Messages étiquettés egg-packing

Que d’aventures …

Premier message de cette annee 2010 ! Et on va commencer simplement par un …

Bonne anneeee 2010 a touuuus !!

Je vous souhaite a tous le meilleur pour cette nouvelle annee qui commence :) Me concernant, beaucoup de changements. Mais revenons un peu en arriere dans un premier temps …

Samedi, boxing day, travail paye $27/h (soit-disant, j’y reviens). Dimanche, repos. Lundi, public holiday, travail paye $27/h (soit-disant, j’y reviens). Deux grosses journees de 10h payees cher a chaque fois, mes perspectives financieres s’annoncaient tres bien. Seule l’equipe de tri (donc nous) travaillons ses jours feries, et les palettes de commandes s’accumulent dans l’entrepot. Nous n’avons donc plus aucune place pour les oeufs du mardi, on nous annonce donc que nous ne viendrons pas travailler mardi.

Le mercredi, autre grosse journee : deux fois plus d’oeufs a trier (car la veille, pas de travail), tout comme les 2 jours de travail precedents. Wouhouhou les sousous ! Je commence ma journee tranquillement, au « corner », a trier les oeufs, dans une bonne ambiance, comme d’habitude. A la pause dejeuner, grosse claque : ma paye des 2 jours feries est « normale », c’est-a-dire que je n’ai ete paye que $18 pour chaque heure travaillee, alors que mes collegues ont, eux, touche $27 par heure. J’en discute avec eux, leur demande si j’ai un quelconque droit de gueuler (je n’ai pas de contrat je le rapelle), et nous pensons, eux comme moi, que c’est parfaitement injuste : j’ai fait exactement le meme travail qu’eux, et je devrais etre paye comme eux, comme prevu.
Je file donc voir Wendy, la leche-cul du big-boss qui fait les payes (entre autre), furieux, et lui demande pourquoi une telle injustice face a un MEME travail. Elle prend note et me dit qu’elle va parler avec le patron. Entre temps, on retourne travailler, et je ressasse cette histoire dans ma tete : je m’investis dans un taff, je travaille comme les autres, ma superieure m’annonce de nombreuses fois que je travaille bien, et j’ai un traitement different niveau paye pour ces jours feries. Hu ?

Apres avoir trie les oeufs de la journee et commence un peu le nettoyage, je file voir ma superieure qui a essaye de me defendre en parlant avec Wendy pour regler le probleme. Elle me dit d’aller directement parler a Wendy, ce que je fais de suite. Et la, joyeux bobards de sa part, en provenance du patron : « tu seras paye $18 car tu saiiiis, tu es un backpacker, tu ne payes pas de taxes en temps normal, et toutes tes heures sont payees $18, et c’est bien mieux que les autres qui payent des taxes, patati patata ». Huu ?? Je veux avoir une reponse sur ma paye de 2 jours feries, elle me dit que mes jours normaux sont bien mieux payes que les autres ! Bullshit, vous m’aurez pas haha. « Ok, c’est mon dernier jour, trouvez quelqu’un pour demain » dis-je apres quelques minutes de reflexion en retournant travailler. « Oh, ca t’affecte tant que ca ? », me repond-elle …

Donc voila une belle page qui se tourne : fini l’egg-packing ! Ce fut un bon travail, avec des collegues tres gentils, j’ai su m’integrer dans une equipe, prendre des initiatives et avoir des responsabilites (petites hein, mais quand meme), donc j’en garde une tres bonne experience. Malgre le fait que le patron, apparemment gentil et ouvert, est (comme tous les patrons ?) tres porte sur ses sous, et moins sur ses employes. Mais tant pis, j’ai su le decouvrir et reagir en consequence : j’ai beau avoir besoin de ce (bon) argent, je ne le gagnerai pas si on me prend pour un con.
Le meilleur provient de l’equipe : « tu as bien bosse, il nous a fallu 5 employes paresseux avant de trouver quelqu’un d’efficace, tu vas nous manquer ! ». Apres echange de facebook/mail, quelques cadeaux improvises (un tee-shirt de la ferme et un sac a courses, et une incitation a voler un carton de 15 boites d’oeufs, ce que j’ai fait), je retourne au backpack, heureux de ma decision !

J’etais fier d’avoir trouve un taff bien paye, et ne voulais pas le perdre car c’etait du bon argent et un bon travail pour un backpacker. Mais ca incluait d’autres mois ici, une certaine routine, et ce n’est pas specialement ce que j’attendais de l’Australie. Du coup, voila le plan : apres le coup de stress « haaa mais t’as sans doute pas assez de sous pour les plans a venir » et apres avoir reflechi, je m’accorde quelques jours de vacances. Je pars dans le sud, pour enfin commencer a voyager et voir l’Australie : pas de nombres de jours precis (une semaine, 10 jours …), je m’accorde un certain montant a ne pas depasser. Aujourd’hui, je prepare mon itineraire, et le but final est de trouver du fruit-picking (dans les vignes ?) une fois dans le sud, voire sur la route si je trouve, on verra. Peut-etre partirai-je avec Alex, un allemand qui file dans le sud aussi, mais rien de sur encore. Je veux prendre mon temps et voir ce que je veux voir, sans dependre de quelqu’un.

Jeudi, premiere journee de non-emploi ! Je retourne au boulot prendre ma derniere paie, fais mes adieux aux collegues, et file chez les Mayer leur expliquer la situation et leur annoncer que non, je n’emmenagerai pas chez eux dimanche. J’ai ensuite achete quelques trucs pour la preparation du depart : un petit matelas, des bricoles, il me reste a installer des rideaux dans ma voiture et faire un petit « chez moi », car je risque d’y vivre dedans un bon bout de temps desormais (le fruit-picking peut inclure « vivre dans sa voiture » !).
Le reveillon au backpack fut tres sympa : on a commence par une graaande tablee au restaurant thailandais sur la plage, avec vue sur le coucher de soleil. Bon repas, bon moment (le crocodile, c’est super bon). On retourne au backpack ou l’on continue la soiree et un peu avant minuit, on file a la plage (pas de photo de ma part, Facebook devrait regler ca bientot) ! Quelques temeraires (dont moi, c’est pas tous les jours qu’on peut faire ca) y vont en maillot, avec un petit vent froid (la chaleur des jours precedents s’est un peu calmee, les nuits sont presques fraiches). La transition entre 2009 et 2010 s’est donc faite dans l’eau pour ma part, a lutter avec les vagues dans une eau sacrement chaude ! Depaysement, bonjour …

2010 commence donc bien : bientot, je pars enfin et quitte cette auberge et cette ville. Ca fait bizarre, ca fait un peu peur aussi apres quelques mois de routine, mais j’ai hate ! Pourquoi ne pars-tu pas maintenant, me direz-vous. Pour une raison a la con : j’ai, comme vous le savez, fait une demande de visa indien. Mon passeport est donc a l’ambassade, pour pouvoir accueillir mon joli visa sur ses jolies pages. Donc je dois attendre qu’il soit disponible (8/10 working days, j’espere vraiment qu’il sera pret milieu de semaine prochaine). Du coup, j’attends comme un con, tout ca parce que mon passeport n’est pas pret. Mauvais timing, mais ca fait partie de l’aventure ! D’un cote, ca me permet de prendre quelques jours pour preparer mon voyage, ma voiture. Mais je n’aime pas du tout savoir que je suis la a « rien » faire, alors que je pourrai enfin voyager, ou travailler, enfin faire quelque chose !!!

