La tête en bas ... http://blog.pskl.fr Fri, 02 Jul 2010 12:22:10 +0000 en hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.0 1 mois à Belo … http://blog.pskl.fr/bresil/1-mois-a-belo/ http://blog.pskl.fr/bresil/1-mois-a-belo/#comments Fri, 02 Jul 2010 12:22:10 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/bresil/1-mois-a-belo/ Bom día ! Todo bem ? Oui oui je sais, ne commencez pas à me tirer les oreilles, ça fait très longtemps que je n’ai pas mis le blog à jour ! Et pour cause, l’administration étant cassée, j’ai finalement trouvé un subterfuge (et du temps) pour publier un article et décrire un peu mon premier mois, de retour à Belo Horizonte …
Résumons : tout roule. Arrivée le 3 juin dernier, j’ai pris possession de ma chambre, avec Raísa, chez Jocelyn et Paulo. Les habitués de l’OP10 connaissent Jocelyn, français au Brésil depuis 2 ans, qui s’est chargé de produire un documentaire sur l’Opération Brésil durant notre intervention l’année dernière. Paulo, quant à lui, étudie dans le milieu du cinéma et travaille sur quelques projets documentaires aussi.

Mais que fais-je ici, dans cette coloc’ au bout du monde, de mes journées entre copine, coloc’ et amis ? Je travaille à la clinique AMMOR.
« Ha ouais, cool, mais c’est quoi, et t’y fais quoi ? » Pas vraiment une clinique, mais plutôt un ‘dispensaire’. La docteur hollando-américano-brésilienne Irene Adams y offre ses services aux enfants qui vivent dans des foyers, tirés (ou non) de la rue. Elle les écoute, les soigne, et essaye de les éduquer tant bien que mal sur l’usage des drogues, les MST, la sexualité, etc …
« Cool, mais qu’est-ce qu’un type dans le graphisme fout là ? » Premièrement, je travaille depuis un mois sur la refonte de leur site : peu dynamique et attractif, je le rends plus moderne tout en développant l’aspect social du web, en créant un Facebook/Orkut/Twitter pour les intimes, le but étant de promouvoir le projet AMMOR par l’intermédiaire du site et des réseaux sociaux. De plus, j’ai eu la chance d’arriver exactement à la naissance d’un projet dans lequel je m’investis également : le projet Abrigos.

Explication : les enfants-patients de la clinique viennent d’abris, ou foyers, divers éparpillés dans Belo Horizonte. Enfants des rues qui ont fuit leur famille ou l’ont perdu, ils y passent l’après-midi ou toute leur journée, pris en charge par des éducateurs. Ces derniers étant en contact régulier avec la clinique, Dr Irene Adams a noté que dans de nombreux foyers, des problèmes d’éducation affective/sexuelle se posent, et les éducateurs ne savent comment réagir face à certaines choses. Enfants abusés dans leur jeune âge qui abusent eux aussi d’autres enfants dans les foyers, petites filles n’ayant aucune conscience sexuelle proposant des ‘services’ en échange d’un autre service, etc … L’idée est alors venue de fonder le projet Abrigos, accepté et financé par l’état brésilien : une équipe de psychologues et d’assistants sociaux va offrir des cours pour former les éducateurs ET les enfants dans un second temps, sur des sujets tels que l’éducation sexuelle, l’affection, les drogues, les MST, etc …
Projet très intéressant, je le suis de A à Z, car ma tâche sera de publier l’avancement du projet sur le futur site (actuellement en construction, ouverture bientôt). D’abord pensé sur papier les 3 premières semaines, nous avons eu une première réunion avec les co-ordinateurs des foyers hier, pour découvrir leur réalité et modeler au mieux le projet pour répondre à leurs attentes. De plus, une autre volontaire, américaine, est arrivée quelques temps après moi à la clinique : Sarah est étudiante américaine en anthropologie et a pour mission de rencontrer les enfants des foyers pour en écrire de petites histoires, plus tard publiées sur le site.

Outre ce travail, je suis intervenu un soir dans l’école de dessin de Pascal (ancien directeur français de l’Opération Brésil) pour présenter la technique de travail française dans le milieu du graphisme. J’y retournerai bientôt pour un exposé plus développé. En projet aussi : construction du site de sa future école, construction du site du projet de (future) boite de production vidéo de Jocelyn/Paulo, éventuels cours de français, etc … Pas d’inquiétude quant à remplir mes journées, les contacts se font et les prjets arrivent facilement.
Je visite également la ville, accompagnée de mon guide personnel nommé Raísa : parc Mangabeiras, centre-ville, soirées entre amis, etc … Projet : louer une voiture et découvrir les alentours (Serra do Cipo pour mes collègues de l’OP). De plus, coupe du monde oblige, c’est encore une occasion de sortir : ici, le Brésil arrête de vivre si leur équipe joue, donc pas de travail et direction le bar pour assister au match, crier et boire du sirop de bière. Pascal, Jocelyn et moi faisions la même chose pour les matchs de la France, mais je pense que vous imaginez la suite : on a vite arrêter.

Niveau langue brésilienne, ça roule : comme avec l’anglais, quelques frustrations en fin de journée, lorsque la fatigue vient poser un grand brouillard sur mes neurones et la communication devient plus difficile, mais avec mon dictionnaire papier, mon dictionnaire humain et ma débrouille linguistique, pas de souci.
Sur ce, je file me préparer, soirée avec des amis de ma miss dans une ‘bièrerie’ ce soir. Ate logo !

