu’un truc rond, une obsession bientot dans toutes les librairies pres de chez vous.

[...] L’egg-packer en Australie peut etre de n’importe quelle nationalite, religion, race, disposant ou non d’un diplome, mais nous nous attarderons ici sur un cas particulier : l’egg-packer voyageur tourangeau, brun, 22 ans, 64 kilos, QI de 340, oupa.

Ce specimen de grande qualite se reveille donc 5 matins de la semaine a 6:30am. Il descend difficilement de son lit, essayant chaque jour de trouver une technique discrete et non dangereuse de descendre de ce lit. La meilleure solution trouvee jusqu’a present est de prendre appui contre le mur en face, et faire l’acrobate pour poser un pied sur le lit du dessous, en evitant les pieds de Norman, petit gros anglais tatoue ici en vacances, mais adorable.

Une fois ses lentilles sur les yeux, il deplace sa tete non-eveillee vers la cuisine deserte. Il fait chauffer une tasse de cafe dans le micro-ondes et va se connecter pour verifier ses mails. Une fois le cafe pret, il le savoure generalement en lisant son courrier, et en decouvrant souvent un mail qui l’enchante d’une personne qui l’enchante aussi, lui assurant un debut de journee optimal. Il se dirige ensuite vers la table a manger, deserte elle aussi, ou il savoure un petit dejeuner.

Vers 7:10am, il monte dans son bolide, choisit le CD du jour et file au boulot. Apres 25 minutes de route souvent ensoleillee, mais fraiche, il arrive a la Swan Eggs Farm ou il se gare et attend generalement quelques minutes : le specimen etudie passe parfois ses minutes a somnoler, mais le plus souvent il met a jour son daily-diary, qui ressemble plus a un weekly-diary ces temps-ci. Vers 7:55am, il rentre dans la cuisine de l’entreprise et salue ses collegues. Il note son horaire d’arrivee, depose sa nourriture au frigo, remplit sa bouteille d’eau et file dans l’entrepot (apres relecture, je decouvre les rimes de cette phrase, futur tube de l’ete).

La, il entame un rituel de preparation quotidien : remplissage de seaux d’eau + chiffons ensuite places sous les tapis roulants ou arrivent les boites d’oeufs, au cas ou d’eventuels oeufs viennent salir l’espace de travail, verification des pistolets-dateurs, puis attente. Apres une quinzaine de minutes d’attente, lui permettant de s’eveiller et de dire bonjour aux arrivants, et de se mettre dans l’etat d’esprit de l’egg-packer qui reussit, la machine est lancee. Le fameux bruit repetitif de la machine s’installe pour la journee, permettant ainsi a toute l’equipe de communiquer de maniere violente en criant. Le specimen, quant a lui, se rapproche toujours de son interlocuteur, car l’anglais australien est encore plus difficile a comprendre avec des interferences. Il passe donc la matinee a verifier les oeufs dans les boites avant qu’elles soient fermees par lui-meme, un de ses collegues ou la machine, puis prend les boites et les entasse par 15 dans un carton, date le carton plein et place le carton derriere lui, sur le tapis roulant de la machine qui fermera et scotchera la boite a vie. Un nouveau carton est alors pris, au dessus de sa tete, et place en bout de tapis, et generalement date immediatement.

Par moment, le rythme se fait trop rapide, ou alors un evenement perturbateur vient interferer le bon deroulement du packing d’eggs : un oeuf est mal tombe dans la boite, ruinant ainsi la perfection de la chaine et la proprete de la machine par la meme occasion. Un bouton rouge permet de stopper le process, pour nettoyer ou alors prendre son temps pour ranger les boites.

Regulierement, l’egg-packer tourangeau tourne la tete vers sa gauche pour constater, oupa, un surplus de cartons scotches et prepares par la machine. Il court donc en leur direction pour les prendre et les placer sur les palettes adequates. Egalement parfois, il se peut qu’il ait a pousser le carton dans la scotch-machine, car elle se bloque parfois. Il fait ce geste avec prudence et recul, car un gros bras metallique pourrait lui faire tres mal, et l’egg-packer n’aime pas le mal.