Sur ce, on va reposer cette tete qui tangue a cause d’hier soir ! Jours qui suivent : rideaux, acquisition du matos necessaire pour se nourrir/dormir sur les aires de repos, planification des choses a voir … Ca en fait des choses !

See ya everybody, et que 2010 vous apporte du bonheur !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,

Sans titre again

Hi everybody !! En direct du backpack en ce dimanche ensoleille, un petit message express :)

Semaine de 6 jours, tant mieux, ca fait des sousous ! On commence doucement a faire tourner un nouveau shed, donc d’ici peu les journees seront plus longues ! Hier soir, barbecue (photos ici en fin de page) avec la majorite du backpack, soiree fort agreable. J’ai goute la viande de kangourou, ca a un gout bien particulier mais pas mauvais du tout ! Ambiance toujours aussi sympa dans l’auberge, pour l’instant remplie de francais bien marrants, les repliques de films cultes fusent comme vache qui pisse ( »tu bluffes Martoni »). Bon, va falloir essayer de parler un peu plus anglais quand meme.
J’ai termine la soiree d’hier a discuter avec Kim d’un eventuel roadtrip qu’on ferait ensemble lors de mon retour d’Inde. J’ai 15 jours pour aller jusqu’a Adelaide, en visitant la cote sud-ouest, et elle souhaite rejoindre l’Est aussi, et voir le sud de la Western Australia aussi. Donc si tout va bien, on risque de passer ses 2 semaines ensemble sur la route, ca pourrait etre sympa ! A reflechir et planifier, j’ai le temps (quoique, ca fait bientot 3 mois que je suis la, j’ai rien vu passer) !

Cet apres-midi, je file a Midland dire bonjour a Janette, puis je retourne sur mon lieu de travail pour un diner de Noel offert par le boss ! Allie, une collegue, me propose de dormir chez elle (et sa graaande famille) si les bieres coulent a flot. On verra bien ! La semaine prochaine semble chargee : taff, sortir en ville avec Debbie (une quebecoise de l’eglise du coin qui rentre mercredi), aller voir des kangourous et diner avec Lindsay (qui travaille a l’eglise et nous apporte le pain, une femme adorable !) et Kim, puis week-end paradisiaque a Rottnest Island. J’y retourne avec Kim, on y passe 2 jours avec location de velos et d’equipement de snorkling. En esperant que le soleil soit avec nous, mais je ne m’inquiete pas pour ca (hier et avant-hier, 37 degres, la clim’ ne marche momentanement pas pour l’instant au boulot pour cause de travaux, c’est assez sympa).

Sur ce, je file dejeuner et essayer de profiter un peu de mon seul jour de repos ! See ya !

Nouvelles photos : ici et ici (je sais, faut que j’aille chez le coiffeur)

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , ,

Coulisses des ovipares

Car avant d’acheter votre boite d’une demi-douzaine ou douzaine d’oeufs, cette fameuse boite et son contenu ont suivi un loooong processus. Cette semaine, j’ai decouvert deux nouveaux mysteres du monde de l’oeuf, un sympa, l’autre moins.

J’ai tout d’abord enfin decouvert le dernier poste qui m’etait alors inconnu dans l’usine : etre au « corner ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que le corner est dans le coin de l’usine. Il est la premiere personne a voir les oeufs qui arrivent des sheds (les hangars pleins de poules) sur le tapis roulant, il s’occupe d’enlever les oeufs craques/sales/bizarres, il gere avec des petits interrupteurs l’activation (ou non) des differents tapis roulants dans les sheds, et active ou desactive la wash-machine quand trop d’oeufs sont devant lui.

C’est un travail assez abrutissant au premier abord, mais mes qualites d’evasion mentale m’aident. De plus, le temps passe incroyablement vite quand on est au « corner ». On remue les oeufs sur le tapis, a la recherche des mauvais oeufs, on entasse le tout sur les « red-trays » (pour les oeufs sales) ou « paper-trays » (pour les oeufs craqueles ou bizarres). A gauche du corner, un looong et etroit tapis roulant communique avec la washing-machine et approvisionne le tapis principal en oeufs propres. Parfois, le grand tapis s’arrete, pendant quelques secondes. Si aucun crash n’est arrive ailleurs, preuve d’un arret volontaire, cela signifie que le shed 4 est en train de « going down ». Explication : les sheds 2 et 3 sont manuels, car tous les matins on place a la fin des longs tapis roulants de ces hangars, sur les 3 niveaux de poules, des faux oeufs blancs. Quand ils arrivent devant le corner, cela signifie qu’on a traite toute la longueur du hangar. Le shed 4, quant a lui, est automatique : il commence par le tapis roulant du haut, approvisionne les oeufs vers l’usine, et quand ce tapis n’a plus d’oeufs, il descend a l’etage du dessous. Donc quand le tapis au corner s’arrete, et qu’on voit une machine descendre doucement sur la camera du shed 4, on gueule « goiiiiing doooowwwn » histoire de prevenir la boss. La reponse attendue est « OKKKKKK ». Concernant les autres sheds, quand on voit un marqueur (faux oeuf blanc en plastique) arriver devant nous, on le range, on desactive le tapis en question car il n’a plus d’oeufs, et on active un autre tapis (2 tapis a la fois, voire 3 parfois quand les poules sont deprimees). En esperant que je sois clair, sinon venez ici je vous montrerai.

La premiere fois, je pensais etre totalement a la ramasse, laissant de nombreux oeufs sales/craques rejoindre les buttons (la ou une autre personne enleve d’autres oeufs sales/craques). Hier, apres avoir ete corner pour la deuxieme fois, recompense : Vanessa, la boss, m’annonce que j’ai fait un tres bon boulot et que j’ai ete efficace « on corner », comme la premiere fois. La classe !!