Photos : ici

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1 mois au Brésil … http://blog.pskl.fr/france/1-mois-au-bresil/ http://blog.pskl.fr/france/1-mois-au-bresil/#comments Thu, 01 Jul 2010 20:27:59 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/france/1-mois-au-bresil/ Bom día ! Todo bem ? Oui oui je sais, ne commencez pas à me tirer les oreilles, ça fait très longtemps que je n’ai pas mis le blog à jour ! Et pour cause, l’administration étant cassée, j’ai finalement trouvé un subterfuge (et du temps) pour publier un article et décrire un peu mon premier mois, de retour à Belo Horizonte …
Résumons : tout roule. Arrivée le 3 juin dernier, j’ai pris possession de ma chambre, avec Raísa, chez Jocelyn et Paulo. Les habitués de l’OP10 connaissent Jocelyn, français au Brésil depuis 2 ans, qui s’est chargé de produire un documentaire sur l’Opération Brésil durant notre intervention l’année dernière. Paulo, quant à lui, étudie dans le milieu du cinéma et travaille sur quelques projets documentaires aussi.

Mais que fais-je ici, dans cette coloc’ au bout du monde, de mes journées entre copine, coloc’ et amis ? Je travaille à la clinique AMMOR.
« Ha ouais, cool, mais c’est quoi, et t’y fais quoi ? » Pas vraiment une clinique, mais plutôt un ‘dispensaire’. La docteur hollando-américano-brésilienne Irene Adams y offre ses services aux enfants qui vivent dans des foyers, tirés (ou non) de la rue. Elle les écoute, les soigne, et essaye de les éduquer tant bien que mal sur l’usage des drogues, les MST, la sexualité, etc …
« Cool, mais qu’est-ce qu’un type dans le graphisme fout là ? » Premièrement, je travaille depuis un mois sur la refonte de leur site : peu dynamique et attractif, je le rends plus moderne tout en développant l’aspect social du web, en créant un Facebook/Orkut/Twitter pour les intimes, le but étant de promouvoir le projet AMMOR par l’intermédiaire du site et des réseaux sociaux. De plus, j’ai eu la chance d’arriver exactement à la naissance d’un projet dans lequel je m’investis également : le projet Abrigos.

Explication : les enfants-patients de la clinique viennent d’abris, ou foyers, divers éparpillés dans Belo Horizonte. Enfants des rues qui ont fuit leur famille ou l’ont perdu, ils y passent l’après-midi ou toute leur journée, pris en charge par des éducateurs. Ces derniers étant en contact régulier avec la clinique, Dr Irene Adams a noté que dans de nombreux foyers, des problèmes d’éducation affective/sexuelle se posent, et les éducateurs ne savent comment réagir face à certaines choses. Enfants abusés dans leur jeune âge qui abusent eux aussi d’autres enfants dans les foyers, petites filles n’ayant aucune conscience sexuelle proposant des ‘services’ en échange d’un autre service, etc … L’idée est alors venue de fonder le projet Abrigos, accepté et financé par l’état brésilien : une équipe de psychologues et d’assistants sociaux va offrir des cours pour former les éducateurs ET les enfants dans un second temps, sur des sujets tels que l’éducation sexuelle, l’affection, les drogues, les MST, etc …
Projet très intéressant, je le suis de A à Z, car ma tâche sera de publier l’avancement du projet sur le futur site (actuellement en construction, ouverture bientôt). D’abord pensé sur papier les 3 premières semaines, nous avons eu une première réunion avec les co-ordinateurs des foyers hier, pour découvrir leur réalité et modeler au mieux le projet pour répondre à leurs attentes. De plus, une autre volontaire, américaine, est arrivée quelques temps après moi à la clinique : Sarah est étudiante américaine en anthropologie et a pour mission de rencontrer les enfants des foyers pour en écrire de petites histoires, plus tard publiées sur le site.

Outre ce travail, je suis intervenu un soir dans l’école de dessin de Pascal (ancien directeur français de l’Opération Brésil) pour présenter la technique de travail française dans le milieu du graphisme. J’y retournerai bientôt pour un exposé plus développé. En projet aussi : construction du site de sa future école, construction du site du projet de (future) boite de production vidéo de Jocelyn/Paulo, éventuels cours de français, etc … Pas d’inquiétude quant à remplir mes journées, les contacts se font et les prjets arrivent facilement.
Je visite également la ville, accompagnée de mon guide personnel nommé Raísa : parc Mangabeiras, centre-ville, soirées entre amis, etc … Projet : louer une voiture et découvrir les alentours (Serra do Cipo pour mes collègues de l’OP). De plus, coupe du monde oblige, c’est encore une occasion de sortir : ici, le Brésil arrête de vivre si leur équipe joue, donc pas de travail et direction le bar pour assister au match, crier et boire du sirop de bière. Pascal, Jocelyn et moi faisions la même chose pour les matchs de la France, mais je pense que vous imaginez la suite : on a vite arrêter.

Niveau langue brésilienne, ça roule : comme avec l’anglais, quelques frustrations en fin de journée, lorsque la fatigue vient poser un grand brouillard sur mes neurones et la communication devient plus difficile, mais avec mon dictionnaire papier, mon dictionnaire humain et ma débrouille linguistique, pas de souci.
Sur ce, je file me préparer, soirée avec des amis de ma miss dans une ‘bièrerie’ ce soir. Ate logo !