2 a 3 fois par jour, la chef de l’egg-packer lui demande d’aller aux « buttons », autrement dit le poste de controle-qualite des oeufs, place avant la machine de packing. La, il passe generalement 30 minutes a trier les oeufs arrivant des 4 « sheds » : les oeufs pales, craques ou moches sont otes et places a droite, les oeufs sales sont places a gauche, sur des moules de 36 oeufs. Lorsqu’a gauche ou a droite, les moules s’empilent au nombre de 6, il les prend et les pose au sol, ou le « runner » les recuperera pour soit les mettre sur la palette d’oeufs craques, soit emmener les oeufs sales dans la machine a nettoyer les oeufs. L’egg-packer aux « buttons » verifie donc chaque oeuf arrivant, a l’aide de ses yeux affutes et d’un miroir en face de lui qui permet de matter le joli fessier de l’oeuf en question. Une certaine experience est necessaire pour attraper l’oeuf desire en s’aidant de la vision dans le miroir, car le devant est derriere, et lycee d’versailles. Apres quelques minutes de controle-qualite, l’egg-packer commence a delirer et a chanter a la vue de ce tapis roulant plein d’oeufs : il a parfois des hallucinations et voit des Monsieur Patate par centaines, ou des poussins. Lorsque la machine s’arrete pendant quelques secondes, il passe le plus clair de son temps a dessiner avec les oeufs sur le tapis. Il est le pro des fleches et des triangles, et l’apprentissage du smiley est en cours.

A 10h30, il dispose d’une pause de 15 minutes non prise en compte sur son salaire, ou il deguste un petit encas et discute avec ses collegues dehors, au soleil. Du moins, il essaye de discuter, et passe son temps a essayer de transcrire leur propos en un anglais comprehensible. A 13h, il dispose de 30 minutes non payees pour manger son sandwich prepare la veille, et prendre un cafe gratuit.  Il passe ensuite l’apres-midi comme le matin, entre packing et checking, puis la fin du packing se termine lorsque le « markers » blancs sont arrives, signifiant la fin du process. Les derniers oeufs sont places dans les boites, puis la machine est nettoyee de fond en comble, et les cartons vides sont reapprovisionnes au dessus des tetes des packers. Ensuite, l’egg-packer ainsi que ses collegues vont preparer les commandes du jour et empiler sur des palettes differentes sortes d’oeufs (600g L, 700g XL, 800g XXL, Megas, petite, freerange …). Apres la commande palettisee, il l’emballe et la place dans un coin de l’entrepot.

Apres 1 a 2h de commandes, la journee se termine : il file ecrire l’heure de fin de sa journee et s’en va rejoindre son backpack prefere, empruntant generalement une route fort encombree. Arrive la, il profite de ses amis, d’une biere fraiche, d’une douche fraiche, et prepare son sandwich du lendemain. Ensuite, il oublie le monde de l’egg-packing pendant quelques heures, et file alors au lit.

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La vie dans un backpack …

Hi mate ! How ya goin’ ? Attention, cet article sera particulier : je suis sur l’ordi d’un français, donc je dispose d’accents, de C cédilles, bref la grande classe. Par contre, je dois me concentrer et me souvenir de ce clavier, sinon cq resse,ble q cq quand jùecris et cùest vrqi,ent pqs tres co,prehensible; hein §. J’espère que la vie en France se passe bien et que le soleil est au rendez-vous, car aujourd’hui il l’a été : 35°C, soleil, la classe.

Ce soir (enfin cet après-midi pour vous, ca depend d’où on se place), grosse mise à jour du blog. Cet article sera consacré à la vie en backpack, du moins la vie au Western Beach Lodge, ne connaissant pas encore d’autres auberges de jeunesse. Ma moman est intriguee sur quelques trucs ici, et c’est vrai que je vis dans un environnement peu habituel, alors je vais essayer de vous en faire partager les plus intimes détails !
Agrandir le plan

Situé ici, au 6 Westborough Street, a Scarborough, ce petit backpack d’une trentaine de lits est parfaitement situe a 5 minutes a pied de la plage, et 20 minutes du centre ville en bus. Un zouli petit parking permet a ma Honda Magna de disposer de son espace personnel pour s’épanouir durant mon absence. A l’entrée, vous tombez sur la réception où Mitch, Robin, John (qui est venu me chercher a l’aéroport) ou Ludo (un français qui étudie ici et m’a vendu sa voiture) vous accueillent avant 21h pour réserver un lit dans un dortoir (hommes, femmes, mixtes, ou chambres couples) pour 23$ la nuit. A gauche de la réception, vous disposez de 2 ordinateurs publics reliés a Internet, avec un petit papier indiquant « $1 per half hour, this is an honour system. Please respect Karma ». Vous êtes donc responsables de votre paiement d’Internet dans la pitite boite à côté des ordinateurs. Derrière; une télévision et une Playstation 2, ainsi que 2 manettes et d’innombrables jeux, vous permettent de jouer seul ou a plusieurs. Les hommes aiment généralement définir quel pays est le meilleur en jouant un match sur Fifa.