J’ai egalement passe quelques fins de mes journees de travail en compagnie de Chris et de Chris (un francais et un allemand), dans les fameux hangars. Rappellez-vous, quelques semaines auparavant, quelques personnes ont eu la chance de gazer des milliers de poulets trop vieux. Le hangar etant vide, il a ete rempli de poulets cette semaine. C’est certes plus joyeux que de les tuer, mais ca reste quand meme assez triste a voir et a faire. Lorsque le camion rempli de 26 cages arrive, on decharge le tout et les repartit sur une ou deux longueurs de hangar. Chaque cage contient 14 petites cages, chacune s’ouvrant par une petite porte vers le haut, pour acceder a 10 poules entassees dedans. Le premier est dur a extirper, souvent coince entre le haut de la cage et la porte, et on doit l’attraper par les pattes et le pencher pour qu’il puisse sortir, au risque parfois de lui faire mal en lui tordant les pattes bizarrement, en coincant une aile dans la porte … Saupoudrez le tout de bruits jamais imagines en provenance du bec du pauvre animal, et vous obtenez des fins de journees magnifiques. On le prend, on le sort, et on en met 5 par cage de hangar. Au debut, pas facile, ca gueule, ca bat des ailes, ca attaque, puis a force, j’ai eu le coup de main et la technique pour qu’ils arretent de s’enerver dans mes mains. Prenez le poulet par le haut des pattes, vers les cuisses, dans une main, et l’autre main sur l’abdomen, il se sentira au calme apparemment. C’est donc pendant 3 soirs que j’ai aide toute l’equipe a remplir le hangar, et jeudi soir ce fut fini : le shed 3 est plein, le calvaire est fini. Au moins, j’ai bien deconne avec mon pote Chris l’allemand (sur qui ma boss a eu un coup de foudre, Xavier si tu lis ca lui dit rien hahaha), j’allais et revenais au boulot avec 2 autres personnes dans la voiture, c’est plus marrant, et on s’est fait des journees de 10 heures, voire 11, donc $$$ ! Chris l’allemand est revenu vendredi pour aider a faire quelques trucs par ci par la, et peut-etre qu’ils l’appeleront la semaine prochaine car ils l’aiment bien et il travaille bien, ca serait bien sympa d’aller encore au boulot avec lui.

Mon boulot d’egg-farming se deroule donc toujours aussi bien. Je connais desormais tous les postes de l’usine, je suis parfaitement integre a l’equipe avec qui je commence a bien rigoler, et je suis source de curiosites pour eux ( »Comment on apelle les smurfs en France ? Bin les schtroumpfs tiens donc !! » « Il fait quel temps la bas ? » « Vous avez des Subway ? » « T’as deja mange des escargots ? » …).

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

Nouvelles du front

Bonjouuuuur ! C’est en ce dimanche ensoleille que je me decide a donner quelques nouvelles a mes fideles lecteurs du bout du monde … Une semaine encore tout a fait normale, si l’on peut dire, avec quelques nouveautes dans ma routine, histoire de diversifier les activites !

Tout va toujours bien ici : de lundi a samedi, travail … Excepte mercredi, mon day-off ! C’est l’emploi du temps parfait : 2 jours de travail, repos, 3 jours de travail, repos, et on recommence, et ce jusqu’a fin fevrier 2010 ! Les heures s’accumulent, bien que cette semaine ne soit pas trop chargee (plus de stickers a faire), mais bon, on va pas se plaindre de gagner $700 par semaine. Par contre, mon compte en banque a peu evolue cette semaine, et apres analyse de mes depenses, j’ai decide de faire un jeune pendant les 3 mois a venir. C’est decide, je ne mange plus, la bouffe ca coutre trop cher, meme en achetant des sous-marques, en ne buvant que de l’eau, et en evitant les depenses superflues (ok, j’avoue, le koala en porte-cles, c’est pas indispensable, mais vous le voyez vous craquez aussi). Plus serieusement, j’ai realise que je depensais plus de $60 par semaine en bouffe, j’ai donc commande un gros carton de 2mn-noodles tombees du camion au boulot, $10 pour 30 paquets, et ca sera desormais mon dejeuner au boulot, comme la majorite des travailleurs ici. Marre de faire mes sandwichs/salades le soir ou le matin, et en plus ca coute cher. Il me faut de l’argent pour voyager apres, en Australie et … Vous saurez tres bientot :)

Sinon, quelques activites ont ponctue ma semaine : mardi soir, j’ai parcouru 500m pour rejoindre la maison de Mickael, jeune architecte que je vois regulierement au free-meal a l’eglise. Il a invite plusieurs personnes pour une soiree pizza, et ce fut fort sympa de passer une soiree hors de ma « zone de confort », soiree que je n’aurais habituellement jamais passe. Pourquoi ? Tout simplement parce que je l’ai passe avec des gens beaucoup plus ages que moi, et d’horizons differents du mien. Ils ont tous ete adorables, interesses par mon voyage et par la France, et j’ai eu l’occasion de decouvrir la maison de Mickael : tout son mobilier date des annes 30. Le vieux frigo (marchant anciennement au fuel) est d’origine, les gramophones rythment la decoration de la maison, les vieux fauteuils sont entoures de vieilles radios, et la Buick 1932 rouge est flambant neuve dans le garage ! Quelques photos pour illustrer …

Mercredi, journee sympathique aussi (pas de travail !) : deja, dodo, et ca ca ne m’est pas donne tous les jours. Puis je suis alle au Challenge Stadium avec Chris et Caroline, deux allemands ici depuis longtemps comme moi, mais avec qui l’amitie commence a se creer plus en profondeur. Et j’ai enfin pu decouvrir la difference entre ma vie de fumeur et maintenant : avant, impossible de nager plus de 50m, eventuellement 100m, sans prendre quelques secondes pour respirer. Desormais, plus aucun probleme pour enchainer les longueurs, donc Pedro il est fier de lui ! J’y suis retourne hier, samedi, et on va y aller regulierement. Le complexe est tout beau tout propre, et pour seulement $5 on a droit a des piscines interieures/exterieures, avec quasiment personne dedans, parfait. En repartant, decouverte d’une exposition photos dans le hall, et j’ai realise que l’art me manquait, a voir ou a faire. Ca risque d’etre difficile de peindre ici, mais je souhaite voir de nombreux musees ici, je vais m’y mettre bientot. J’ai cru entendre qu’ils etaient gratuits en plus …

Jeudi soir, mon room-mate Milan nous a offert un cours de yoga dans la games-room, avec Chris et Kim. Ce fut fort agreable, ca fait du bien, on va aussi essayer de faire ca regulierement. Oooohhhmmmmm ! Samedi, journee egg-packing suivie de 1200m de nage a la piscine, suivi de soulevage de metal/abdos/pompes avec Chris dans la games-room. Autant dire que la nuit fut bonne (22h-11h30, pas mal non ?). J’aurais du rencontrer une fille chanteuse pour jouer de la guitare avec elle, tout comme j’aurais du boire un verre avec un bresilien mercredi, mais l’un a perdu mon numero, l’autre a casse sa voiture, Australie, changement de plans au dernier moment, toussa toussa, j’y suis habitue maintenant !

Pour finir, aujourd’hui fut reposant : gros petit dejeuner (tout le monde trouve bizarre de mettre du beurre sous le nutella, et de tremper le tout dans le cafe, desormais je vais manger seul dans ma chambre avec mes gouts soit-disant bizarres, j’ai l’impression d’etre un animal qu’on regarde au zoo quand je deguste mon petit-dej’). Puis j’ai passe l’apres-midi avec tout plein de gens du backpack a la plage, a bronzer, lire, patauger dans les groooosses vagues et penser que pendant ce temps, la France a froid. Et a 16h30, j’ai rejoint l’eglise du coin : j’ai aide a faire la cuisine, preparer la salle, le pain, toussa toussa, et decouvert encore plein de gens (2 francais qui avaient pour habitude de venir ici quelques mois auparavant, et qui reviennent apres un trip dans toute l’Australie, Matt le prof de surf, Debbie la quebecoise, Marcus le bresilien, Lindsay qui me propose de m’emmener un jour je ne sais plus ou pour voir des kangourous que je n’ai encore jamais vraiment bien vu de pres, Denise qui prepare la cuisine avec son p’tit fiston qui a passe la soiree a repeter « Tourrrrs » en accentuant le fameux R, car aucun anglais n’arrive a avoir ce R si guttural …). Bref, bonne soiree, et le week-end prochain s’annonce tout aussi bien : si Kim reserve dans la semaine (2 semaines qu’elle doit le faire), on passe le week-end ensemble a Rottnest Island, avec location de velos et de materiel de snorkeling (masque tubas pour voir les poissons et les coraux, pour ceux qui se demandent ce que c’est). Ca risque d’etre bien tout ca !