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Fin, début, fin, début … http://blog.pskl.fr/liban/fin-debut/ http://blog.pskl.fr/liban/fin-debut/#comments Tue, 08 Jun 2010 18:03:30 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=368 Que d’aventures depuis le dernier message. Celui-ci est le premier d’une (peut-être) longue liste en direct du Brésil, revoila les áccênnñtss !!
Pour clôturer mon (et notre) voyage en Australie, nous avons passé le tropique du Capricorne histoire de dire qu’on a passé le tropique du Capricorne, passant au milieu de la ville de Rockhampton, ville du boeuf. Petite decouverte du coin, puis sur le chemin du retour a Brisbane, nous nous arrêtons a Noosa pour découvrir le (parait-il) Saint-Tropez du Queensland. Joli petit coin assez prout-prout, mais sous la pluie c’est beaucoup moins marrant. Le mauvais temps et un gérant de camping idiot nous incite donc à fuir et retourner finalement vers Brisbane pour nos 2 derniers jours. On connait donc parfaitement les rues quadrillées de cette ville charmante ou les nuages font la grêve au bonheur de tout le monde.

De longues heures d’attente s’ensuivent : aeroport de Brisbane, puis de Melbourne pour ma part apres avoir vu mon frangin s’envoler pour la France. Je le suis ? Bien sur que non !!

De Liban

C’est donc après 8 mois chez les kangourous que je décide de quitter le pays, en beauté après cette belle aventure fraternelle et ces mois de voyage en solo. Un voyage différent a commencé, plus personnel et qui me tenait à coeur : le Liban. J’y ai passé 18 jours, à découvrir ce petit pays et ma grande famille qui y vit. Pour l’info, 50% du sang qui coule dans mes veines a été directement importé du Liban par l’intermédiaire de mon papa.

Ma première venue ici s’était déroulée lorsque j’avais 4 ans. Aucun souvenir, excepté un pouce brûlé (message à mes lecteurs en bas âge : une fusée d’artifice, ça se plante dans le sol, ça ne se garde pas en main) et une plongée en eau glacée de bénitier durant mon baptême. Le reste, nada.

18 jours, passés bien vite, m’ont alors permis de découvrir, enfin, nombre de mes cousin(e)s, oncles, tantes, amis de la famille, … Accueil plus que chaleureux et plein d’affection qui me change de mes pérégrinations en solitaire en Australie. J’ai aussi découvert ce petit paradis qu’est le Liban, malgré de profondes et tristes marques laissées dans le paysage et dans les esprits par des conflits en pagaille. Moins de 300 km du Nord au Sud, 80 km de largeur maximale, le tout forme une petite surface parfaite où tout est possible : climat idéal, mer pour bronzer, montagne pour skier, sites touristiques et historiques à foison, paysages de plaines/montagnes/mer sublimes, plaines abondantes et vertes, villes calmes ou capitale animée …

J’ai pu découvrir de nombreuses choses grace aux visites et sorties avec ma famille : immense grotte de Jeita (future merveille du monde ?), ruines romaines de Baalbek, d’Anjar ou de Niha, forêt des majestueux et emblematiques cêdres du Liban, la plus vieille ville du monde qu’est Byblos, charmante avec son souk et son port de pêche, le lac superficiel du Qaraawn avec vue panoramique sur la vallée, le palais de Beyt el Dine, le centre ville de Beyrouth, son quartier arménien où l’or dans les vitrines coule à flot, et j’en passe … J’ai éte pris en charge à merveille, et ce fût un réel plaisir de découvrir le pays et, au fil des jours, des membres de ma famille qui ne m’étaient que peu familiers jusqu’à présent. De nouveau, merci à tous et à toutes pour votre accueil parfait et votre chaleur de coeur, ça m’a fait un plaisir immense d’être parmi vous.

Le coeur (et le ventre !) bien remplis, j’ai fait mes aux-revoirs et suis retourné en France. Pour 2h, à l’aéroport, histoire de reprendre un autre vol pour Rio de Janeiro, puis Belo Horizonte. Enfin ! Je développerai plus tard, quand mes repêres seront pris et que la phase d’acclimatation qui m’est nécessaire à chaque fois touchera à sa fin, mais pour résumer : tudoooo beeeemm, muito beeem, ótimo, on peut difficilement aller mieux. Ce blog n’est pas Dallas, mais je pense que tout le monde sait pourquoi :)

Sur ce, je retourne dans la semi-folie routière des bus brésiliens et retourne au bercail. A très bientôt !

Photos du Liban : ici

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Roulez jeunesse http://blog.pskl.fr/australie/roulez-jeunesse/ http://blog.pskl.fr/australie/roulez-jeunesse/#comments Sun, 09 May 2010 03:22:43 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=366 En direct de la ville de 1770, petite mise a jour rapide des aventures depuis Sydney. Oula, ca va etre long !

On a donc vaguement visite le quartier de Manly, de l’autre cote de la baie de Sydney (qui n’est absolument pas Botany Bay comme je l’ai ecrit auparavant, mais l’entree de la riviere Parramatta), en profitant d’un coucher de soleil sur le pont et l’Opera, que du beau.
Apres une nuit de camping a Hat Head, ou notre van de rasage se sent seul entoure de tout plein de voitures de collection, on file vers le petit village de Nimbin, decrit comme un lieu hippie dans le Lonely Planet. On tombe bien, ou mal, car on arrive durant le « Mardi Grass », festival celebre a cette ville. Gros bordel partout, camping a l’arrache, mais c’est marrant de decouvrir cette ville au mode de vie « alternatif ».

