La tête en bas ... » Inde http://blog.pskl.fr Fri, 02 Jul 2010 12:22:10 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.0 Constatations indiennes http://blog.pskl.fr/inde/constatations-indiennes/ http://blog.pskl.fr/inde/constatations-indiennes/#comments Tue, 06 Apr 2010 05:22:48 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=344 Petite liste farfelue sur quelques faits et decouvertes que j’ai pu constater en Inde, comme ca, pour rien, parce que bon, voila … Attention, beaucoup sont inutiles a savoir :)

  • les ecoles sont de deux sortes : soit les cours sont en langage local, soit en anglais. La majorite des enfants de l’orphelinat frequentant cette seconde option, leur niveau d’anglais etait dans l’ensemble bon.
  • toujours concernant l’ecole, l’uniforme est la regle vestimentaire.
  • pas de couverts pour manger, on utilise la main droite. Melangez sauce, viande, riz, faites une boule compacte, placez sur vos doigts pres de la paume, et engloutissez le tout. S’ensuit un geste de claquement de la main droite vers l’assiette, pour y renvoyer les restes.
  • mais pourquoi que la main droite pour manger, pensez-vous ? pas de couverts pour manger, et pas de papier aux toilettes non plus. La main gauche prend donc toute sa splendeur lors du po-po, et on est alors content de ne manger qu’avec la main droite : les toilettes (majoritairement a la turque) disposent d’un robinet et d’un petit seau. L’occidental se demande bien a quoi ca peut servir, et pourquoi le papier toilette n’est pas la. Simple : au lieu de se nettoyer avec du papier, aspergez, utilisez la main gauche pour faire briller la chose, et voila ! Heureusement, on sert la main avec la main droite :P
  • la negociation est un art de vivre, quasiment partout (sauf centres commerciaux « modernes », restaurants …). Encore plus si vous avez la peau blanche. Les pilotes de tuktuk sont generalement de gentils escrocs, et de nombreuses fois j’ai pu baisser le prix initial de moitie, meme si la reduction ne s’elevait, au final, qu’a quelques centimes d’euros. 40 roupies negocies (50 centimes d’euros), c’est un repas d’economise !
  • a Bangalore, les dos d’ane abondent dans la region de l’orphelinat. Les voyages en tuktuk deviennent bien plus marrants (oupa) ! J’aurais decouvert l’existence de triples mini dos d’ane juxtaposes, qui font danser la carioca a l’arriere du tuktuk.
  • j’aurais aussi constate l’existence de la marque de voiture/camion Tata.
  • on tient a 4 sur un scooter (j’aurais pas voulu etre le gamin pris en sandwich entre les 3 autres adultes), et le pere, la mere et l’enfant tiennent facilement sur une moto … avec le bon gros sac de voyage evidemment !
  • J’ai pu aussi decouvrir, de l’interieur, qu’on peut remplir un tuktuk avec 8 personnes. Oui, 8 ! J’ai siffle un tuktuk sur la route (toujours moins cher que d’aller vers un tuktuk a l’arret, en attente de clients) et pensais partager mon bout de chemin avec les 2 personnes deja presentes sur la banquette. Le pilote a propose a une autre personne de nous rejoindre derriere, puis 2 autres personnes ont partage la banquette du pilote, juste avant qu’une derniere personne vienne s’accrocher tant bien que mal a l’embarcation surpeuplee.
  • les coupures de courant sont quotidiennes, partout ou j’etais. Benjamin m’a informe qu’elles sont « prevues » et que chaque horaire de coupure change d’une ville a l’autre. En effet, a Madurai les coupures n’apparaissaient qu’entre 13 et 17h, mais elles etaient aleatoires a l’orphelinat.
  • on enleve ses chaussures avant d’entrer dans la majorite des magasins/lieux/pieces.
  • les indiens ont un mouvement de tete d’approbation assez etrange, pour un nouvel arrivant. Pour dire « oui » ou simplement partager votre avis en cours de discussion, les indiens balancent la tete de gauche a droite, en ondulant un peu la tete (pas facile a decrire !). Ca ressemble fortement a notre signe « non » de tete, il faut donc etre au courant avant d’arriver, sous peine de nombreux quiproquos !
  • comme en Australie, roter n’est apparemment pas du tout malpoli ou mal vu.
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Photos Bangalore, orphelinat, train … http://blog.pskl.fr/inde/photos-bangalore-orphelinat-train/ http://blog.pskl.fr/inde/photos-bangalore-orphelinat-train/#comments Thu, 01 Apr 2010 02:32:24 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=342 Photos : ici

TchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchouTchoutchou

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Etre tonton, suite et fin http://blog.pskl.fr/inde/etre-tonton-suite-et-fin/ http://blog.pskl.fr/inde/etre-tonton-suite-et-fin/#comments Tue, 30 Mar 2010 16:02:18 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=335

Ces deux dernieres semaines sont helas passees bien vite. Adieu les frustrations, ressenties par moment au debut, dues aux problemes de communication avec les enfants, je continue les cours dánglais, avec parfois des jeux pour aider (cartes, jeux de memoire, loterie …).

Ma petite classe me supplie tous les matins avec des « Class Uncle class Uncle », et une fois leurs devoirs de corvee effectues (vaisselle, balais, douche, brossage de dents), nous passons nos matinees a nous amuser, decouvrir des mots anglais, ecrire, etc…
L’apres-midi, apres un dejeuner generalement epice mais tres bon, on joue calmement sous la chaleur des tropiques, souvent a l’ombre dehors, car les chambres sont de reels fourneaux lorsque les coupures de courant regulieres empechent l’utilisation des ventilos.

Puis, en milieu d’apres-midi, une quarantaine d’enfants rentre de l’ecole et je suis gentiment envahi de partout : « game, play with us, uncle give me Uno cards, skipping … ». J’ai donc participe a de nombreux echanges de badminton avec les garcons ou les filles, joue au Uno, Jenga, et d’autres jeux, et aide les filles a reviser (culture generale, anglais, maths, tout ce qui est appris en anglais finalement), le tout poncute par de nombreuses questions de curiosite sur mon pays et mes voyages.

Le soir, repos pour ma part pendant leur priere, et apres le diner, des discussions calmes loin de l’euphorie de la journee ont lieu lorsque je fais la tournee des chambres pour souhaiter bonne nuit. J’enseigne egalement du francais certains soirs, a ceux interesses comme Tenin, Prathap ou Minie.
Jeudi, le pasteur a contacte pour moi un ami pilote de rickshaw pour ne pas etre escroque durant ma journee tourisme a Bangalore.
Raja m’a donc emmene partout ou je voulais, et j’ai ainsi redecouvert la folie sur la route de cette grande ville, saupoudree d’un trafic incroyablement intense, bruyant, pollue et definitivement ereintant en fin de journee. Mais ce brouhaha aura ete ponctue par la visite reposante des jardins botaniques Lalbagh ou arbres et fleurs du monde proliferent en paix, du palace du sultan Tipu, de la galerie d’art Karnataka Chitrakala Parishath, de 45 longues minutes perdues pour l’emballage et l’envoi d’un colis, et de la visite improvisee d’un marche local de rue ou tous les produits et professions se cotoient sur le bord de route.

