Messages étiquettés Inde

Constatations indiennes

Petite liste farfelue sur quelques faits et decouvertes que j’ai pu constater en Inde, comme ca, pour rien, parce que bon, voila … Attention, beaucoup sont inutiles a savoir :)

  • les ecoles sont de deux sortes : soit les cours sont en langage local, soit en anglais. La majorite des enfants de l’orphelinat frequentant cette seconde option, leur niveau d’anglais etait dans l’ensemble bon.
  • toujours concernant l’ecole, l’uniforme est la regle vestimentaire.
  • pas de couverts pour manger, on utilise la main droite. Melangez sauce, viande, riz, faites une boule compacte, placez sur vos doigts pres de la paume, et engloutissez le tout. S’ensuit un geste de claquement de la main droite vers l’assiette, pour y renvoyer les restes.
  • mais pourquoi que la main droite pour manger, pensez-vous ? pas de couverts pour manger, et pas de papier aux toilettes non plus. La main gauche prend donc toute sa splendeur lors du po-po, et on est alors content de ne manger qu’avec la main droite : les toilettes (majoritairement a la turque) disposent d’un robinet et d’un petit seau. L’occidental se demande bien a quoi ca peut servir, et pourquoi le papier toilette n’est pas la. Simple : au lieu de se nettoyer avec du papier, aspergez, utilisez la main gauche pour faire briller la chose, et voila ! Heureusement, on sert la main avec la main droite :P
  • la negociation est un art de vivre, quasiment partout (sauf centres commerciaux « modernes », restaurants …). Encore plus si vous avez la peau blanche. Les pilotes de tuktuk sont generalement de gentils escrocs, et de nombreuses fois j’ai pu baisser le prix initial de moitie, meme si la reduction ne s’elevait, au final, qu’a quelques centimes d’euros. 40 roupies negocies (50 centimes d’euros), c’est un repas d’economise !
  • a Bangalore, les dos d’ane abondent dans la region de l’orphelinat. Les voyages en tuktuk deviennent bien plus marrants (oupa) ! J’aurais decouvert l’existence de triples mini dos d’ane juxtaposes, qui font danser la carioca a l’arriere du tuktuk.
  • j’aurais aussi constate l’existence de la marque de voiture/camion Tata.
  • on tient a 4 sur un scooter (j’aurais pas voulu etre le gamin pris en sandwich entre les 3 autres adultes), et le pere, la mere et l’enfant tiennent facilement sur une moto … avec le bon gros sac de voyage evidemment !
  • J’ai pu aussi decouvrir, de l’interieur, qu’on peut remplir un tuktuk avec 8 personnes. Oui, 8 ! J’ai siffle un tuktuk sur la route (toujours moins cher que d’aller vers un tuktuk a l’arret, en attente de clients) et pensais partager mon bout de chemin avec les 2 personnes deja presentes sur la banquette. Le pilote a propose a une autre personne de nous rejoindre derriere, puis 2 autres personnes ont partage la banquette du pilote, juste avant qu’une derniere personne vienne s’accrocher tant bien que mal a l’embarcation surpeuplee.
  • les coupures de courant sont quotidiennes, partout ou j’etais. Benjamin m’a informe qu’elles sont « prevues » et que chaque horaire de coupure change d’une ville a l’autre. En effet, a Madurai les coupures n’apparaissaient qu’entre 13 et 17h, mais elles etaient aleatoires a l’orphelinat.
  • on enleve ses chaussures avant d’entrer dans la majorite des magasins/lieux/pieces.
  • les indiens ont un mouvement de tete d’approbation assez etrange, pour un nouvel arrivant. Pour dire « oui » ou simplement partager votre avis en cours de discussion, les indiens balancent la tete de gauche a droite, en ondulant un peu la tete (pas facile a decrire !). Ca ressemble fortement a notre signe « non » de tete, il faut donc etre au courant avant d’arriver, sous peine de nombreux quiproquos !
  • comme en Australie, roter n’est apparemment pas du tout malpoli ou mal vu.
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Photos Bangalore, orphelinat, train …

Photos : ici

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Uncle a Bangalore

Apres avoir aterri a Bangalore Lundi 8 Mars, le frere de mon correspondant de l’association m’emmene de l’aeroport aux bureaux de l’assoc’, dans le centre de Bangalore. Adieu poussiere omnipresente  de Trichy, Thanjavur ou Madurai, bonjour Bangalore et ses buildings, ses compagnies informatiques partout, sans oublier la desormais typique danse des vehicules dans les embouteillages. M’enfin n’imaginez pas New York, c’est toujours l’Inde avec ses detritus un peu partout et cette confusion constante !