Arrives a Brisbane, on visite la ville gentiment : ville calme, jardins agreables, petite mangrove au bord de la riviere, centre pieton charmant, mais Sydney restera la premiere dans nos coeurs ! On continue a rouler et decouvrir les paysages australiens, toujours en direction du nord et du tropique du Capricorne.
Nous debarquons a Rainbow Beach ou nous y passons un jour en l’attente d’un eventuel saut en parapente, jamais fait pour cause de petites pluies. On visite un petit parc national juste en face de Fraser Island, croisons quelques lezards bizarres et crabes creuseurs de trous, et squatons un camp dans le parc, seul dans notre van de ville face a tous ces 4×4 ! Le bruit de la mer et la pluie nous bercerons pendant la nuit. Point de beau soleil, on espere pouvoir sauter en parapente sur le chemin du retour.

On arrive dans la ville de 1770, nom donne par le Captain Cook (arrive ici en 1770, logique). « Ville » etant un bien grand mot, cette route a quelques kilometres d’Agnes Water longe la cote, et on y voit defiler la marina, le camping et les quelques habitations. Camping parfait « litoralement » en bord de mer.
On embarque dans le bateau Spirit of 1770 pour une journee magnifique : ce bateau quitte la marina de 1770 pour rejoindre Lady Musgrave Island, ile coralienne dans la barriere de corail. Apres un voyage endiable ou l’on se remercie de ne rien avoir mange le matin, evitant ainsi de montrer nos entrailles a la vue de nos collegues de voyage (qui eux, n’ont aucune pudeur gastrique), on entre dans le lagon de Lady Musgrave Island, dans une eau plus turquoise que turquoise.

L’ile est entouree d’un recif coralien la protegeant des vagues, et tout ce lagon ainsi forme est rempli de recifs coraliens en tout genre, a foison. La bateau s’amarre a un ponton flottant, point de depart de nos sessions de snorkelling. On passe une magnifique apres-midi ensoleillee a plonger parmi des poissons et des coraux de toutes formes et couleurs, une tortue, dans une eau a 26 degres. Le pied total.

Des bubulles et des poissons plein la tete, on file ensuite vers Yeppoon, juste apres avoir passe le tropique du Capricorne quelques bornes avant Rockhampton. Il fait beau, il fait chaud, les arbres et fleurs nous paraissent doucement tropicales. On reprend un ferry pour rejoindre une autre ile, habitee cette fois : l’apres-midi se passe sur Great Keppel Island. Debarques sur la plage, on loue un peu de matos de plongee (masque/tuba/palmes) et rejoignons les plages plus ou moins (plus plus que moins) difficiles d’acces, en traversant la nature de l’ile. Plages desertes, beau temps, les poissons sont presents dans un corail legerement moins colore qu’a Lady Musgrave Island, et je croise un semblant de requin (qui s’avere etre une « raie guitare » apres quelques recherches).

Petite visite tres interessante d’une ferme de crocodiles, permettant ainsi a Roland de cocher sa liste d’animaux tropicaux (koalas/kangourous/crocodiles/cacatoes). Une bonne heure et demie de decouverte des crocodiles, par un passionne qui gere une ferme de « conservation commerciale », elevant pres de 3000 crocodiles pour leur viande/cuir. Animal extraordinaire disposant de nombreuses techniques de survie en tout genre.

Nous revoila a 1770, ou l’on refile refaire notre croisiere plongee demain, tellement ca nous a plu. Creme solaire, maillot de bain, masques et bonne humeur, on est pret a recroiser nos potes colores dans leurs habitations encore plus colorees. Quelques photos sous-marines viendront bientot sur Picasa !

Donc tout va bien, on roule, on visite les terres, les mers, les dessous de la mer, etc … Dans une semaine jour pour jour, nous serons tous les deux respectivement dans des avions, et je serai de nouveau en partance pour d’autres contrees !

A bientot !

Photos : ici

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De Melbourne a Sydney http://blog.pskl.fr/australie/de-melbourne-a-sydney/ http://blog.pskl.fr/australie/de-melbourne-a-sydney/#comments Thu, 29 Apr 2010 04:41:04 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=364 Petits conseils venant de la part de neo-touristes-des-grandes-villes : ne laissez pas votre voiture toute l’apres-midi dans un parking en plein coeur de la ville, aye, et ne venez pas le week-end d’Anzac Day (commemoration aux soldats des guerres mondiales, 26 Avril en Australie), aye aussi niveau logement.
Mais que-nenni, nous nous balladons donc dans cette grande ville qui ne nous seduit finalement pas plus que ca. Il pleuviote, c’est bonde, il faut se mettre a gauche pour tourner a droite, mais nous visitons toute de meme la ville : musee, aquarium, les animes mais seduisants Victoria Market, les rues tres animees, un peu trop pour nous.

Philip IslandOn fuit donc gentiment Melbourne, direction Philip Island. Bonjour les koalas, bonjour les pitis pingouins, bonjour les grosses jolies vagues qui viennent s’eclater sur les formations rocheuses des Nobbies, et bonjour le petit vent frais du Southern Ocean. On evite la parade des pingouins, que nous pensions gratuite, et filons vers le Wilson Promontory National Park. Rien de bien spectaculaire en cette saison, le temps etant gris, on remonte doucement vers les Snowy National Park.