Dimanche, le pasteur tenait a ce que j’assiste a la messe. Les enfants m’ayant de nombreuses fois demande de venir, j’ai accepte. J’ai donc pu assister a de nombreuses prieres chantees, des moments de transe musicaloreligieuse du pasteur, des discours traduits specialement pour moi, et ai recu les benedictions de tous les fideles pour me remercier et me promettre un avenir riche a tous niveaux, et ainsi revenir et aider de nouveau.
Un peu mal a l’aise au debut, leur generosite m’a vite touchee, prier pour moi etant la seule maniere de me remercier. Cela m’aura fait oublier les 12 litres d’eau par seconde qui s’evacuaient de tous mes pores durant les 2h de messe (un chretien en transe-priere, ca chauffe dur, alors 50 fideles dans une minuscule piece exposee au soleil, avec un ventilateur casse, ca fait suer).

L’apres-midi, accompagne du petit Tenin et du grand Santosh, on rejoint le centre commercial Total : j’y achete 2 gateaux et des boissons pour le lendemain, et un jeu de carrom (un carre en bois geant, genre de billard miniature se jouant a la main, avec des pions plats) tant demande par les enfants depuis mon arrivee. Apres benediction du jeu par le pasteur, l’hyperactivite des garcons est soudain canalisee autour de ce carre en bois pendant l’apres-midi, me permettant de jouer avec les filles.

J’ai passe ma derniere journee du lundi avec les enfants, comme d’habitude : de retour de l’ecole, on a celebre l’anniversaire (en avance, car ils voulaient le feter en ma presence !) du petit Tinu et de la belle Jayakodi, 7 et 12 ans.
J’ai ensuite droit a une bonne heure de sermons, explications du plan de dieu, justifications des evenements mondiaux par la bible et autres foutaises par le pasteur, qui confirme mes pensees quant a son illumination un peu trop prononcee. Il tente d’appliquer sur moi, en vain, la mission que dieu lui a confie, en me demandant de laisser Jesus entrer dans ma vie et prier avec lui, sous peine de souffrir en enfer dans quelques temps. J’ai gentiment refuse son offre, preferant m’eclater en enfer avec tous mes autres potes/famille non-chretiens, car si Jesus n’est pas dans votre vie, bin vous etes mal barres pour l’au-dela les amis. Moi qui voulais profiter de mes derniers moments de cette belle aventure pleinement avec les enfants, j’aurais perdu une heure a ecouter un pasteur qui, une fois lance, ne s’arrete plus.

S’ensuit une ultime seance de jeux, ou j’essaye d’accorder mes dernieres minutes a tout le monde : revision avec Anita, bataille de ballons d’eau avec Prathap, Santosh 1 et 2, Tenin, Tinu, Vivek …, badminton avec la nouvelle arrivante de la semaine Bumeka, Jayakodi, Supryia …
Arrive enfin Dwarakanath, mon coordinateur charge de mon placement ici, et cela annonce la fin de 3 bien belles semaines dans cette grande famille. Ultimes echanges, dernieres photos, high five avec les enfants, aux-revoirs, ce moment etrange charge d’emotions me rappellent une fin de projet au Bresil. Les yeux mouilles, je quitte les lieux sous les « good bye » des enfants et de l’equipe, certain de redevenir Uncle a nouveau, un de ces jours …

J’aurai passe un bien beau moment dans cette famille, tres vite integre et aime par les enfants. Cet endroit est plein de vie, et c’est une tache epuisante mais noble que l’equipe accomplit chaque jour ici, en particulier Kissy, une femme admirable devouee au plus haut point pour chaque enfant : nourrir, eduquer, heberger, aimer 47 enfants, et bientot plus.
Je ne peux que critiquer la vision du pasteur sur la gestion de cet orphelinat : il n’a aucun revenu, ne cherche pas a en avoir, ne cherche pas de fonds d’aucune maniere, mais croit aux miracles de Dieu. Je l’ai donc seulement vu arriver a l’orphelinat avec pasteur Juliette, s’asseoir dans une piece et prier jusqu’a son depart, et ce tous les jours. 5 ans que son projet existe, et qu’apparemment s’asseoir et croire en Dieu permet au lieu de survivre difficilement financierement jour apres jour et heberger, scolariser et nourrir 50 enfants. J’espere que cette gestion tres farfelue, relevant de la chance pour moi, s’averera efficace pour toujours, mais j’ai bien peur de l’avenir de ce lieu … Heureusement, j’ai appris par Dwarakanath que si ce lieu tourne mal, une association « de secours » est derriere l’orphelinat pour prendre en charge les enfants.

Apres avoir dine avec Dwarakanath, je rejoins la gare a 21h : etant en liste d’attente, je scrute les murs a la recherche de la « chart ». J’y decouvre mon nom et ma place (enfin, mon lit) confirme, avec meme un changement vers une classe meilleure (je passe des compartiments 3 banquettes en hauteur aux compartiments 2 banquettes en hauteur). J’ai donc redige ce message durant mon long voyage (17h30) entre Bangalore et Trivandrum, apres une nuit a essayer de somnoler (bruit, clim’, chahut du wagon sur les rails …). J’adore etre dans un moyen de transport en Inde : en tuktuk, je vois la vie de la ville defiler sous mes yeux. En train, j’ai passe de nombreuses heures a la porte (ouverte) du wagon, bien accroche aux poignees, a savourer le defile des paysages : rizieres, cocotiers, bananiers, maisons, femmes aux champs, charrues, rivieres, et j’en passe, le tout sous une chaleur et une humidite bien elevees dans cette Inde du Sud, et ponctue par des salutations lointaines des gens et enfants sur les bords de route, intrigues de voir une tete blanche qui depasse.

En direct d’un cybercafe a Trivandrum, en cette soiree pluvieuse et chaude, a 20m de mon hotel, je mets a jour ce blog avec ce dernier message de mon voyage en Inde. Heureux d’avoir decouvert un peu ce pays bien different de nos contrees occidentales, et fier d’avoir realise ce voyage qui m’appeurait un peu. Je suis aussi desormais oncle 47 fois, et ces enfants resteront a jamais dans mon coeur, en esperant sincerement revenir et les revoir, et aider comme je le peux. Quand, aucune idee, mais j’ai la vie devant moi. Des souvenirs plein la tete, et une envie de revenir pour continuer a decouvrir ce grand pays (prochaine fois, le nord ?). Quand, aucune idee encore une fois !

21h30, je retourne dans ma chambre (de qualite, pour 3e la nuit, merci Lonely Planet) pour ma derniere nuit. Demain, un rickshaw vient me chercher a 6h et m’emmene a l’aeroport (he ouais, tout prevu !!). A bientot, en direct de Perth !

PS : les photos arriveront a mon retour en Australie, c’est lent ici !