Bientot, un article pour vous expliquer une idee que j’ai en tete et qui va se concretiser tres vite. C’est pas clair pour vous hein ? Vous verrez bien :} See ya tout le monde, je file au lit maintenant !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,

Suite de la semaine …

Mardi, apres une bonne soiree arrosee en bieres et rencontres du bout du monde, je file au lit tard, l’esprit un peu ole ole, esperant serieusement que ma chef soit en pleine forme mercredi matin. Evidemment, a 6h30, coup de fil de Vanessa (ma patronne) qui m’annonce que je dois aller bosser. Wouhouuuuu !! Reveil difficile, mais journee marrante : le manque de sommeil (et le mal de tete/brouillard devant mes yeux) me donne une autre vision de l’egg-packing. Habituellement, en plein rush de boites d’oeufs arrivant sur les 6 lignes de la machine, je stresse un peu. En mode zombie comme mercredi, tout devient plus marrant : « ooooh, des oeufs partout, t’as 20 secondes pour tout mettre dans les cartons, sinon c’est le bordel, hahahaha ! Everything’s gonna be allriiiiighhhht ! ». Et a vrai dire, prendre la chose du bon cote comme ca marche aussi bien que stresser et courir dans tous les sens. De toute maniere, le bouton rouge me permet a tout moment d’arreter la machine quand les tapis sont pleins de boites d’oeufs, alors no worries.

Jeudi, vendredi, journee de travail encore et toujours, rien de special a raconter. Chaque soir a ete a peu pres le meme : cette semaine, pas trop de soirees dehors pour moi, avec la foule, j’ai commence un bouquin que mon popa m’a envoye, et j’ai la tete dedans des que je peux. Vendredi, au boulot, un container plein de piles de boites d’oeufs est arrive, et on a du le vider entierement (ce qui signifie « adieu les heures de collage d’autocollants en fin de journee »), mais heureusement je devais partir plus tot. Avant d’arriver en Australie, j’avais achete un billet pour le concert de Josh Pyke, artiste decouvert plusieurs mois auparavant grace a Raisa. J’ai donc aide a vide ce fameux container pendant une petite heure, puis apres une douche au backpack et un diner express, je file a Fremantle, me perds, pense ne jamais pouvoir retrouver le Fremantle Arts Centre, et finalement le trouve ! Excellent concert : l’ambiance y est super tranquille, je ne sais pas si c’est typique de tous les concerts, mais ca choque par rapport a un concert en France. Pour la premiere partie, tout le monde est assis/allonge dans l’herbe, la majorite avec leurs coussins/couvertures, a ecouter les 2 premiers artistes. Arrive ensuite Josh Pyke, et la heureusement tout le monde se leve et s’agglutine. Tres bon concert, bonne voix, jolis rythmes de guitare, bon groupe, un artiste tres marrant, et ce fut son dernier concert (fin de tournee) avant une hibernation pour un prochain album en 2011.

Apres un debut de samedi maussade dans ma tete pour certaines raisons, bien vite mises a l’ecart et oubliees a jamais quelques heures apres, je file a Midland apres le boulot pour aller dire bonjour a la famille Mayer. J’y passe une heure a donner et prendre des nouvelles avec Janette et Richards, et prends quelques recettes faciles a Janette. Les pates/poulet/steak commencent a me gonfler un peu, on va essayer de diversifier tout ca (Zohra, je vais bientot analyser et essayer tes recettes !). Apres quelques courses, je rentre au backpack, et essaye de dormir. Ces semaines de 6 jours de travail sont assez epuisantes, non pas que le travail soit dur, mais parce que je n’arrive pas a appliquer cette regle que je me dis tous les matins ( »ce soir, tu vas au lit tot, ok ? »). Lire, rencontrer des gens, MSN, cuisiner, toujours un truc a faire. Et evidemment, samedi apres-midi, quand j’essaye de faire une sieste avec de looongues heures de sommeil a rattraper, je n’y arrive pas. Allez comprendre.

Bref, soiree ordinaire, et aujourd’hui, jour de paresse sans etre un jour de paresse. Apres un bon petit-dejeuner, je suis pris d’une surmotivation et decide de faire 2 pizzas. Armes de mes 2 pates toutes preparees, je fais 2 belles pizzas, les cuit, et les goute. Pour une premiere pizza, c’est juste parfait. Sauce tomate, concentre de tomate, bacon, fromage, oignons, feta, olives, herbes, huiles d’olive, rien de plus simple que de faire une pizza finalement. Ca sera mon dejeuner au boulot pour les 2 jours a venir a mon avis (voire 3 si je resiste a ne pas les manger le soir au backpack, paresseux comme je suis). Apres une mise a jour du weekly-diary et un faisage de lessive et un leger discutage avec Tamira, un neo-zelandais, j’emmene Mikele et Chiara en voiture dans leur nouvelle maison en colocation, pas loin, car ils ont des grosses valises et ont besoin d’une voiture. Je decouvre leur graaaande chambre et leur graaaand jardin plein de sofas/barbecue pour 5 personnes vivant ici, ils en ont de la chance. Je file ensuite a la plage rejoindre Kim et quelques autres personnes, y passe une bonne heure a bronzer/lire/patauger dans les vagues, et rentre pour finir mon weekly-diary.

Je rencontre alors Coyle, un japonais fraichement arrive, et apres une douche je file a l’eglise pour le free-meal avec Xavier. Treees bon moment comme d’habitude : je parle avec plein de gens que je connais, d’autres que je decouvre, suis invite a une pizza-party demain soir, et meilleur moment … je decouvre un bresilien qui vient de Belo Horizonte (la ou j’ai passe un mois en juillet dernier, pour les incultes). On parle longuement en portugais, ca fait plaisir de parler portugais, et surtout de Belo, avec quelqu’un qui connait Belo ! Il est fraichement arrive a Perth, anciennement ingenieur en automatisation au Bresil pour Siemens, et souhaite vivre desormais en Australie. Il y passe donc 9 mois dans une ecole pour parfaire (ca existe ce mot ?) son anglais, puis essaiera de trouver un travail ici et s’installer en Australie. Je reverrai Marcus mercredi, je lui offre une biere au backpack car il habite pas loin. Le monde est petit quand meme, je vais manger dans une eglise pas loin de mon backpack, et je rencontre un bresilien ayant passe sa vie a Belo Horizonte … J’ai aussi propose mes services pour du volontariat dans l’eglise, car je sais par exemple qu’ils accueillent des enfants le matin avant qu’ils aillent a l’ecole, et j’aurais voulu faire ca le mercredi matin. Helas, j’ai besoin d’une « police clearance » de France et d’ici, papier long a avoir, affirmant que mentalement, tout est en ordre, enfin j’espere. Dimanche prochain, j’irai donc aider a preparer la nourriture histoire de participer un peu a ce repas gratuit.