A Buchan, a l’entree du parc, on suit les panneaux du campground (un camping rudimentaire amenage dans un parc national). Le soleil se couche (a 17h), on y voit plus grand chose dans la foret, on est un peu perdus face aux 4 routes devant nous, mais heureusement un autochtone nous dit de descendre ce chemin pour rejoindre un petit camp pres de la riviere. On passe donc la nuit, encore une fois, un peu au milieu de nulle part, loin de la civilisation de Melbourne, berces par notre feu de camp et le bruit de la riviere (je note egalement pour apres qu’avant de s’installer pour la nuit, il faudra desormais verifier l’horizontalite du van, ou Roland roulera et empietera sur mon espace dodo).
Le lendemain, pour traverser ce parc, on se rend (un peu tard) compte qu’il faut emprunter la route non-goudronnee sur une soixantaine de kilometres, ou faire un bon gros detour. Notre van etant sacrement 4×4 (oupa), c’est parti pour 2h de virages serres dans les Alpes australiennes, pleines de bosses et de nid-de-poules (les oeufs etant toujours en pleine forme, la roue de secours ne s’etant pas detachee, tout marche bien navette). Mais c’est l’aventure, c’est marrant, et c’est surtout bien joli (pour le passager surtout, sinon paf-dans-l’ravin), bien que frisquet.

A la sortie du parc, on est heureux de retrouver du goudron, les vibrations de la ballade nous tapant un peu sur le systeme. On realise que Canberra, capitale de l’Australie, n’est pas loin, c’est parti. Nous n’y passerons qu’une nuit, tous les temoignages nous disant que Canberra, c’est naze. Juste avant de partir, on le confirme : on se ballade en van dans la ville, et c’est pas tres gai la d’dans. C’est peut-etre la capitale administrative, mais pour un touriste, ca vaut pas grand chose : les batiments sont tristes, et on a beau chercher l’animation dans les rues, elle est bien cachee.

Sydney OperaEn quelques heures, on rejoint alors Sydney, ville qui nous a charmes tous les deux. On s’installe dans un semi-camping-parc-national ou les cacatoes et oppossums grouillent a foison sans farouchitude. On rejoint la ville en simili-RER-parisien-propre-classe-avec-cameras-partout-et-banquettes-retro-inversables, et profitons du beau coucher de soleil pour decouvrir la Botany Bay de Sydney, son fameux pont et son celebre opera. Moultes photos et videos seront faites durant ce tres agreable moment, au milieu de 2 monuments les plus emblematiques du pays. On termine notre premiere journee a Sydney a errer dans les rues de nuit, bien plus calmes que Melbourne, la tete en l’air vers les buildings.
Nous voila en cette derniere journee a Sydney, en direct d’un cybercafe, apres avoir erre de nouveau dans la ville et decouvert Chinatown, le marche, le quartier Rocks, un tournage de pub Dunkin Donuts, etc …

On y retourne, on va profiter de notre derniere journee ici, avant de monter encore plus dans le nord, en longeant la cote sans doute.

Photos : ici

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Photos broadtrip http://blog.pskl.fr/australie/photos-broadtrip/ http://blog.pskl.fr/australie/photos-broadtrip/#comments Sat, 24 Apr 2010 03:17:24 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=362 Photos : ici

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Plein les pneus, plein les yeux http://blog.pskl.fr/australie/plein-les-pneus-plein-les-yeux/ http://blog.pskl.fr/australie/plein-les-pneus-plein-les-yeux/#comments Fri, 23 Apr 2010 08:04:30 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=358

Hello la famille et les amis ! En direct de la grande (et vaguement pluvieuse) Melbourne, petite mise a jour express du blog.

Samedi, le frangin est arrive. On prend donc possession de notre bien joli van, et decouvrons le message qu’il vehicule sur sa carosserie. « Muff management / Hair removal / Shaving / Plucking », on va donc parcourir des milliers de kilometres dans un engin faisant la promotion du rasage de minous, et je ne parle pas de l’animal. Ca nous permet de faire rire de nombreux conducteurs, et d’etablir de brefs contacts par l’humour sur les parkings et campings.

Roland decouvre la conduite a gauche (on est toujours en vie), les kangourous, et tout ce que l’Australie a de different (1p/2p, comprendra qui pourra) et est toujours desesperement en train de scruter les arbres a la recherche de koalas. Sans doute plus tard. Premiere etape au nord d’Adelaide : le parc national des Flinders Ranges. Apres de longues heures de route et un arret dodo sur le parking d’une station service, on passe l’apres-midi a rouler a 20km/h, sur une route cabossee, tout en savourant (du moins, le passager, le conducteur ayant les yeux rives sur la route deglinguee) le paysage montagneux et vert, les kangourous … On perd notre roue de secours, traverse des chemins ou, au premier abord, un van de ville ne passerait pas, pour finir les 20 kilometres du parc avec succes, en 3 heures. Apres une nuit fraiche passee sur le camping du parc, on refile vers le sud et passons une journee a rouler sous la pluie, pour rejoindre la peninsule de Fleurieu, au sud d’Adelaide. Changement de plan apres avoir decouvert que rejoindre Kangaroo Island, en face, nous coutera bien cher.

On annule la visite de cette ile, et repartons dans les terres, en direction du parc national des Grampians. Apres une delicieuse soiree passee chez Sue et Ray, contents de rencontrer le frangin, on passe la journee ensoleillee de mercredi dans ce parc national. Encore mieux que le premier, avec de petites randonnees pour profiter des belles chutes McKenzie, du lac JeSaisPlusQuoi, d’etranges formations rocheuses, et d’un coucher de soleil sur un autre lac JeSaisPlusQuoi, etc … Camping au milieu des kangourous, et on file ensuite vers le sud pour rejoindre la cote du Victoria.