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Uncle a Bangalore http://blog.pskl.fr/inde/uncle-a-bangalore/ http://blog.pskl.fr/inde/uncle-a-bangalore/#comments Thu, 18 Mar 2010 07:14:49 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=330 Apres avoir aterri a Bangalore Lundi 8 Mars, le frere de mon correspondant de l’association m’emmene de l’aeroport aux bureaux de l’assoc’, dans le centre de Bangalore. Adieu poussiere omnipresente  de Trichy, Thanjavur ou Madurai, bonjour Bangalore et ses buildings, ses compagnies informatiques partout, sans oublier la desormais typique danse des vehicules dans les embouteillages. M’enfin n’imaginez pas New York, c’est toujours l’Inde avec ses detritus un peu partout et cette confusion constante !

Apres avoir discute avec M. Naidu pour les formalites de base et la description du projet, je rejoins l’orphelinat dans la banlieue de Bangalore. L’organisation a ete cree par le Pasteur V.V. Charles, et apres avoir tenu un orphelinat dans le centre de Bangalore (20 enfants), 47 enfants (de 1 a 14 ans) sont desormais nourris, loges et scolarises dans le quartier de Anekal Taluk. Ils viennent d’horizons differents, mais leur passe est souvent plus ou moins le meme : abandonnes, enfants des rues, parents sans le sou, ou accident tragique les laissant seuls face au monde sont accueillis ici. Le pasteur compte sur quelques dons et, je cite, les miracles de Dieu, pour faire tourner a bien la machine et payer le loyer (15000 roupies par mois), les 2 employees, les factures, etc …
Je decouvre les lieux, tous les enfants viennent se presenter et me serrer la main. Je suis officiellement « Uncle », et apres 10 jours, meme si certains connaissent mon prenom, je suis toujours « Uncle ». Explication : le pasteur est appele « Daddy », Kissy, une benevole qui a 2 enfants ici, est appelee « Mummy », et les volontaires ou autres acteurs sont systematiquement surnommes « Uncle » par les gamins.


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J’ai donc pour mission de divertir les jeunes et d’enseigner les rudiments d’anglais aux plus jeunes. A 8h, le bus vient exporter la majorite des enfants vers l’ecole. Seule une petite dizaine d’enfants reste la : certains, arrives durant l’annee, ne sont pas encore scolarises, et d’autres sont temporairement suspendus de leur scolarite (probleme de peau contagieux). J’ai donc a enseigner l’anglais a Supryia, Abel, Suraj, Amu, Sathya, les autres etant bien trop petits pour suivre. Pas facile au debut, car leur niveau est incroyablement different : Amu ne sait pas lire, certains connaissent l’alphabet en capitales, d’autres en minuscules, certains parlent un peu anglais … J’ai donc repris depuis le debut, et grace au tableau noir, aux dessins et aux gestes, on voit les parties du corps, des objets, des fruits, des legumes. Je me contente du vocabulaire, meme si j’ai reussi a leur faire comprendre « I am … / You are … ». Lorsque vous avez en face de vous des enfants qui parlent 3 langages entre eux (Tamil, Kanada et Hindi), et peu d’anglais, c’est un vrai challenge de faire comprendre des notions complexes, alors merci le tableau et le dessin !
Apres le petit cours d’anglais quotidien, on joue entre nous : blocs de construction, Uno, ballon, football sur papier, jeux avec les nombres, et j’en passe.
Juste pour montrer a quel point la vie est peu chere ici : pour 15 euros, j’ai pu acheter 5 jeux pour enfants (blocs en bois, 3 jeux de societe, Uno), une tripotee de pastels/crayons pour dessiner et du papier, avec le transport en tuktuk aller-retour jusqu’au centre commercial compris. Ils n’ont pas grand chose pour jouer, car la lutte prioritaire du pasteur, chaque mois, est de payer le loyer et la nourriture pour les enfants. Ces quelques jeux ne me coutant pas grand chose, ils me permettent d’une part de divertir les enfants, tout en leur enseignant des verbes, couleurs, formes, etc…

A 15h30, tous les etudiants scolarises reviennent et je joue avec eux. Volley, football, jeux de balles, cricket, jeux de cartes, de societe, etc … J’aide aussi certains a reviser leurs cours d’anglais officiels, mon Hindi ou Kanada etant assez rudimentaires pour l’instant.
C’est donc une tres bonne experience, meme si elle peut s’averer epuisante en fin de journee ! Je suis integre a la perfection avec les enfants, et j’ai donc constamment droit a des « uncle uncle je veux jouer a ca » ou « uncle uncle il veut pas me laisser jouer a ca », voire des « uncle uncle camera » ou « uncle uncle viens jouer a ca ». Les garcons et les filles sont separees pour le jeu, regle du Pasteur, et ca m’arrange : lorsque les jeux avec les garcons hypramega-energiques, competitifs et parfois un peu mechants deviennent epuisants, je rejoins le calme havre de paix des filles, douces et studieuses.
J’ai a peu pres assimile la quasi-totalite des noms des enfants (pas simple, car a part Abraham et Jennifer, tous les autres prenoms m’etaient totalement « exotiquement » inconnus), cerne leur diverse personnalite et apprend a les connaitre : Tenin aime etre le chef et s’emporte vite, Abel est distrait, Supryia et Minnie sont capricieuses, Anita semble jalouse, Sanju est renfermee, Santosh est independant, Suraj est assidu a la tache, etc … Je passe de bons moments avec eux, en groupe ou en petits commites, comme hier avec Supryia et Anita qui m’ont offert un cours d’Hindi/Kanada. Namaste, amara nam Pierre.

A 18h30, ils vont tous dans une meme chambre et prie pendant une heure. C’est mon moment de repos (je fais une petite sieste lorsque la chaleur est trop pesante en milieu de journee) et signe de fin de journee : on m’apporte le diner dans ma chambre et apres avoir souhaite « bonne nuit » aux enfants dans leur chambre, je file au lit. Meme constat face a l’incroyable generosite et la genante « serviabilite » de l’equipe : on me demande quels produits me feraient plaisir, on me propose constamment du the, j’ai droit a de bons repas … Evidemment genant lorsque les enfants ont des repas assez simples et que les conditions de vie sont relativement precaires ici.

Tous les jours, je rejoins les quelques magasins du coin pour m’approvisionner en eau en bouteille, et je rejoins de temps a autres Hosa Road, 20 minutes de marche, ou tout est disponible (Internet entre autre !). Je suis comme d’habitude source de nombreux regards, mais cela me permet de rencontrer quelques personnes curieuses sur la route, ou de me lier un peu avec le pharmacien a cote du poste Internet !

Ups, 12h30, je dois refiler au shopping-center : il me faut un petit ballon pour improviser un bowling avec toutes mes bouteilles d’eau vides, voire quelques autres jeux. Je repars ensuite a l’orphelinat pour accueillir les enfants du retour de l’ecole. A la prochaine !