Apres avoir discute avec M. Naidu pour les formalites de base et la description du projet, je rejoins l’orphelinat dans la banlieue de Bangalore. L’organisation a ete cree par le Pasteur V.V. Charles, et apres avoir tenu un orphelinat dans le centre de Bangalore (20 enfants), 47 enfants (de 1 a 14 ans) sont desormais nourris, loges et scolarises dans le quartier de Anekal Taluk. Ils viennent d’horizons differents, mais leur passe est souvent plus ou moins le meme : abandonnes, enfants des rues, parents sans le sou, ou accident tragique les laissant seuls face au monde sont accueillis ici. Le pasteur compte sur quelques dons et, je cite, les miracles de Dieu, pour faire tourner a bien la machine et payer le loyer (15000 roupies par mois), les 2 employees, les factures, etc …
Je decouvre les lieux, tous les enfants viennent se presenter et me serrer la main. Je suis officiellement « Uncle », et apres 10 jours, meme si certains connaissent mon prenom, je suis toujours « Uncle ». Explication : le pasteur est appele « Daddy », Kissy, une benevole qui a 2 enfants ici, est appelee « Mummy », et les volontaires ou autres acteurs sont systematiquement surnommes « Uncle » par les gamins.


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J’ai donc pour mission de divertir les jeunes et d’enseigner les rudiments d’anglais aux plus jeunes. A 8h, le bus vient exporter la majorite des enfants vers l’ecole. Seule une petite dizaine d’enfants reste la : certains, arrives durant l’annee, ne sont pas encore scolarises, et d’autres sont temporairement suspendus de leur scolarite (probleme de peau contagieux). J’ai donc a enseigner l’anglais a Supryia, Abel, Suraj, Amu, Sathya, les autres etant bien trop petits pour suivre. Pas facile au debut, car leur niveau est incroyablement different : Amu ne sait pas lire, certains connaissent l’alphabet en capitales, d’autres en minuscules, certains parlent un peu anglais … J’ai donc repris depuis le debut, et grace au tableau noir, aux dessins et aux gestes, on voit les parties du corps, des objets, des fruits, des legumes. Je me contente du vocabulaire, meme si j’ai reussi a leur faire comprendre « I am … / You are … ». Lorsque vous avez en face de vous des enfants qui parlent 3 langages entre eux (Tamil, Kanada et Hindi), et peu d’anglais, c’est un vrai challenge de faire comprendre des notions complexes, alors merci le tableau et le dessin !
Apres le petit cours d’anglais quotidien, on joue entre nous : blocs de construction, Uno, ballon, football sur papier, jeux avec les nombres, et j’en passe.
Juste pour montrer a quel point la vie est peu chere ici : pour 15 euros, j’ai pu acheter 5 jeux pour enfants (blocs en bois, 3 jeux de societe, Uno), une tripotee de pastels/crayons pour dessiner et du papier, avec le transport en tuktuk aller-retour jusqu’au centre commercial compris. Ils n’ont pas grand chose pour jouer, car la lutte prioritaire du pasteur, chaque mois, est de payer le loyer et la nourriture pour les enfants. Ces quelques jeux ne me coutant pas grand chose, ils me permettent d’une part de divertir les enfants, tout en leur enseignant des verbes, couleurs, formes, etc…

A 15h30, tous les etudiants scolarises reviennent et je joue avec eux. Volley, football, jeux de balles, cricket, jeux de cartes, de societe, etc … J’aide aussi certains a reviser leurs cours d’anglais officiels, mon Hindi ou Kanada etant assez rudimentaires pour l’instant.
C’est donc une tres bonne experience, meme si elle peut s’averer epuisante en fin de journee ! Je suis integre a la perfection avec les enfants, et j’ai donc constamment droit a des « uncle uncle je veux jouer a ca » ou « uncle uncle il veut pas me laisser jouer a ca », voire des « uncle uncle camera » ou « uncle uncle viens jouer a ca ». Les garcons et les filles sont separees pour le jeu, regle du Pasteur, et ca m’arrange : lorsque les jeux avec les garcons hypramega-energiques, competitifs et parfois un peu mechants deviennent epuisants, je rejoins le calme havre de paix des filles, douces et studieuses.
J’ai a peu pres assimile la quasi-totalite des noms des enfants (pas simple, car a part Abraham et Jennifer, tous les autres prenoms m’etaient totalement « exotiquement » inconnus), cerne leur diverse personnalite et apprend a les connaitre : Tenin aime etre le chef et s’emporte vite, Abel est distrait, Supryia et Minnie sont capricieuses, Anita semble jalouse, Sanju est renfermee, Santosh est independant, Suraj est assidu a la tache, etc … Je passe de bons moments avec eux, en groupe ou en petits commites, comme hier avec Supryia et Anita qui m’ont offert un cours d’Hindi/Kanada. Namaste, amara nam Pierre.

A 18h30, ils vont tous dans une meme chambre et prie pendant une heure. C’est mon moment de repos (je fais une petite sieste lorsque la chaleur est trop pesante en milieu de journee) et signe de fin de journee : on m’apporte le diner dans ma chambre et apres avoir souhaite « bonne nuit » aux enfants dans leur chambre, je file au lit. Meme constat face a l’incroyable generosite et la genante « serviabilite » de l’equipe : on me demande quels produits me feraient plaisir, on me propose constamment du the, j’ai droit a de bons repas … Evidemment genant lorsque les enfants ont des repas assez simples et que les conditions de vie sont relativement precaires ici.