J’ai aussi pris, pour la premiere fois, quelques photos des gens ici, apres avoir photographie mes magnifiques pizzas : voila Xavier, un ancien gendarme francais qui travaille actuellement dans un snack-bar ici, Ludo, l’ancien proprio de ma voiture, francais etudiant en Australie depuis de longs mois et travaillant au backpack a la reception, Mikele, un italien en voyage avec sa copine Chiara ici, amoureux de l’Inde, et qui passe sa vie a travailler un peu et depenser son argent en voyageant avec sa copine, Marius, un hollandais avec qui je parle un peu portugais, en voyage ici, qui a visite le Bresil pour etudier le « water managment », et Kim, une excellente amie anglaise, et Caroline, une allemande qui cherche un boulot, assises toutes les 2 sur le canape, tirant une tronche pas possible. Si Kim voit que j’ai publie cette photo, je ne suis plus de ce monde.

Photos : ici

Sur ce, il est 7:10, je dois filer au boulot dans 5 minutes armes de mes pizzas du jour/gouter/bouteille d’eau ! A bientot tout le monde !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,

Actualites de la semaine !

Olaaa ! Exceptionnellement, un petit message en milieu de semaine, car l’envie me prend et j’ai quelques trucs a raconter.

Alors ecrivons dans l’ordre chronologique … Dimanche, je suis alle au free-meal de l’eglise du coin avec Laurent, Xavier et Nadine (2 francais, 1 allemande). Et encore une fois, tres bon moment. J’ai rencontre Margaret, une bresilienne typee japonaise, avec qui j’ai pas mal discute et j’ai pu remarque que mon niveau de portugais n’a pas bouge : je peux toujours parler et comprendre, parfait pour mon avenir ! On a parle d’elle, de moi, du Bresil, et elle a un contact a me donner a Belo Horizonte, tudo bem ! J’ai egalement decouvert Lindsay (qui nous apporte le pain gratuit au backpack) et discute avec elle, et j’ai donc decouvert une ancienne geologiste qui a decide d’arreter de contribuer aux actions inutiles et « capitalistes » de son ancienne compagnie et enseigne desormais dans une universite catholique pas loin du backpack, pour « donner quelque chose qui dure ».

Lundi a ete loooong : travail de 8h a 19h30, mais je ne me plains pas, ces longues heures rimes avec argent et voyage pour moi ! En rentrant, j’ai pu retrouver Kim, sans doute ma meilleure amie d’ici, et passe la soiree a refaire le monde avec elle tout en jouant de la guitare … Quoi de mieux ? Surtout qu’avant, en arrivant au backpack au boulot, j’ai eu la chance de decouvrir le colis tant attendu de la famille : pleeeins de (bons) bouquins francais, et surtout mon iPod tant attendu ! Que du bonheur de reecouter sa musique, encore merci la famille pour ca !
Petite anecdote : je pense que j’ai decouvert « l’effet station-service » en Australie : a chaque fois que je vais faire le plein et attends patiemment que le reservoir se remplisse, mon esprit s’envole et, distributeur d’essence en main, je realise soudain que je suis en Australie. A chaque remplissage de reservoir, je regarde autour de moi, en etant spectateur de ce pays, et je realise soudain : « wouah, t’es en Australie Pedro, tout seul, avec une vie que tu t’es faite tout seul, a plusieurs milliards de kilometres de ta famille et de tes amis … La classe nan ? ». La plupart du temps, je ne realise pas que je suis a l’autre bout du monde, en train de vivre une experience assez inhabituelle, comme si cette vie etait parfaitement normale. Et soudain, au milieu de cette station service, je deviens fier de moi et realise a quel point ma vie peut etre speciale. Ca m’arrive de temps en temps, dans des lieux inhabituels, d’avoir de soudaines prises de conscience sur mon quotidien a l’autre bout du monde. C’est assez marrant de ressentir ca.

Aujourd’hui, journee courte (j’ai termine a 15h30), et a midi pizzas gratuites au boulot. J’ai decouvert la Melbourne Cup, course hippique nationalement appreciee ici : toute l’Australie s’arrete pendant 10 minutes, le temps que quelques chevaux parcourent 3200m. Au boulot, chaque travailleur est associe a un cheval, et le premier remporte $100. Helas, mon cheval n’etait pas dans les 3 premiers, donc pas de gain pour moi, mais c’est pas grave, les pizzas furent tres bonnes. Apres quelques courses par un climat relativement chaud, et apres un debut de soiree redecouverte de ma musique et lecture, j’ai quitte le mode solitaire (apres, encore une fois, une salade maison, je vais m’en degouter a force) pour rejoindre la foule dehors, officiellement reunie pour le depart de Laurent demain. Bonne soiree a decouvrir Jeremy, un francais arrive quelques heures auparavant en Australie, et Chris, un allemand depuis longtemps ici, avec qui je m’amuse bien mais je n’ai jamais eu l’occasion de discuter plus en profondeur avec lui. C’est bien ca que j’aime dans ce backpack : rencontrer des gens, discuter, comparer … On vit tous la meme chose, notre reve de voyage et de changement de pays/vie/routine, et c’est toujours agreable d’avoir le point de vue d’autres personnes et de se rendre compte que non, on est pas seul a penser ci ou ca sur tel ou tel sujet (notamment le manque profond de chaleur humaine en France, et en Allemagne aussi apparemment). Apres quelques messages pratiques avec le frangin et un mail au papa, me voila en train de mettre brievement le blog a jour pour essayer de le rendre plus attractif !

Demain, c’est officiellement mon jour de repos (desormais, je ne travaillerai pas le mercredi, mais tous les samedis), mais la chef de l’entrepot paraissant treeees malade aujourd’hui a pris mon numero au cas ou elle serait toujours aussi mal demain. Si c’est le cas, je recois un coup de fil a 6h30 pour aller au boulot. Sinon, je dors un peu plus et file voir le desert des Pinnacles. M’enfin c’est pas sur, parce que tout le monde me dit qu’il va pleuvoir. Autant dire qu’encore une fois, les plans ne sont pas clairs du tout ici, et je suis eveille en cette heure tardive, esperant pouvoir dormir demain, mais rien de sur ! Si ce n’est pas le cas, ca risque d’etre marrant au boulot !!
Je vais rejoindre la foule dehors (pour pas longtemps, la fatigue est la, deja en debut de semaine). J’essaierai de mettre quelques nouvelles photos bientot ! See yaaaa !