Photos : ici

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De Trichy a Madurai … http://blog.pskl.fr/inde/de-trichy-a-madurai/ http://blog.pskl.fr/inde/de-trichy-a-madurai/#comments Sun, 14 Mar 2010 07:14:02 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=323 J’ai donc erre 2 bonnes heures dans cette chaleur bordelique du quartier de la gare de Trichy, pour finalement me decider a m’y rendre en avance. Bonne idee : avec des inscriptions en Tamil partout, tres peu d’anglais, je passe quelques bonnes minutes a savoir quel quai rejoindre, et comment le rejoindre. Merci le controleur pour m’avoir indique, dans un anglais que je ne comprends toujours pas tres bien, le quai numero 3, au milieu pour mon wagon 3A.

J’attends 1 bonne heure l’arrivee de mon train, sous les regards des gens qui passent autour de moi, comme d’habitude. Je m’y fais, et remarque que les jeunes ou les femmes echangent facilement des sourires, alors que les hommes ont un regard plus intimidant.
D’apparence bordelique pour un occidental, le systeme ferroviaire indien est tres bien developpe. J’avais reserve mon billet avant de rejoindre le sous-continent, et ma place en 3A etait confirmee. Je m’explique.

Tout d’abord il y a plethore de classes : la moins chere, sleeper, des banquettes qui se transforment en lit la nuit, sur 3 etages. Chair class, des bancs simples pour voyager assis, puis 3A 2A 1A, des compartiments banquettes a 6, 4 ou 2 lits. J’ai opte pour la 3A pour ces 3 heures de voyage, histoire d’avoir la clim’ et un lit.

Une fois mon train arrive en gare, en provenance de Chennai (Madras), je trouve le wagon B1 indique sur mon billet. Sur le wagon est collee une feuille indiquant la liste des passagers et leurs sieges/banquettes.
Pourquoi, pensez-vous, indiquer cela si le billet l’indique ? Car la reservation de places de train en Inde est particuliere. Pour faire simple, lorsque l’on achete le billet, on se voit attribuer soit un siege confirme, soit un numero WL (Waiting List), ou RAC (Reservation Against Cancellation). Une fois la totalite des places du train reservees, il est toujours possible d’acheter un billet. Si on a un numero RAC (RAC1, RAC2, RAC3 …), on peut monter a bord sans la certitude d’avoir un siege/banquette. Le numero WL est identique, mais il ne permet pas de monter a bord.
D’ou le fait d’avoir la liste des passagers sur le wagon : les annulations de billets sont tres frequentes en Inde, et on peut donc se voir attribuer un siege meme si l’on est en RAC5, ou WL20 (respectivement 5e ou 20e sur la liste d’attente). Exemple pratique : mon futur voyage en train deja reserve, de Bangalore a Trivandrum, est actuellement en RAC1. Je suis donc le premier sur la liste d’attente. Si quelqu’un annule son billet, je me verrai attribuer une place dans le train. D’apres les experimentes, RAC1 m’assure une place sans hesitation, heureusement, car 17h de train debout ca risquerait d’etre long. Bref, pour plus de details pour les futurs voyageurs en train, c’est ici.

Mon wagon B1 est donc une succession de compartiments ouverts : a gauche du couloir, 3 banquettes s’elevent en hauteur et 3 autres leur font face. Celle du haut est toujours en position « lit », celle du milieu est rabaissee contre le mur pour permettre a celle du bas de faire office de banc durant le jour. A droite du couloir, 2 sieges en bas convertibles en 1 lit, et 1 autre lit au dessus. J’ai pu roupiller un peu vers la fin de mon voyage entre Trichy et Madurai, sur ma place « 3A lower side » (cote droit, en bas) en savourant les paysages tropicaux des campagnes indiennes derriere la vitre.

Une fois arrive a Madurai, je suis evidemment attaque de toutes parts par les pilotes de tuktuk. Fatigue et facilement irritable dans ces moments, je prends le premier venu sans chercher a negocier : l’important etant qu’il sache ou aller, aide de l’adresse « floue » qu’Elishba m’a donne (plot 514, en face de la College Road). Pas si floue apparemment, car il a trouve sans trop de probleme.
L’euphorie de la ville est la salete est apparemment generale a toute l’Inde, car je la retrouve evidemment a Madurai durant ce trajet en tuktuk. En outre, la ville a l’air un peu plus « moderne » (mot a prendre avec des pincettes, hein), les routes etant souvent goudronnees et non sablees comme a Trichy. J’arrive dans ce qui semble etre un quartier assez riche compare aux modeles des maisons croisees un peu partout : la maison est grande, propre.

Je suis accueilli par Benjamin, mari d’Elisbha (ma contact CouchSurf). Je suis presente a toute la famille, et ils vivent tous ensemble dans la maison : les grands-parents Paul et Flora, leurs 3 filles adultes (Elishba entre autre), 2 de leurs maris (Benjamin), et dans quelques jours un nouvel arrivant (Elishba etant enceinte de 9 mois et devant accouche 2 jours apres mon depart). Comme je le remarquerai dans l’orphelinat aussi, l’accueil est plein de respect et je n’ai le droit de rien faire pour aider. C’est genant au debut, mais apparemment la coutume ici : je suis l’invite, et il est hors de question que j’emporte mes couverts/assiettes dans la cuisine, que j’aide pour le repas … Je decouvre donc la famille et on discute un peu durant le diner specialement peu epice pour moi. Un peu timide au debut, surtout dans un univers aussi peu habituel pour moi !
A la fin du repas, Benjamin me propose de l’accompagner faire quelques courses rapide en moto. Je reflechis : pas de casque, une circulation de fou, je n’hesite donc pas une seconde et … accepte avec grand plaisir. Il fait nuit, la circulation est faible dans le quartier, j’ai donc droit a une sympathique petite visite du coin et des magasins locaux, le tout avec une petite brise charmante en roulant, car il fait toujours chaud la nuit.
Je passe ensuite la nuit dans ma propre chambre, extremement chaude aussi, equipe d’un ventilateur au plafond qui fait un bruit d’enfer, mais on va pas se plaindre d’avoir un lit !

Le lendemain, apres un petit dejeuner « occidental » specialement prevu pour moi (pain, banane, the), je prends un tuktuk et rejoins le temple de Madurai. Meme sensation a l’arrivee : le bruit et la confusion de la ville s’estompent, et on arrive dans un quartier calme a l’approche du temple. Je depose mes chaussures et visite tranquillement ce magnifique temple, considere comme le Taj Mahal du sud de l’Inde. Gopurams peints, pilliers ornes, marche dans l’enceinte du temple, hindous priant a chaque recoin du temple, meditations, … J’erre et contemple tout ce monde nouveau durant toute la matinee. Au sortir du temple, je tombe sur un marche juste en face : bracelets pour femmes, saris, vetements, tissus, artisans, j’ai droit a tout plein de vendeurs qui me proposent tout et n’importe quoi a des prix eleves soudainement abaisses de moitie lorsque je m’eloigne.