Un peu plus loin, vous tombez sur la cuisine commune, la table à manger commune, et le coin télévision/canapé commun. La cuisine est tout-équipée : plaques, micro-onde et four pour cuisiner, couverts, assiettes, casseroles, le parfait équipement pour cuisiner à merveille, oupa. Certaines denrées sont gratuites : sucre, thé, chocolat, café, et pleeeein de pains mis à disposition chaque semaine par l’église du coin (là où le repas est gratuit dimanche 18h). Deux frigos vous permettent d’y disposer votre nourriture et boisson non-alcoolisée, mais n’oubliez pas d’écrire votre nom sur vos aliments, car le frigo est vidé tous les jeudis. La nourriture est une chose libre ici : vous manquez de quelque chose, demandez au premier venu, vous avez toutes vos chances de trouver l’ingrédient manquant chez vos voisins (je viens de donner du lait à Mel, anglaise qui boit un thé (oui, du lait dans du thé; et alors ?), d’où cette phrase). L’alcool, quant à lui, est stoqué dans la games room que vous verrez plus tard.

Le coin télé dispose de supers canapés en L, et la place la plus convoitée est a l’intersection du L évidemment, car l’allongeage est possible. Un petit matelas tout pourri est à gauche de la télé, vous vous y affalerez si le film vous intéresse vraiment. Le backpack dispose d’un abonnement permettant de louer des DVD juste à côté d’ici : toutes les semaines, vous pouvez donc choisir parmi 7 DVD le film de votre choix, et après la demande polie et l’acceptation des gens environnants, vous savourez un moment cinéma en compagnies de vos amis, ou seul comme un idiot, ça dépend.

Juste avant de sortir dans la cour, vous pouvez voir sur votre gauche une magnifique douche/toilettes/lavabo, fort peu appréciée par les voyageurs car le jet de la douche est faible. Apres avoir passé la porte moustiquaire au bruit si typique (Hiiiiiiiiikrak vlan contre le mur vlan), faites attention à la marche. Sur votre droite, l’entrée des dortoirs hommes s’offre à vous : filez tout droit et vous tombez sur un grand dortoir avec 4 lits superposés, prenez à gauche et découvrez ma magnifique chambre disposant de 3 lits superposés.

Vous arrivez alors dans une petite cour où 2 grands canapés fort confortables vous permettent de passer de belles soirées avec des personnes des 4 coins de la planète, à partager une bière, de la musique, une pensée, un rêve, un chevaaaaaaaal … De nombreuses chaises de jardins, ainsi qu’une table basse, viennent compléter cet attirail extérieur pour vous permettre de savourer au mieux les fraiches soirées australiennes.

Derriere vous, vous rencontrerez une autre salle de bains, plus appréciée, car le jet est fort et réglable. De l’autre côté, vous savourerez de magnifiques toilettes où vous sursauterez la première fois : la lumière s’active grâce à bouton qu’on enfonce, et au bout de quelques secondes ça s’éteint. En pleine action, vous serez apeurés par le noir soudain et ce CLIC violent, mais pas d’inquiétude. A coté de ces toilettes, vous trouverez la porte du dortoir femme où 3 lits superposés accueillent des voyageuses, et petit luxe pour le sexe opposé au mien, salle de bain et toilettes personnelles.

Nous terminons la visite en découvrant l’arrière du backpack : une petite cour vous donne la possibilité de bronzer sur nos chaises longues durant la journée, ou durant la soirée si vous le désirez, tous les goûts sont dans la nature. A côté, vous pouvez voir la games room qui sert de fourre-tout : télévision; chaine hifi, table à repasser, baby-foot, canapé dégueulasse qu’on veut pas savoir qui à fait quoi dedans, haltères, mais le plus important : 2 frigos garderont vos boissons alcoolisées. A côté de la games room, lavez votre linge dans la machine à laver pour seulement 3$, et faites le sécher sur le tourniquet géant à coté, ou dans les petites allées derrière.