PS : tata, je recois tes messages car (attention c’est technique) le formulaire de contact me communique les messages par l’intermediaire d’un mail a moi, pas du tien, mais quand j’essaye de te repondre, ca ne marche pas. Connecte toi a Hotmail, envoie moi un mail (n’importe quoi), et j’aurai ton mail officiel pour pouvoir te repondre !! Si quelqu’un de la famille lit ca et connait le bon mail de Chantal, je prends !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , ,

Une semaine comme les prochaines …

Helloooo ! Encore désolé pour la longue attente entre chaque article, mais ça sera comme ça pendant quelques temps, jusqu’au début du roadtrip à mon avis ! Mais reprenons tout de même là où j’en étais la dernière fois, c’est-à-dire dimanche dernier …

Dimanche, direction les terrains de tennis gratuits à quelques pâtés de maisons d’ici : on découvre un personnel très sympa, plutôt âgé mais qui nous accueille avec grand bonheur, comme la majorité des australiens donc. On ne dispose hélas pas de chaussures à semelles lisses, et l’accès aux terrains gratuits (herbe) nous est impossible. Heureusement, l’association a aussi des terrains en dur, mais payants, mais évidemment nos chers nouveaux amis du club nous offrent l’accès gratuit à ces terrains, en plus de nous prêter des raquettes et des balles. Encore une belle preuve de gentillesse de ces australiens ! On passe donc un peu plus d’une demi-heure à jouer en plein soleil, embêtés par les mouches (c’est inclus dans l’air ici, un peu de transpiration et vous avez droit à 2 ou 3 mouches qui viennent vous titiller toutes les 2 minutes), et ça fait du bien de retaper un peu dans la balle !

De retour au backpack, je cherche Laurent, en vain. Il est parti voir le coucher de soleil sur la mer, alors qu’on avait prévu d’aller ensemble au repas gratuit à l’église. Un peu tendu d’y aller seul, je m’arme d’un peu de courage pour rejoindre l’église du coin. Et évidemment, j’y suis merveilleusement bien accueilli et y passe 2 très bonnes heures : le repas était correct, et j’ai rencontré tellement de gens que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer : un retraité qui tient une association pour aider des jeunes en Afrique, un architecte australien, une étudiante coréenne, Lindsay qui nous amène régulièrement du pain au backpack et qui me conseille d’aller visiter une chocolaterie et un viticulteur français pas loin de mon boulot, etc …

J’ai alors dégusté mon diner à côté de XXXX (trop de rencontres, difficile de retenir tous les prénoms) qui m’a gentiment listé bon nombre de choses à voir dans le sud de la Western Australia (caves, villes, trees-walks, plages, chutes …). Je pense visiter tranquillement le sud de l’état après mon boulot (le nord étant tropicalement invivable lorsque j’aurai fini d’économiser), et longer la côte pour rejoindre l’Est où le frèrot arrivera. Ca me laisse donc plusieurs mois pour visiter de fond en comble le sud-ouest de l’Australie, jusqu’à Melbourne sans doute, et passer 1 ou 2 semaines de temps en temps en woophing, pour découvrir la vraie vie des australiens. C’est un début de plan, j’ai le temps de préciser tout ça avec mon Lonely Planet et ce gros bouquin d’occasion que je viens d’acheter sur les choses à voir en Australie.

La semaine a été chargée en travail et en oeufs (100 000 oeufs le lundi, 50 000 les autres jours, j’ai donc était en compagnie de 350 000 oeufs cette semaine, ça en fait des omelettes). Chaque jour a été long, car on doit toujours terminer la journée par du collage d’autocollants sur boites d’oeufs, pour approvisionner la machine le lendemain. Heureusement, l’équipe emporte des boites vierges et des autocollants tous les soirs depuis le milieu de la semaine, et leurs jeunes enfants passent leur soirée à faire notre travail ingrat contre $5 la grosse pile qui nécessite 30 bonnes minutes de boulot. Je suis contre l’esclavage, mais là j’avoue que ça m’arrange ! J’ai également travaillé samedi (une fois par mois je le ferai), donc ma prochaine paye sera conséquente ! La semaine dernière m’a rapporté près de $800, je vois donc doucement mon compte en banque monter (la voiture est à moitié remboursée, après c’est économies-voyage).
La fatigue était donc en moi du lundi au samedi soir : chaque soir, je me promets de me coucher tôt, mais évidemment ça n’arrive pas : soirées discussions/découvertes/guitare, soirées « je fais plein de crêpes et je passe au moins 1 heure à en cuisiner à tout le monde et n’en manger qu’une », généralement terminées par la discussion quotidienne avec l’autre bout du monde sur MSN, histoire d’aller au lit plein de pensées positives ! Je suis déjà en train de penser à l’après-Australie, et aux quelques pays que je vais visiter (vous verrez bien plus tard, je vais préciser tout ça pour n’inquiéter personne, moi le premier). Mais ne vous inquiétez pas, ça ne change en rien mon plan en Australie : $$$, puis vroum vroum vroum, puis frangin, puis heu je sais pas encore, j’ai plein d’idées et plein de gens me disent d’aller là, là ou là.

Rien d’exceptionnel niveau visites cette semaine, j’ai juste suivi les conseils de Lindsay et après une journée de boulot, j’ai visité la Margaret River Chocolate Factory où les chocolats gratuits à déguster m’ont séduit et on terminer dans les crêpes communes au backpack. J’ai ensuite visité un petit café/cave à vins tenu par un bordelais ayant importé les techniques viticoles françaises, mais hélas ce français n’était pas là. J’ai quand même rencontré la gérante australienne, très gentille, et acheter 3 bonnes bouteilles.

On va aussi réserver un week-end Rottnest Island avec Kim, car je souhaitais y retourner et visiter l’ile en vélo, et faire du snorkeling, et elle veut faire la même chose, c’est juste parfait. Un petit week-end visites sur une ile paradisiaque avec une amie, rien de mieux pour se ressourcer après de longues semaines d’egg-packing. N’allez pas croire que ce boulot me rend dépressif et  dingue, pas du tout. L’ambiance y est bonne, le travail est varié, je fais partie de l’équipe et j’ai autant de responsabilités que les autres, et surtout je peux me permettre de rêver mon roadtrip avec les sousous que j’y fais. Le backpack est la parfaite maison : la vie y est tranquille, il y a tout ce qu’il faut, j’y cuisine généralement bien (je suis le roi de la summer-salad désormais), j’ai mon lit deux places, j’y ai mes amis et chaque jour j’en découvre de nouveaux, et je passe avec eux des moments enrichissants et drôles. Donc petite routine plutôt sympathique en Australie pour l’instant, mais hélas pour vous pas de grandes aventures à lire pour le moment. Après Noël, ça devrait être intéressant :)

J’ai également posté deux petites annonces sur Gumtree, et les deux ont été prolifiques : la première, pour jouer de la guitare avec des gens (je vais rencontrer Roy, un coréen, un de ces 4, peut-être en fin de ce dimanche) et la deuxième pour rencontrer des personnes parlant portugais et continuer à exercer cette langue (j’échange quelques mails avec Layra, une brésilienne mariée à un australien vivant à Perth et je rencontrerai cette famille le week-end prochain sans doute, en échange de cours de français pour Layra). Mon cercle d’amis n’a jamais été aussi grandissant et surtout international, c’est plutôt agréable …

Le week-end a été inintéressant à souhait pour votre lecture : travail samedi jusqu’à 14h, dépôt du salaire de la semaine car ça craint un peu de se trimbaler avec $800, courses, salade, soirée repos avec le peu de gens dehors à discuter relation longue distance, MSN avec le Brésil, et dimanche passé à faire la lessive, réparer un pantalon, préparer la viande de la semaine pour les sandwichs, et attendre Roy pour jouer de la guitare, mais un imprévu est arrivé pour lui. D’ici peu, je retourne à l’église, cette fois avec Laurent et Nadine, une allemande rencontrée dans la semaine qui veut venir.