Petit moment avec les enfants de lDe retour chez la famille d’Elishba, je reprends la moto avec Benjamin. J’ai accepte d’aller rendre visite aux enfants de l’orphelinat que Paul, pasteur, gere depuis 15 ans dans la campagne de Madurai. J’ai donc la chance de redecouvrir, de l’interieur, la conduite en moto et observe les paysages en sortant de la ville : plantations de cocotiers, bananiers, rizieres, petits villages ou le riz seche au sol, ou l’on brule les dechets, vendeurs de noix de coco ou autres fruits sur le bord de la route …
Apres 30 minutes de route et un arret chez le patissier, je passe une petite heure en compagnie des 15 enfants de l’orphelinat de Paul. L’endroit est rustique, sale (enfin tout est relatif, le « propre » version occidental est impossible a trouver en Inde, sauf peut-etre dans les hotels 5 etoiles), mais les enfants y vivent apparemment heureux. J’echange de nombreux sourires, me presente a l’aide de mon traducteur Benjamin, ai droit a leur presentation, leur distribue des gateaux, joue un peu avec eux avec des origamis que j’ai prepare ! On se quitte apres un tres joli moment, plein de regards emerveilles face a ma peau blanche, mon appareil photo et mes poils aux pattes … Sur le chemin du retour, j’en apprends un peu plus sur l’orphelinat : des membres de l’eglise de Paul (pasteur) ammenent des enfants abandonnes, et ils sont accueillis ici, nourris, loges, eduques scolairement et religieusement. Benjamin m’explique avec conviction que leur principal apprentissage consiste a prier Dieu avec ardeur et foi pour voir leur vie s’ameliorer.

Preparation de mon colisLe lendemain, toujours magnifiquement (c’en est meme genant tellement c’est trop pour moi) aide, voire servi, par la famille, un membre m’emmene en scooter a la poste du coin. J’envoie un petit cadeau au Bresil et je decouvre le systeme postal indien. Grosse file d’attente aux guichets, mais l’air perdu et ma peau blanche me permettent d’etre accueilli par un employe qui m’emmene dans les coulisses. Pourquoi faire simple quand on peut faire complique ? Au lieu d’avoir une belle boite toute preparee et scotchee, prete a l’envoi, chaque colis est entoure d’un tissu blanc, et cousu par un employe. Durant 30 minutes, un homme coud mon petit colis, et je fais donc la connaissance d’un policier bavard et curieux durant ce moment. On se montre des photos, parle de nos familles, metiers respectifs, puis je file envoyer mon colis cousu. Pour 10e, vous pouvez envoyer un colis de 700 grammes d’Inde au Bresil.

Je reprends ensuite un tuktuk dur a negocier, et rejoins la maison pour mes dernieres heures a Madurai. Helas, Benjamin travaille et Elishba se repose (accouchement imminent), je ne peux donc pas leur dire au revoir. Mais apres reservation d’un taxi, Flora me tient compagnie, et je quitte ma premiere maison CouchSurfing. Bonne experience qui m’a montre l’accueil surdimensionne des invites de la part des indiens : on est servi, aide, tout est propose et c’en est souvent genant ! Moi qui arrive pour squatter un canape pour la nuit, je m’attends a aider pour montrer ma gratitude. C’est inconcevable pour eux, je suis l’invite, point barre. On m’interdit de m’inviter au resto, on me reserve un taxi, on m’emmene en scooter a la poste … Wow !

Je file ensuite a l’aeroport et m’envole pour Bangalore …

De longs colliers de fleurs colores que lMarche en face du templeMarche en face du templeMarche en face du temple

Photos Trichy : ici

Photos Madurai : ici

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Jour 3 : Tanjore en bus http://blog.pskl.fr/inde/jour-3-tanjore-en-bus/ http://blog.pskl.fr/inde/jour-3-tanjore-en-bus/#comments Sat, 06 Mar 2010 03:48:13 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=319 Vanakam (« bonjour » en Tamil, etant donne qu’ici on ne parle pas hindi !).

Hier, pour mon troisieme jour en Inde, j’ai decide de bouger un peu et d’aller visiter Thanjavur, ou Tanjore, a 55 kilometres de Trichy. Reveil aux aurores pour attraper un bus matinal : je scrute la foule et essaye de deviner lequel de tous ces indiens serait capable de m’aider, dans un anglais correct, a prendre le bon bus. Je trouve du premier coup quelqu’un qui me comprend, et que je comprends aussi, et qui m’indique que les bus dotes de l’inscription TAJ sur les cotes se dirigent vers Tanjore. Facile. J’aurais aussi pu deviner la destination de ces bus en dechiffrant le controleur poste devant, qui gueule sans cesse « Tanjoreeee Thanjavuuuur », d’une maniere assez marrante.

Je monte, m’installe dans le fond comme les mauvais eleves dans les bus d’ecole, et c’est parti. Rien que de prendre le bus est une experience en elle-meme. Je paye mon ticket (1h30, 55km, 15 roupies), puis chacun de mes sens est submerge. Le bus est rustique est age, mais dispose d’un ecran plat assez recent, le contraste est marrant. Ce petit bijou technologique diffuse des films ou clips indiens, avec les enceintes a fond evidemment. Superposez par dessus des klaxons a foison, et vos oreilles sont comblees !

Je vois donc les paysages passer : je quitte le chaos de la ville et trouve un semblant de calme dans la campagne que l’on traverse. Charrues, travailleurs dans les champs, vaches, chevres, bidonvilles, petits villages tout aussi chaotiques que la ville, j’en prends encore plein la vue. Les passagers montent et descendent tout au long du voyage, et j’ai la chance d’aller a Tanjore, terminus, donc pas la peine de savoir ou je suis. Ne cherchez pas des panneaux pour savoir a quel arret vous etes, ca se joue au feeling.

Apres 1h30 de routes defoncees, de culs de poules en pagaille qui me font sauter a 30cm de hauteur de mon siege, j’arrive a Tanjore. Sur les conseils d’un serviable vendeur, je prends le bus local 74 et rejoins le temple pour 3 roupies. Je longe la route avant de rejoindre l’entree, tout en evitant les rickshaws, velos, motos, bus. Je commence a maitriser cette danse energique de la route, il suffit juste d’etre reactif  et attentif. Sur le trottoir defile a cote de moi une pauvrete choquante : de nombreux indiens dorment la, a meme le sol, quelques uns sont infirmes …
J’arrive ensuite dans ce temple magnifique datant de 1010 : fini les peintures bariolees du temple de Trichy visite hier, ici la pierre est brute. Je depose mes chaussures et paye mon roupie au gardien, et passe 2 bonnes heures a errer dans ce magnifique temple. Statue geante d’un taureau, animal de garde de Shiva, sculptures en pagaille, gopuram geant, peintures dans les alcoves tout autour du temple, c’est magnifique encore une fois. Les touristes se melangent aux hindous, et je suis de loin un groupe francais accompagne d’un guide. Je me pose un peu et ai droit a de nombreuses sourires et « hi/good bye » des jeunes indiens ou indiennes defilant devant moi. Tout au long de mes journees ici, les plus curieux et interesses par un jeune touriste blanc ont sans aucun doute ete les adolescents/jeunes indiens ou indiennes qui m’echangent des sourires et pouffent de rire entre eux/elles :)

Apres cette jolie visite, je prends un rickshaw pour rejoindre le palais/musee inscrit dans mon Lonely Planet. Petit musee plein de sculptures des nombreuses icones hindous, panorama sur la ville, c’est interessant. Sous la chaleur indienne, je reprends un rickshaw et lui demande ou je peux trouver des fringues indiennes. Apres un detour par un magasin non prevu (que je visite sans rien acheter, histoire de permettre au pilote d’avoir sa commission), il m’emmene dans un petit magasin ou j’achete 2 chemises et 1 short pour 10e. Rien de typiquement indien, a part les saris pour femmes, les costumes sont tres occidentalises pour les hommes. Typique au sud ou a toute l’Inde ? Aucune idee, l’avenir me le dira !