Jeudi, le soleil est avec nous pour nous accompagner le long de la Great Ocean Road. Connue pour etre l’une des plus belles routes du monde, Roland et moi le confirmons. Une dizaine d’arrets sur la route nous laissent decouvrir cette cote dechiquetee par les vagues, ou les nombreuses formes etranges de bouts-de-terre-en-pleine-mer se succedent : London Bridge, Twelve Apostles, Loch and Gorge … Bref, une route magnifique a conseiller a tout le monde.

Aujourd’hui, nous sommes arrives a Melbourne. Petite visite a errer sans but dans les rues du centre ville, tres americanise, ou l’on croise des asiatiques en pagaille, des tramways, des batiments victoriens … suivis d’une visite du Melbourne Museum. Actuellement dans un poste Internet ou l’envoi de photos est interdit, nous rejoindrons ce soir un camping pas loin de la ville pour continuer notre decouverte de cette metropole de 3 millions d’habitants, demain.

Tout va donc tres bien : le van est bien equipe, il nous emmene avec succes aux endroits desires, a l’aide de nos cartes en pagaille et gps dans l’Iphone. On roule, on campe, on decouvre, on visite, et le soleil est globalement avec nous ! Que demandez de plus ?
Helas, pas de photo, le cybercafe affichant clairement l’interdiction de les mettre en ligne. Au prochain arret, on se chargera de vous en mettre plein la vue, et de vous faire decouvrir notre station d’epilation sur roues.

A bientot !

Photos : ici

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Beeeeehhhhh http://blog.pskl.fr/australie/beeeeehhhhh/ http://blog.pskl.fr/australie/beeeeehhhhh/#comments Thu, 15 Apr 2010 12:53:58 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=353 Apres donc ces 5 heures de bus, j’arrive a Naracoorte ou Sue (la soeur de Jann Mayer chez qui j’ai helpxe a mon arrivee en Australie et egalement passe Noel) m’accueille. Bonnes retrouvailles, et je realise encore une fois la grandeur de l’Australie : apres 40 heures en train pour traverser le continent, on roule pendant 1h30, passe de l’etat de South Australia au Victoria, pour arriver un peu apres Orsham, ou Sue et son mari Ray habitent. Ray est wool-classer (litterallement « trieur de laine »), ancien poste occupe par Sue qui est desormais infirmiere dans la region. Pendant 1h30, plaines quasi-desertes humainement parlant, un peu vallonnees par moment, et moutons moutons moutons bovins moutons.

Je decouvre les lieux et la petite ferme que Ray possede : 300 moutons de race Moreno/Crossbred (Moreno etant la meilleure race pour la laine, les Crossbred etant eleves generalement pour leur viande), ce qui apparemment n’est rien, je le decouvrirai bien vite. Petite maison sympathique, des ateliers partout, un atelier de tonte de moutons bien rustique et tres charmant, 2 chiens pour guider les moutons et un bon gros levrier, le tout au milieu de nulle part (pour faire les courses, comptez 45 minutes pour rejoindre le supermarche le plus proche !).

Le rasoir a moutonJ’y passe donc une semaine : les premiers jours, j’aide Ray dans le jardin ou dans la ferme, a degager les parcelles pleines de branches, nourrir les moutons, installer une nouvelle fontaine dans le jardin … Lundi, avec Shaun, le fils de Sue, j’aide toute la journee au « cratching » : les moutons de Ray ont ete tondus en janvier, et vont bientot mettre bas. Il faut donc raser la laine sur toute la partie arriere de la brebis, histoire de ne pas la ruiner lors de l’accouchement. J’aide donc avec mon balais specialise, a repartir la laine en tas, Moreno et Crossbred separes, pendant que Shaun enchaine 237 rasages de culs/jambes de moutons dans la journee.
Mardi, la journee fut chargee en decouvertes. J’accompagne Ray au boulot, et decouvre la ferme la plus grande du coin. 20.000 moutons, 3000 bovins, une ferme s’etendant sur 6km de large et 10km de long. Et seulement 2 employes pour gerer le tout : quad/motos et 4×4 de rigueur pour y travailler. Les deux employes, comme toute l’equipe dans le shed de tonte, m’accueillent a bras ouverts, heureux de voir un curieux etranger s’interesser au business local, et j’ai droit a une ballade en voiture dans cette immense ferme pendant la distribution de grains dans les differents enclos.

Donc une fois par an, un mouton est tondu. Apres une petite ballade dans l’exploitation, je rejoins le « shearing shed » ou les 8 tondeurs s’activent a enchainer le depoilage des animaux. Petite description du processus auquel j’ai pu assister : des centaines de moutons d’un enclos sont reunis par un employe (moto/quad/voiture et chiens a l’appui), et diriges vers le hangar de tonte. La, differents jeux de labyrinthes repartissent quelques moutons devant plusieurs portes. Le tondeur (« shearer »), de l’autre cote, passe la porte et empoigne un mouton par les pates avant, le trainant sur le posterieur vers son poste de « shearing ». La, arme de sa tondeuse (photo ci-dessus), il s’occupe dans un premier temps de tondre le ventre de l’animal, proche du sol et generalement sale, qui est separe du reste de la laine. Ensuite, des pates arriere jusqu’au pates avant, un seul et meme morceau de laine (« fliece ») est tondu en l’espace de 2 a 3 minutes. Le mouton, fraichement nu et presentant parfois quelques plaies saignantes, passe alors sous les jambes du « shearer » et quitte l’endroit pour rejoindre ses compatriotes imberbes, dehors.
Alors que le tondeur s’active vers les portes pour empoigner un autre animal, les « shed hands » s’activent autour de la laine fraichement tondue : une personne vient ramasser la laine selon un pliage bien particulier, pour ensuite courir vers les tables ou elle lancera la laine pour qu’elle s’applatisse joyeusement sur la dite table. Une autre personne balaie rapidement l’endroit ou la tonte a ete faite, pour ne pas melanger la future laine avec les restes de la precedente, et ramasse egalement le ventre fraichement tondu. Tout est conserve : le ventre va dans un grand sac, les restes dans un autre.