Bon, il faudrait que je repasse, me douche, prépare les sandwichs, … HAAAAAAAAAA, JE VEUX VOYAGEEEEER !! Enfin je comprendrai bien l’expression « après l’effort, le reconfort ». See ya everyboudy, et merci la famille pour les nombreux mails (oui tonton j’ai eu ton mail merci, et non tata je ne peux pas te répondre, ton mail est incorrect !).

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , ,

Pensees en vrac

G’day tout le monde ! En ces temps ou les messages du blog se comptent au compte goutte, je prends mon courage a 2 mains pour ecrire un article en vrac. Au programme : resume des derniers jours, et pensees vagabondes … Non pas que je ne veuille pas ecrire, mais la routine s’installe doucement avec mon nouveau boulot, donc rien d’exceptionnel a raconter !

La semaine derniere a donc ete ma premiere semaine de travail, et de tranquille petite routine. Lever a 6h30, travail jusqu’a XXh (ca change chaque jour), puis rentrage au bercail et passage de soiree avec les gens du backpack. Samedi, j’ai ete a la plage en matinee avec Kim, puis j’ai profite des 35 degres de l’apres-midi pour acheter ma guitare, faire des courses, laver et repasser mon linge, changer de lit, bref que des choses super interessantes. J’ai eu la chance de decouvrir Jenna, une norvegienne qui adore chanter, et on a donc regulierement des sessions musicales ensemble depuis ce jour. Dimanche, journee de repos et soiree arrosee pour la revenue de Chris1/Chris2/Laurent partis 5 jours en plein bush travailler chez un fermier, et pour feter le depart de nos amis Mel et Yann qui rentrent helas a Mildura, a contre-coeur. Ils reviendront sans doute si ils peuvent payer le billet d’avion, esperons !

Aujourd’hui, je reviens de ma deuxieme journee de travail de ma deuxieme semaine. Demain, c’est jour de paie, on va voir ce que me rapporte une semaine (je pourrais calculer, mais j’ai la flemme). Toujours pas de souci au boulot, c’est parfois repetitif (comme passer 2h a coller des autocollants) mais pendant ce temps je planifie et reve mon roadtrip en Australie, seul ou avec mon frangin, et commence a rever aussi de l’apres-Australie (vous en saurez plus en temps voulu, mais la majorite d’entre vous savent bien de quoi je parle :) . Et pareil, le soir je refais le monde avec tout le monde, je joue de la guitare avec Jenna, je discute avec mon amie Kim (qui est la seule a travailler ici, comme moi).

J’ai aussi decouvert aujourd’hui le racisme des Australiens, du moins de Vanessa et Claire, sa fille, au boulot. Il est bien connu que les Australiens n’aiment pas les anciens proprietaires de leur territoire, a savoir les aborigenes, mais je n’en avais encore jamais eu la preuve. On parlait de tout et de rien en travaillant, j’ai dit que je n’avais jamais vu de kangourous/koalas encore ici, puis Vanessa m’a demande si j’avais vu des aborigenes. Et la, j’ai eu droit a leur humour raciste et leurs prejuges encore plus racistes sur ce pauvre peuple, apparemment tous alcooliques et voleurs. « Tu sais comment on fait descendre un aborigene d’un arbre ? / On coupe la corde ! » me dit Vanessa. Hum, d’accord. « On devrait les mettre dans les zoos » dit Claire, 19 ans. Autant l’accueil, la curiosite et la gentillesse des Australiens sont geniales, mais leur racisme vient helas pourrir le tableau. Mais bon, ils sont connus pour ca, on verra bien si ca s’avere etre un etat d’esprit general. Laurent, revenu d’une ferme lointaine, m’a dit que son patron avait un pare-buffles non pas pour les animaux, mais pour les aborigenes (propos du fermier australien, rigolant evidemment, si on peut appeler ca de l’humour). Ca craint !

Ce soir, j’ai eu un petit coup de blues a la con, a cause de raisons idiotes (1 fois par semaine, j’ai droit a 1h d’etat grumpy). Rentre du boulot, on me demande d’aller au bottleshop en voiture, a 5 minutes a pied. Je dis non et ne comprends meme pas qu’on puisse me demander ca, demande d’un non travailleur qui a toute la journee pour le faire envers un travailleur qui a juste envie de se reposer en rentrant. Puis je vais lire un mail, et des personnes (francaises, evidemment) se permettent de parler fort et lire leur mail a voix haute derriere moi, et de mettre de la musique. Je veux lire un livre, me pose dans le canape, et d’autres francais viennent a cote. Je vais donc recharger mon esprit dans la games-room, en lisant un bouquin ! La cerise sur le gateau vient du micro-ondes qui, au lieu de decongeler mon steak (ou defreezer, mot invente hier, je commence a melanger les langues) me le cuit. J’en avais donc plein le c*l du comportement typiquement egoiste et jemenfoutiste que bon nombre de francais ont ici, par moment evidemment. Je comprends pourquoi samedi, John, un australien, me parlait de ce cote obscur de bon nombre de nos compatriotes et par moment, je le comprends parfaitement. Et puis trop de francais ici a parler francais tout le temps, ca m’a pas aide a me faire apprecier mon pays. N’allez pas croire que je hais mon pays, mais j’ai juste remarque que les seules personnes ayant des comportements mauvais ici sont la plupart du temps francaises … Du coup, j’ai emprunte l’iPod de Kim, mange un diner acceptable en lisant un livre (merci Catherine, sympa ce p’tit bouquin, c’est tellement vrai haha !), et la forme est revenue ! 3615mylife  au revoir …

Hier, j’ai eu une pensee a la con en collant mes stickers : mon quotidien est definitivement plein d’internationalites (ouais j’invente des mots, et alors ?).  Je me leve dans une chambre avec un allemand et un anglais, je travaille avec des australiens, je discute au boulot avec une ecossaise, je joue de la guitare avec une norvegienne, ma wwoofing-family a vecu en Suisse et en Egypte, j’ai droit a un the chaque soir d’une anglaise, ma future femme est bresilienne et j’ai une correspondance reguliere avec des amis bresiliens, j’ai des contacts avec ma famille libanaise qui me suit … Et malgre ce paysage quotidien tres eclectique, j’ai quand meme envie d’une baguette et de rillettes. C’est fou non ? Oui, ca n’a surtout aucun sens, mais mettons ca sur le dos de la fatigue.

Je vais de ce pas retrouver tout le monde dehors, sur les canapes de l’amitie. Ha non, faut que je fasse mes sandwichs pour demain avant … B*rdel, meme quand le travail est fini, le travail n’est pas fini. Et puis tiens, tant qu’a faire, vu que cet article n’a ni queue ni tete, ma maman m’a demande ou j’en etais niveau tabac, et bien je tiens toujours le coup les amis ! Plus de cigarette en temps normal, seulement 1 (voire 2 !) pour accompagner les soirees pleines de bieres … Et le meilleur, c’est que je ne pense meme plus a fumer, et je n’ai meme plus l’envie de cigarette.