Je retourne ensuite prendre le bus et arrive meme a m’endormir quelques minutes dans ce vehicule de la mort, malgre les amortisseurs defonces, les klaxons en pagaille et la television a fond.

Petite fin de journee normale : Internet, je recupere mes fringues deposees a la laverie de l’hotel, et dine au Banana Leaf, resto indique dans le Lonely Planet. Tres bon, la clim’ fait du bien : je deguste un biryani vegetarien (riz epice avec tout plein de legumes) accompagne d’un ghee paratha (un pain/crepe riche en beurre comme je les aime !). Tres bon repas, ca chauffe dans ma bouche, mais c’est normal, on va s’y faire (enfin j’espere !).

Aujourd’hui, j’ai quitte mon hotel ce matin et je vais errer dans le quartier jusqu’a 13h, ou je decouvrirai les joies du train cette fois. 3h de voyage pour rejoindre Madurai ou je passerai 2 jours en CouchSurfing, heberge dans une famille indienne qui, d’apres les echanges de mails, m’a l’air aussi excitee que moi de les rencontrer !

A bientot !

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Jour 2 : Srirangam http://blog.pskl.fr/inde/jour-2-srirangam/ http://blog.pskl.fr/inde/jour-2-srirangam/#comments Thu, 04 Mar 2010 13:06:32 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=313 Namaste mate !

Apres une nuit de dodo de 18h a 4h, reveille de temps a autres par les employes de l’hotel qui balancent des bombones de gaz vides par flemme de descendre l’escalier, je me sens un peu paume. La nuit ne me porte jamais conseil, et j’ai tout a coup l’impression d’etre dans un univers intimidant et dangereux. J’y vais donc petit a petit, et apres une douche, vais deguster un petit-dejeuner simple, faits de french toast et de crepes/pains indiens, sans sauces inconnues et epicees cette fois.

Creme solaire, anti-moustique, achat de bouteille d’eau pour la journee, et c’est parti. Une fois la machine lancee, ca va mieux. Je file a l’office de tourisme, decrite comme la « meilleure de l’etat du Tamil Nadu » d’apres le Lonely Planet. J’ai du tomber sur un interimaire, ou un stagiaire, car il plus envie de retourner a la lecture de son journal que m’eclairer sur les bus a prendre pour rejoindre Tanjore, ou les endroits pour trouver des fringues indiennes (le marche d’hier est rempli de fringues « occidentales » pour hommes, et saris pour femmes. Helas, le sari ne me va pas).

Apres quelques comparaisons de prix de rickshaw, je remonte pour la 3e fois dans cette pot de yahourt de la mort. Peu importe le conducteur, la conduite est la meme, a savoir klaxon-freins-je-m-insere-parce-que-je-le-veux-et-puis-merde. Je m’y fais, j’ai confiance, ca fait peur pour un occidental, mais cette danse entre les vehicules a l’air de rouler. On traverse la ville, le pont de la riviere Cauvery bien assechee, et on arrive sur l’ile de Srirangam. Je suis depose devant le premier gopuram du temple Sriranganathaswami. Et la, vlan, plein les yeux. Imaginez une tour/pyramide ornee de pleeeeins de sculptures d’animaux-divinites, le tout peint et bariole. Je la traverse, entoures d’indiens et d’indiennes, de mendiants, d’infirmes, de vendeurs, et cette fois de quelques touristes.
Ce temple est en quelque sorte un mini-village dedie a Vishnu. On passe quelques gopuram tous aussi colores et remplis de sculptures, on depose ses chaussures, paye l’entree-camera et on rentre dans l’enceinte du temple. Le gardien de chaussures parle un peu francais et etre tres amical. Pilliers sculptes, sculptures colores ou non, mini-gopuram, indiens en direction du sanctuaire, saris, sol brulant, representation du kamasutra, … Bref, j’en prends plein la vue et j’opte, grand luxe, pour un guide (250 roupies, environ 3e) qui me montre et m’explique ce que l’on voit. Il s’apelle, ou plutot se fait appeler, Bruce Lee, et on sympathise tout en visitant. J’en prends plein la vue, et c’est encore plus magnifique que le « simple » Rock Fort d’hier.

Peu avant 13h, je m’eclipse avec Bruce Lee car le temple ferme pour laisser la place aux hindus, sans touriste, pour 1h. Bruce Lee me propose de boire un verre ensemble car pendant la fermeture, il ne peut guider les touristes. Je suis confiant et accepte, mais apres l’avoir suivi dans des rues eloignees du temple et refuse son invitation a fumer, j’ai decide de fuir, gentiment evidemment. Dieu sait ou cela aurait pu m’emmener, peut-etre ai-je ete trop mefiant, mais sait-on jamais.

Apres un rickshaw de retour dans mon quartier, je file a l’hotel pour reprendre mes reperes. Etre un touriste occidental dans une ville pas si touristique que ca, apres 2 jours dans un univers tout nouveau, sans voir de nombreux touristes regulierement, est amusant mais par moment intimidant, ca depend de la journee ! Apres une bonne matinee passe seul parmi ce peuple, sous les regards curieux, les negociations, les rencontres adorables ou plus seches, je me sens epuise et perdu. Ca me semble normal, l’univers dans lequel je suis n’est pas tres familier, avouons-le, et un simple retour a l’hotel (silenceeee, solitudeeee) me fait du bien.

Un peu plus tard, apres avoir fait le curieux devant la tele indienne, je decide de me refondre dans la ville. Direction la station de bus pour essayer de choper les horaires et les prix pour passer la journee a Thanjavur (Tanjore), demain. Je recherche un genre de bureau officiel dans la station, niet. Je demande a un genre de controleur qui me repond dans un genre d’anglais qu’il faut prendre ce genre de bus. Bon, demain, aux aurores, je tenterai ma chance. J’espere donc passer la journee a Tanjore, pour y voir 1 voire 2 temples, et PEUT-ETRE trouver des vetements indiens.