Sur ces tables ou a ete etale la laine, deux autres personnes s’activent autour de cete derniere. Leur mission est de nettoyer/traiter la laine, d’un geste energique : les bordures sales, ou les bordures ou la laine est trop compacte, sont arrachees, et certaines parties comme le cou sont egalement supprimees. Une fois traitee (en 10 secondes), la laine est roulee et posee sur une autre table ou le wool-classer (en loccurence Ray, ce jour la) analyse la couleur, la solidite et la longueur de la laine. Il la classe alors dans un compartiment derriere lui, en fonction de sa qualite.

La laine une fois pressee (190kgs par sac, environ $900 par sac)Enfin, le « wool-presser », a l’aide d’une presse, s’occupe de prendre tout plein de laine d’un compartiment, l’entasser dans la presse, et compacter le tout pour faire des gros sacs de 190 kilos, tres denses en laine. Numerotes et tagges, ses gros sacs seront ensuite vendus.
Dans ce lieu de tonte, le tout ressemble a une belle danse synchronisee, ou les shearers sont les chefs respectes et les « shed hands » les fourmis qui courent a la recherche des laines au sol. Le tondeur peut traiter en moyenne 200 moutons par jour, a un rythme cadence et le corps plie en deux, en trainant des moutons de 80 kilos. Sacre job donc, mais heureusement bien paye. Etre shearer peut aussi permettre de voyager : nombreux sont les shearers qui vont passer une saison a tondre en Angleterre, Irlande, Etats-Unis, Amerique du Sud …

Je quitte cette equipe bien accueillante et apres quelques jours de jardinage et de tonte de pelouse, je passe l’apres midi du jeudi chez les voisins (5 minutes en voiture, quand meme), car Ray et Sue sont au boulot. Je decouvre une autre ferme de « seulement » 10000 moutons, familiale, et assiste a la fin de l’entretien du pere fermier avec un « advisor », conseiller qui vient analyser chaque annee les objectifs et resultats de la ferme (sur demande), et propose des solutions pratiques pour les realiser ou continuer. Je decouvre ensuite l’exploitation, toujours immense pour moi, avec des paysages magnifiques de la ferme a perte de vue (« tu vois la tache verte la bas, au loin, dans le brouillard ? c’est la colline qui indique la fin de notre dernier enclos »). Je finis ensuite ma journee par un delicieux diner avec la famille que je decouvre, adorable et content de voir un lointain vagabond errer dans leurs contrees perdues dans le Victoria.

Demain, derniere demi-journee avec Sue et Ray, et je rejoins Adelaide apres 5h de bus. La fin de l’aventure en Australie approche doucement pour moi, mais une bien belle derniere aventure dans ce pays va commencer samedi : mon frangin arrive ! Les futurs messages seront donc plus rapides, je pense, mais on va essayer de tenir tant bien que mal ce blog a jour pour vous faire decouvrir l’Est de ce pays !

See ya :)

Photos : ici
Quelques photos prises du train : ici

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D’Ouest en Est ! http://blog.pskl.fr/australie/douest-en-est/ http://blog.pskl.fr/australie/douest-en-est/#comments Sun, 11 Apr 2010 04:53:53 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=348 Hi mate ! Apres 8 geniales heures d’attente a l’aeroport de Kuala Lumpur et un vol vers Perth, me voila de retour pour quelques jours sur la cote Ouest.
J’enfile de nouveau mes vetements d’helpxer (a savoir short et t-shirt troues et decolores par les experiences d’helpxer precedentes !), et alterne entre travail et activites avec Sharon et Shay. Derniere semaine a Perth qui se passe ainsi pour le mieux, en faisant l’homme-a-tout-faire : jardinage, reamenagement de cabanon, installation d’arroseurs automatiques, montages de meubles …
Une a deux fois par an, la municipalite vient sillonner les quartier et embarquer tous les meubles et dechets indesirables, entasses devant les maisons par les proprios. J’ai donc aide au grand nettoyage de printemps dans la maison par la meme occasion. Les rues du quartier sont donc temporairement embellies par des amas de meubles, branches et objets en tout genre.

Comme d’habitude, tout comme avant mon depart en Inde, je fais partie de la famille et suis genereusement emmene un peu partout. Avant de quiter Perth, j’ai donc enfin droit de voir Shay sur scene (danseuse) ! J’aurais, au final, passe quelques semaines en homme a tout faire, mais aussi en ami et frangin de passage. Tudo bem !

Mercredi, je quitte Kingsley pour embarquer dans l’Indian Pacific. Adieu la cote Ouest, Perth, le backpacker, les Mayer, Sharon et Shay, les oeufs, les avocats, les plages, les caves, la chaleur … Et en route pour la cote Est !