Saupoudrez le tout de chambres personnelles à lits doubles disséminées un peu partout, qui dispose toutes (je crois) de frigos, et vous obtenez un petit paradis entièrement équipé. Je vais expliquer un peu le côté « humain » de l’hôtel, car une amie me demandait si j’avais réussi à me faire des amis. Si vous n’êtes pas trop timide et ne restez pas dans votre coin à ne pas vous mêler aux autres (certaines personnes, généralement plus âgées, font ça hélas, comme David (aka MBG, Moon Boots Guy, car il a toujours de délicieuses bottes en fourrure aux pieds) qui ne parle pas si on ne lui parle pas), vous avez toutes vos chances de vous faire des amis ici. Seulement une trentaine de personnes peuvent être hébergées, et elles sont rarement toutes au même endroit au même moment, donc les liens sont faciles à créer, et l’hôtel ressemble à une grande famille. On est tous voyageurs, à la recherche d’argent et des rêves plein tête concernant ce pays, avec des horizons différents, venant de pays différents (principalement anglais, allemands, français et irlandais pour l’instant), donc les sujets de discussion sont nombreux. De ce fait, j’ai vite remarqué que le bouche-à-oreille est important ici pour tout (travail, voitures, choses à faire, choses à voir …), et que les plans prévus ne marchent jamais, car les rencontres font que d’autres plans arrivent. Vous manquez de quelque chose (nourriture, bières, lessive, tondeuse …), demandez. L’ambiance y est tranquille, car Scarborough est un quartier calme de la ville, et les soirées y sont arrosées et enfumées pour certains, mais toujours enrichissantes si vous vous liez à votre voisin. Le gens vont et viennent régulièrement, donc vous avez toujours quelqu’un à rencontrer. Tout à l’heure, en repassant mon linge, j’ai parlé avec XXXX (je ne lui ai pas encore demandé son nom), une suédoise je crois, et je pense la caser dans la catégorie « amis » après quelques autres discussions.

Voila la fin de ce premier article de la soirée. Je vais en écrire un deuxième rapidement pour résumer ma semaine, car apparemment quelque chose se passe dehors, puis je filerai improviser un steak et rejoindre la foule. J’ai ma guitare, on va essayer de rendre tout ça plus musical si ma timidité musicale s’en va après quelques bières.

Photos : ici

http://picasaweb.google.com.au/lh/photo/s_M4TWGRnzevzu32NPUF6w?feat=directlink
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Choses stupides a savoir (oupa) sur l’Australie

Un petit article pour lister les choses a la con que j’ai remarque ici, qui en soit ne servent a rien a savoir, mais qui troublent parfois quand on vient de France.

  • les gens roulent a gauche, ca tout le monde le savait j’espere
  • en France, les gens se mettent a droite sur l’escalator pour laisser la file de gauche libre aux personnes pressees. Ici, c’est l’inverse, et le seul idiot qui bloque tout le monde, c’est Pedro :)
  • les jeunes vont, passent et reviennent de l’ecole en uniforme, style Harry Potter
  • beaucoup de jeunes (garcons et filles) sont roux
  • leur piece de 2$ est plus petite que leur piece de 1$
  • les credits de telephone sont 10 fois plus eleves que le montant que vous achetez
  • on peut retirer de l’argent en meme temps que l’on paye a la caisse
  • le jeudi, la majorite des magasins ferment plus tard
  • dans certains magasins, comme Coles, si vous achetez plus de 30$ de nourriture en magasin, vous disposez ensuite de 4 centimes de reduction sur chaque litre d’essence achetes dans ce meme magasin
  • les proprietaires de cartes de bus doivent valider leur carte lors de la montee, normal, mais aussi lors de la descente (le « tag off »). Pas compris pourquoi
  • beaucoup de voitures tunees roulent ici, et sont meme vendues directement tunees chez les concessionnaires. Par contre, elles sont gentiment tunees en general, petit aileron et voiture rabaissee.
  • les panneaux des grandes routes sont apparemment verts, et en ville ils sont bleus, totalement l’inverse de chez nous
  • lorsque l’on est pieton et qu’on traverse la rue lors du feu vert, on entend un bruit repetitif tant que le feu est vert, pour que les aveugles/malvoyants puissent savoir que le feu est vert
  • le rer coute moins cher que le bus
  • de nombreuses personnes pratiquent le sport apres le boulot
  • les cigarettes coutent 20$ le paquet, voire plus

Voila, en lisant ca vous avez perdu au moins 5 minutes de votre vie :) J’essaierai de vous en faire perdre d’autres grace a d’autres articles tout aussi interessants ! See ya !

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