Petite reflexion rapide sur mes rencontres : hier, un danseur adorable, un pilote de rickshaw qui me donne son numero, aujourd’hui le guide (qui dans le fond etait adorable, meme si je doute de ses desirs vers la fin), le gardien de chaussures … Tous curieux et tres heureux de voir un europeen, et attentifs a mes requetes. Mais ce n’est pas le cas de toutes mes rencontres. Dans l’ensemble, j’ai l’impression d’etre un etranger pas specialement bienvenu quand je demande de l’aide, et non pas quand je paye un service. Mais j’ai cru lire sur IndiaMike que c’est typique a Trichy, et que Tanjore ou Madurai est, d’une part plus « welcoming », d’autre part moins bordelique. On verra bien demain (si j’arrive a y arriver) ou dans 2 jours (car je serai a Madurai).

Maintenant, vais faire les courses pour m’improviser un petit dejeuner dans ma chambre demain, esperant prendre le bus avant l’ouverture du petit-dejeuner de l’hotel. Et acheter pour la 345e fois en 2 jours de l’eau, FRAIIIICHEEEE !

Tchaoooo !

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Et vlan ! http://blog.pskl.fr/inde/et-vlan/ http://blog.pskl.fr/inde/et-vlan/#comments Wed, 03 Mar 2010 07:49:43 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=309 Namaste !

Petit message en plein milieu de cette premiere journee en Inde, equipe d’un ordinateur dernier cri (oupa).
Apres 2 mois de lecture et de stress face a tous ces temoignages, j’ai aterri hier soir sur le sol indien, a Tiruchirapalli (ou Trichy pour les intimes). Apres l’immigration et la douane passees, armes de mes 2 petits sacs a dos, je sors et decouvre une foule que je traverse sous des « tuktuk sir ? » « taxi sir ? » « come taxi please sir » en pagaille. Pas d’argent, je fuis gentiment a la recherche du distributeur le plus proche. Apres une longue recherche et un petit coup de stress (heuuu, j’fais comment sans sous ?), deux indiens m’indiquent le distributeur le plus proche. J’y retire 15000 roupies, et c’est parti.

Premier taxi de l’aeroport a mon hotel, sans negociation a 300 roupies (moins de 5 euros) : j’ai droit a 15 minutes de decouverte brutale de l’univers indien. Conduite a l’arrache (oubliez les lignes, les clignotants, les priorites, les retroviseurs, et faites confiance au conducteur et son klaxon incessant), vaches un peu partout, des gens partout qui font tout et n’importe quoi, des femmes en sari, une salete qui vous entoure partout … Pas facile de decrire ce nouvel univers dans lequel je suis, tant la difference est flagrante apres ces quelques voyages dans des pays qui, dans le font, ne sont pas si differents. Ici, c’est le bordel, le chaos, une confusion generale pour un occidental, appelez-ca comme vous voulez ! Mais etrangement, j’accepte tout ca plutot facilement et ne me sent pas du tout mal a l’aise, tant mieux.

Du coup, etant curieux face a ce nouveau monde qui m’entoure, apres avoir checke mon hotel et m’etre installe vite fait (moins de 10 euros la nuit, j’ai un hotel de « luxe »), je file me balader dans le quartier. L’hotel est a cote d’un supermarche qui me permet de decouvrir tout plein de produits qui me sont inconnus (et qui le sont toujours, car j’ai achete un quatre quart et du toblerone !!!) et de m’approvisionner en eau potable (eau du robinet, danger). J’erre dans le quartier, trouve un coin internet, et me fond a la foule, a la poussiere, au bruit des klaxons incessants, et a la chaleur du soir.

Rock Fort

Rock Fort

Aujourd’hui, journee de touriste et decouverte ce matin. Petit-dejeuner europeo-indien, ou se melent les chocapic aux patates masala epicees, avec un cafe au gout de the, des crepes indiennes dont j’ai oublie le nom garnies de diverses sauces (epicees, oupa). Premiere degustation des saveurs indiennes, delicieuses evidemment, tout en faisant attention a ce que je mange (du moins j’essaie). Je file ensuite a la station de bus centrale : tout comme je le constaterai tout au long de la journee, c’est un gros bordel. Tres peu, voire pas du tout, d’indication en anglais, et pleiiiins de bus bondes dans toutes les directions. Du coup, je prends un rickshaw (les pots de yahourt a 3 roues) et demande a aller a « Lourdes Church », une eglise trouvee dans le Lonely Planet. Si vous voulez prendre gout a la vie, prenez un rickshaw. Pas de carosserie sur le cote, cela permet au passager en stress de voir toutes les motos, voitures et camions vous foncer dessus, c’est marrant. La conduite a Paris, a cote, c’est clair, net et precis. Ici, les distances de securite se comptent en millimetre, le klaxon est une necessite.

Les paysages de la ville defilent donc sous mon nez, et j’arrive a l’eglise de Lourdes (ouais ouais, en plein milieu de l’Inde). Interieur peint et colore compare a nos eglises. Ensuite, je me balade pendant 2/3h et me perds autour du marche. Soit dit en passant, traverser une route indienne, c’est un parcours du combattant. Un pas en avant, pause, klaxon, j’ai le temps ? hmm ouais, un autre pas, une voiture passe, … Ainsi de suite jusqu’au trottoir, heu, jusqu’au sable d’en face. J’erre dans les rues, decouvres un mini-temple, puis arrive, sans faire expres, a l’entree du Rock Fort.

Non, ce n’est pas un fromage. C’est un temple perche sur un mont en pierre, d’ou l’on peut contempler la ville du haut de ces 83m, apres une ascencion en escalier. C’est zouli, les sculptures des nombreuses icones se succedent, un elephant peut vous benir en echange de quelques roupies, et je rencontre mon premier ami indien (me demandez pas son nom, l’accent indien anglais est encore une lutte pour moi) avec qui je discute au milieu des marches (danseur dans le Kerala, il vient regulierement en France pour danser).

Ensuite, je continue a me balader dans ce grand bordel qu’est Trichy (et, je me doute, l’Inde entiere), et apres un rickshaw a 70 roupies, je reviens a la station de bus pres de l’hotel.

Premiere demi-journee d’adaptation pour moi, meme si j’imaginais ca bien plus dur. C’est completement different du monde occidental, evidemment, mais j’ai apparemment la chance de pouvoir m’adapter facilement sans peter les plombs. Bon, apres quelques heures dans la ville, j’avoue que j’ai envie de mon lit, de calme, de silence, d’eau fraiche, mais je suis content d’etre la.

Je n’ai helas pas la possibilite de mettre en ligne les photos, j’aurai bien voulu illustrer ce que je vis, car c’est pas simple de lister et d’expliquer tout ce qui m’entoure. Et j’ai a faire : manger, repos, achats (bin ouais, un sac a dos a la place d’une valise, il me faut une autre tenue !), et je n’ai plus que 5 minutes d’Internet.

A la prochaine !