See ya …

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , ,

La journee typique d’un egg-packer

Extrait du livre Les oeufs, plus qu’un truc rond, une obsession bientot dans toutes les librairies pres de chez vous.

[...] L’egg-packer en Australie peut etre de n’importe quelle nationalite, religion, race, disposant ou non d’un diplome, mais nous nous attarderons ici sur un cas particulier : l’egg-packer voyageur tourangeau, brun, 22 ans, 64 kilos, QI de 340, oupa.

Ce specimen de grande qualite se reveille donc 5 matins de la semaine a 6:30am. Il descend difficilement de son lit, essayant chaque jour de trouver une technique discrete et non dangereuse de descendre de ce lit. La meilleure solution trouvee jusqu’a present est de prendre appui contre le mur en face, et faire l’acrobate pour poser un pied sur le lit du dessous, en evitant les pieds de Norman, petit gros anglais tatoue ici en vacances, mais adorable.

Une fois ses lentilles sur les yeux, il deplace sa tete non-eveillee vers la cuisine deserte. Il fait chauffer une tasse de cafe dans le micro-ondes et va se connecter pour verifier ses mails. Une fois le cafe pret, il le savoure generalement en lisant son courrier, et en decouvrant souvent un mail qui l’enchante d’une personne qui l’enchante aussi, lui assurant un debut de journee optimal. Il se dirige ensuite vers la table a manger, deserte elle aussi, ou il savoure un petit dejeuner.

Vers 7:10am, il monte dans son bolide, choisit le CD du jour et file au boulot. Apres 25 minutes de route souvent ensoleillee, mais fraiche, il arrive a la Swan Eggs Farm ou il se gare et attend generalement quelques minutes : le specimen etudie passe parfois ses minutes a somnoler, mais le plus souvent il met a jour son daily-diary, qui ressemble plus a un weekly-diary ces temps-ci. Vers 7:55am, il rentre dans la cuisine de l’entreprise et salue ses collegues. Il note son horaire d’arrivee, depose sa nourriture au frigo, remplit sa bouteille d’eau et file dans l’entrepot (apres relecture, je decouvre les rimes de cette phrase, futur tube de l’ete).

La, il entame un rituel de preparation quotidien : remplissage de seaux d’eau + chiffons ensuite places sous les tapis roulants ou arrivent les boites d’oeufs, au cas ou d’eventuels oeufs viennent salir l’espace de travail, verification des pistolets-dateurs, puis attente. Apres une quinzaine de minutes d’attente, lui permettant de s’eveiller et de dire bonjour aux arrivants, et de se mettre dans l’etat d’esprit de l’egg-packer qui reussit, la machine est lancee. Le fameux bruit repetitif de la machine s’installe pour la journee, permettant ainsi a toute l’equipe de communiquer de maniere violente en criant. Le specimen, quant a lui, se rapproche toujours de son interlocuteur, car l’anglais australien est encore plus difficile a comprendre avec des interferences. Il passe donc la matinee a verifier les oeufs dans les boites avant qu’elles soient fermees par lui-meme, un de ses collegues ou la machine, puis prend les boites et les entasse par 15 dans un carton, date le carton plein et place le carton derriere lui, sur le tapis roulant de la machine qui fermera et scotchera la boite a vie. Un nouveau carton est alors pris, au dessus de sa tete, et place en bout de tapis, et generalement date immediatement.

Par moment, le rythme se fait trop rapide, ou alors un evenement perturbateur vient interferer le bon deroulement du packing d’eggs : un oeuf est mal tombe dans la boite, ruinant ainsi la perfection de la chaine et la proprete de la machine par la meme occasion. Un bouton rouge permet de stopper le process, pour nettoyer ou alors prendre son temps pour ranger les boites.

Regulierement, l’egg-packer tourangeau tourne la tete vers sa gauche pour constater, oupa, un surplus de cartons scotches et prepares par la machine. Il court donc en leur direction pour les prendre et les placer sur les palettes adequates. Egalement parfois, il se peut qu’il ait a pousser le carton dans la scotch-machine, car elle se bloque parfois. Il fait ce geste avec prudence et recul, car un gros bras metallique pourrait lui faire tres mal, et l’egg-packer n’aime pas le mal.

2 a 3 fois par jour, la chef de l’egg-packer lui demande d’aller aux « buttons », autrement dit le poste de controle-qualite des oeufs, place avant la machine de packing. La, il passe generalement 30 minutes a trier les oeufs arrivant des 4 « sheds » : les oeufs pales, craques ou moches sont otes et places a droite, les oeufs sales sont places a gauche, sur des moules de 36 oeufs. Lorsqu’a gauche ou a droite, les moules s’empilent au nombre de 6, il les prend et les pose au sol, ou le « runner » les recuperera pour soit les mettre sur la palette d’oeufs craques, soit emmener les oeufs sales dans la machine a nettoyer les oeufs. L’egg-packer aux « buttons » verifie donc chaque oeuf arrivant, a l’aide de ses yeux affutes et d’un miroir en face de lui qui permet de matter le joli fessier de l’oeuf en question. Une certaine experience est necessaire pour attraper l’oeuf desire en s’aidant de la vision dans le miroir, car le devant est derriere, et lycee d’versailles. Apres quelques minutes de controle-qualite, l’egg-packer commence a delirer et a chanter a la vue de ce tapis roulant plein d’oeufs : il a parfois des hallucinations et voit des Monsieur Patate par centaines, ou des poussins. Lorsque la machine s’arrete pendant quelques secondes, il passe le plus clair de son temps a dessiner avec les oeufs sur le tapis. Il est le pro des fleches et des triangles, et l’apprentissage du smiley est en cours.

A 10h30, il dispose d’une pause de 15 minutes non prise en compte sur son salaire, ou il deguste un petit encas et discute avec ses collegues dehors, au soleil. Du moins, il essaye de discuter, et passe son temps a essayer de transcrire leur propos en un anglais comprehensible. A 13h, il dispose de 30 minutes non payees pour manger son sandwich prepare la veille, et prendre un cafe gratuit.  Il passe ensuite l’apres-midi comme le matin, entre packing et checking, puis la fin du packing se termine lorsque le « markers » blancs sont arrives, signifiant la fin du process. Les derniers oeufs sont places dans les boites, puis la machine est nettoyee de fond en comble, et les cartons vides sont reapprovisionnes au dessus des tetes des packers. Ensuite, l’egg-packer ainsi que ses collegues vont preparer les commandes du jour et empiler sur des palettes differentes sortes d’oeufs (600g L, 700g XL, 800g XXL, Megas, petite, freerange …). Apres la commande palettisee, il l’emballe et la place dans un coin de l’entrepot.

Apres 1 a 2h de commandes, la journee se termine : il file ecrire l’heure de fin de sa journee et s’en va rejoindre son backpack prefere, empruntant generalement une route fort encombree. Arrive la, il profite de ses amis, d’une biere fraiche, d’une douche fraiche, et prepare son sandwich du lendemain. Ensuite, il oublie le monde de l’egg-packing pendant quelques heures, et file alors au lit.

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,