Comme son nom l’indique, l’Indian Pacific est un train reliant l’ocean indien a l’ocean pacifique, de Perth a Sydney. Je me serais contente des trois quarts du voyage, jusqu’a Adelaide, 40 heures de train me suffisant. A l’interieur, c’est confortable pour un long voyage en train, meme en classe « populaire ». Espace vital assis/allonge correct, toilettes, douches, bar-restaurant …
Quelques arrets sur cette longue route ferroviaire permettent de me faire quitter mon siege-couchette : Kalgoorlie (600km de Perth) est une ville miniere ou la seule attraction aura ete de partager une biere avec des compagnons ferroviaires (dont un suisse ne au Portugal, avec qui je peux echanger en francais, portugais et anglais. Moment polyglotte rigolo !). A Cook, arret rapide pour faire le tour de cette ville fantome perdue au milieu de la plaine du Nullarbor (en latin, « aucun arbre », car des paysages de bush et de terre rouge s’enchainent sur des milliers de kilometres).

J’arrive dans une Adelaide fraiche et pluvieuse, bien loin de la transpiration de l’Inde ou de la cote Ouest. Apres 5h de bus et 1h30 de route, me voila en direct d’Orsham, a egale distance entre Adelaide et Melbourne, chez Sue (soeur de Jann) et Ray. Grande ferme (pour moi) de 300 moutons au milieu de nulle part, endroit paisible … Je decrirai ma semaine d’helpx ici dans les jours a venir, car demain je decouvrirai de l’interieur le monde de la tonte des moutons !

Pas de photo pour l’instant, l’Internet par satellite etant lent et limite au milieu du Victoria !

A bientot !

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Constatations indiennes http://blog.pskl.fr/inde/constatations-indiennes/ http://blog.pskl.fr/inde/constatations-indiennes/#comments Tue, 06 Apr 2010 05:22:48 +0000 Pierre http://blog.pskl.fr/?p=344 Petite liste farfelue sur quelques faits et decouvertes que j’ai pu constater en Inde, comme ca, pour rien, parce que bon, voila … Attention, beaucoup sont inutiles a savoir :)

  • les ecoles sont de deux sortes : soit les cours sont en langage local, soit en anglais. La majorite des enfants de l’orphelinat frequentant cette seconde option, leur niveau d’anglais etait dans l’ensemble bon.
  • toujours concernant l’ecole, l’uniforme est la regle vestimentaire.
  • pas de couverts pour manger, on utilise la main droite. Melangez sauce, viande, riz, faites une boule compacte, placez sur vos doigts pres de la paume, et engloutissez le tout. S’ensuit un geste de claquement de la main droite vers l’assiette, pour y renvoyer les restes.
  • mais pourquoi que la main droite pour manger, pensez-vous ? pas de couverts pour manger, et pas de papier aux toilettes non plus. La main gauche prend donc toute sa splendeur lors du po-po, et on est alors content de ne manger qu’avec la main droite : les toilettes (majoritairement a la turque) disposent d’un robinet et d’un petit seau. L’occidental se demande bien a quoi ca peut servir, et pourquoi le papier toilette n’est pas la. Simple : au lieu de se nettoyer avec du papier, aspergez, utilisez la main gauche pour faire briller la chose, et voila ! Heureusement, on sert la main avec la main droite :P
  • la negociation est un art de vivre, quasiment partout (sauf centres commerciaux « modernes », restaurants …). Encore plus si vous avez la peau blanche. Les pilotes de tuktuk sont generalement de gentils escrocs, et de nombreuses fois j’ai pu baisser le prix initial de moitie, meme si la reduction ne s’elevait, au final, qu’a quelques centimes d’euros. 40 roupies negocies (50 centimes d’euros), c’est un repas d’economise !
  • a Bangalore, les dos d’ane abondent dans la region de l’orphelinat. Les voyages en tuktuk deviennent bien plus marrants (oupa) ! J’aurais decouvert l’existence de triples mini dos d’ane juxtaposes, qui font danser la carioca a l’arriere du tuktuk.
  • j’aurais aussi constate l’existence de la marque de voiture/camion Tata.
  • on tient a 4 sur un scooter (j’aurais pas voulu etre le gamin pris en sandwich entre les 3 autres adultes), et le pere, la mere et l’enfant tiennent facilement sur une moto … avec le bon gros sac de voyage evidemment !
  • J’ai pu aussi decouvrir, de l’interieur, qu’on peut remplir un tuktuk avec 8 personnes. Oui, 8 ! J’ai siffle un tuktuk sur la route (toujours moins cher que d’aller vers un tuktuk a l’arret, en attente de clients) et pensais partager mon bout de chemin avec les 2 personnes deja presentes sur la banquette. Le pilote a propose a une autre personne de nous rejoindre derriere, puis 2 autres personnes ont partage la banquette du pilote, juste avant qu’une derniere personne vienne s’accrocher tant bien que mal a l’embarcation surpeuplee.
  • les coupures de courant sont quotidiennes, partout ou j’etais. Benjamin m’a informe qu’elles sont « prevues » et que chaque horaire de coupure change d’une ville a l’autre. En effet, a Madurai les coupures n’apparaissaient qu’entre 13 et 17h, mais elles etaient aleatoires a l’orphelinat.
  • on enleve ses chaussures avant d’entrer dans la majorite des magasins/lieux/pieces.
  • les indiens ont un mouvement de tete d’approbation assez etrange, pour un nouvel arrivant. Pour dire « oui » ou simplement partager votre avis en cours de discussion, les indiens balancent la tete de gauche a droite, en ondulant un peu la tete (pas facile a decrire !). Ca ressemble fortement a notre signe « non » de tete, il faut donc etre au courant avant d’arriver, sous peine de nombreux quiproquos !
  • comme en Australie, roter n’est apparemment pas du tout malpoli ou mal vu.
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