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En route pour l’Inde http://blog.pskl.fr/inde/en-route-pour-linde/ http://blog.pskl.fr/inde/en-route-pour-linde/#comments Mon, 01 Mar 2010 07:22:26 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=306 Un petit message pour annoncer mon depart imminent pour le sous-continent Indien. Je suis pret, mentalement et backpackement, et tout est a peu pres organise. Le programme a grandement change depuis l’annonce officielle : plus de baroudage dans le nord, je reste dans le sud. J’aterris a Trichy le 2 mars, et y reste jusqu’au 6 pour me mettre dans le bain indien. Ensuite, train jusqu’a Madurai ou je passe 2 jours a CouchSurfer chez l’habitant, chez une famille indienne. Apres un vol interne de Madurai a Bangalore, je suis accueilli par une association et resterai 3 semaines a travailler volontairement dans la banlieue de Bangalore, dans un orphelinat (cours d’anglais basique, activites extrascolaires …). Le 29, 17h de train-couchette m’attendent pour finir par Trivandrum, pointe sud de l’Inde, ou j’y passerai 2 jours avant de revenir a Perth.

Le sac est pret (la preuve a gauche : en effet je voyage leger, pas envie de m’embeter avec un sac de 80 litres sur le dos au milieu de la foule indienne, sous une chaleur tropicale), les cartes de debit sont debloquees pour marcher a l’international, le Lonely Planet est dans le sac, la banane/ceinture de corps pour les choses precieuses, l’anti-moustique, les medocs contre la (quasi-inevitable) diarrhee du voyageur, le drap leger, quelques fringues (j’acheterai une tenue locale la-bas), et une bonne dose d’excitation (et un peu de nervosite aussi !) pour saupoudrer le tout. Apres 234 heures de lecture de commentaires et temoignages (IndiaMike.com est une vraie mine d’or si vous comptez aller en Inde), je m’attends donc a un choc culturel, des odeurs, du bruit, de la foule, de la pauvrete, des assauts de mendiants et de vendeurs, des negociations, des epices, et j’en passe … Bref un sacre changement compare a un voyage en Australie. J’ai haaaate, et j’espere que je serai capable d’accepter un tel changement, petit europeen que je suis.

J’essaierai comme je le pourrai de mettre a jour le blog pour vous informer de mon voyage. Apparemment, Internet est facilement accessible, ca ne devrait pas poser trop de souci ! Sur ce, je vais savourer mes dernieres heures ici avant que le taxi passe me chercher a 3h du matin. See yaaaa !

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Tintintinnnnnnnnnnnn ! http://blog.pskl.fr/inde/tintintinnnnnnnnnnnn/ http://blog.pskl.fr/inde/tintintinnnnnnnnnnnn/#comments Sat, 21 Nov 2009 15:56:05 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=252 Bom dia, hello, coucou, rayez les mentions incromprehensibles pour vous !

Votre attention s’il vous plait ! Quelques personnes de la famille sont au courant, mais maintenant que c’est officiellement prevu, j’annonce ! La fameuse « surprise » tant attendue (par moi en fait, parce que vous ca va pas trop vous affecter), c’est que je vais … EN INDE !! Bon, j’en vois 3/4 qui tirent une tronche pas possible, j’explique.

J’ai toujours voulu visiter ce pays exotique et tout plein de couleurs … Mais deja, je n’ai jamais eu l’opportunite, et ensuite je pensais que c’etait un peu dangereux d’y aller pour voyager seul. Alors apres avoir rencontre un couple d’italiens (Mikele et Chiara) amoureux de l’Inde, discuter longuement avec eux, puis un vieux routard francais (Didier) qui a visite l’Inde 4356 fois dans sa vie, puis apres avoir lu de nombreux articles rassurants, j’ai decide de sauter le pas. Au tout debut, je pensais y aller en juillet, apres l’Australie, pour visiter le Rajasthan (region remplie de choses a voir). On m’en a dissuade, car le temps a cette periode n’est pas ideal pour cette region.

Alors c’est decide, je viens de reserver mes billets pour mars, du 2 au 31 precisement. Depart de Perth, escale par Kuala Lumpur, arrivee a Tiruchirappalli, au sud du pays. De la, je prends le train jusqu’a Chennai (Madras) ou Bengalore, je ne sais pas encore, j’ai le temps de prevoir. Dans une de ces deux villes, je prends l’avion pour rejoindre Delhi, au Nord, proche du Rajasthan. Et de la, je suis un parcours inspire de mon Lonely Planet, complete par Chiara qui connait bien la region : Jaipur, Ajmer, Pushkar, Udaipur, Jodhpur, Jaisalmer, retour a Delhi pour aller a Agra (Taj Mahal), le tout en bus/train/pousspouss/canoe/velo, on verra sur place. Puis retour dans le sud, en avion sans doute, ou en train si son charme m’a seduit, pour prendre mon avion de retour vers Perth a Trivandrum (ou Thiruvananthapuram si vous preferez, mais Trivandrum est plus simple). Alors j’en entends deja certains raler : « ouaaaais, t’es en Australie, t’as rien vu encore, et tu vas claquer tes sous en Inde ». Pouet pouet, que nenni : mes billets m’ont coute $500, soit 300 euros (airasia.com, j’ai rencontre plusieurs personnes ayant pris cette compagnie, ils sont apparemment en vie, pas de souci). Les vols internes ne coutent pas grand chose (en prenant les compagnies officielles hein, pas de souci again), et la vie en Inde encore moins. Du coup, avec un peu plus de $1000, soit un peu plus d’une semaine d’egg-packing, je passe un mois la bas de maniere correcte, autant dire que je me dois de profiter de cette opportunite. Et ce n’est qu’un mois, je reviens le 31 mars, j’ai donc 16 jours pour visiter le sud de la WA (un peu en vitesse donc) pour rejoindre Melbourne, ou Roro arrivera le 17. Donc non, je ne depense pas beaucoup de sous pour passer un mois en Inde, et non, je ne rate rien de l’Australie ! Je profite juste du fait d’etre ici, proche de l’Inde, pour y aller pour pas cher, chose qui risque d’etre plus difficile plus tard !

Donc voila l’annonce officielle de la petite surprise qui me trottait depuis longtemps en tete. Les billets sont reserves, le Lonely Planet est achete, j’ai le mail de Chiara qui prend un grand plaisir a me raconter avec passion ses voyages et me conseiller ou aller … Maintenant, on va doucement planifier les choses a voir, sans trop en faire non plus, car je ne veux pas me presser pendant mon voyage au risque de tout gacher. Un plan d’ensemble suffira, tant que j’arrive au bon endroit au bon moment pour prendre l’avion, ca ira. De plus, toute l’Inde est apparemment tres lente (transports, administrations …), donc autant ne pas se fixer a voir toutoutoutoutout, car je risquerai d’etre decu ! Pour une petite idee du Rajasthan et de mon parcours, cliquez ici ou ici.

Sur ce, apres cette semaine pleine de semi-torture de poulets (mise en cage, j’ecrirai a propos de ca demain), je file au lit, la tete au Rajasthan, le coeur en France, les pieds en Australie. Quelle flexibilite !

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