Tous les jours, je rejoins les quelques magasins du coin pour m’approvisionner en eau en bouteille, et je rejoins de temps a autres Hosa Road, 20 minutes de marche, ou tout est disponible (Internet entre autre !). Je suis comme d’habitude source de nombreux regards, mais cela me permet de rencontrer quelques personnes curieuses sur la route, ou de me lier un peu avec le pharmacien a cote du poste Internet !

Ups, 12h30, je dois refiler au shopping-center : il me faut un petit ballon pour improviser un bowling avec toutes mes bouteilles d’eau vides, voire quelques autres jeux. Je repars ensuite a l’orphelinat pour accueillir les enfants du retour de l’ecole. A la prochaine !

Photos : ici

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En route pour l’Inde

Un petit message pour annoncer mon depart imminent pour le sous-continent Indien. Je suis pret, mentalement et backpackement, et tout est a peu pres organise. Le programme a grandement change depuis l’annonce officielle : plus de baroudage dans le nord, je reste dans le sud. J’aterris a Trichy le 2 mars, et y reste jusqu’au 6 pour me mettre dans le bain indien. Ensuite, train jusqu’a Madurai ou je passe 2 jours a CouchSurfer chez l’habitant, chez une famille indienne. Apres un vol interne de Madurai a Bangalore, je suis accueilli par une association et resterai 3 semaines a travailler volontairement dans la banlieue de Bangalore, dans un orphelinat (cours d’anglais basique, activites extrascolaires …). Le 29, 17h de train-couchette m’attendent pour finir par Trivandrum, pointe sud de l’Inde, ou j’y passerai 2 jours avant de revenir a Perth.

Le sac est pret (la preuve a gauche : en effet je voyage leger, pas envie de m’embeter avec un sac de 80 litres sur le dos au milieu de la foule indienne, sous une chaleur tropicale), les cartes de debit sont debloquees pour marcher a l’international, le Lonely Planet est dans le sac, la banane/ceinture de corps pour les choses precieuses, l’anti-moustique, les medocs contre la (quasi-inevitable) diarrhee du voyageur, le drap leger, quelques fringues (j’acheterai une tenue locale la-bas), et une bonne dose d’excitation (et un peu de nervosite aussi !) pour saupoudrer le tout. Apres 234 heures de lecture de commentaires et temoignages (IndiaMike.com est une vraie mine d’or si vous comptez aller en Inde), je m’attends donc a un choc culturel, des odeurs, du bruit, de la foule, de la pauvrete, des assauts de mendiants et de vendeurs, des negociations, des epices, et j’en passe … Bref un sacre changement compare a un voyage en Australie. J’ai haaaate, et j’espere que je serai capable d’accepter un tel changement, petit europeen que je suis.

J’essaierai comme je le pourrai de mettre a jour le blog pour vous informer de mon voyage. Apparemment, Internet est facilement accessible, ca ne devrait pas poser trop de souci ! Sur ce, je vais savourer mes dernieres heures ici avant que le taxi passe me chercher a 3h du matin. See yaaaa !

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Tintintinnnnnnnnnnnn !

Bom dia, hello, coucou, rayez les mentions incromprehensibles pour vous !

Votre attention s’il vous plait ! Quelques personnes de la famille sont au courant, mais maintenant que c’est officiellement prevu, j’annonce ! La fameuse « surprise » tant attendue (par moi en fait, parce que vous ca va pas trop vous affecter), c’est que je vais … EN INDE !! Bon, j’en vois 3/4 qui tirent une tronche pas possible, j’explique.

J’ai toujours voulu visiter ce pays exotique et tout plein de couleurs … Mais deja, je n’ai jamais eu l’opportunite, et ensuite je pensais que c’etait un peu dangereux d’y aller pour voyager seul. Alors apres avoir rencontre un couple d’italiens (Mikele et Chiara) amoureux de l’Inde, discuter longuement avec eux, puis un vieux routard francais (Didier) qui a visite l’Inde 4356 fois dans sa vie, puis apres avoir lu de nombreux articles rassurants, j’ai decide de sauter le pas. Au tout debut, je pensais y aller en juillet, apres l’Australie, pour visiter le Rajasthan (region remplie de choses a voir). On m’en a dissuade, car le temps a cette periode n’est pas ideal pour cette region.

Alors c’est decide, je viens de reserver mes billets pour mars, du 2 au 31 precisement. Depart de Perth, escale par Kuala Lumpur, arrivee a Tiruchirappalli, au sud du pays. De la, je prends le train jusqu’a Chennai (Madras) ou Bengalore, je ne sais pas encore, j’ai le temps de prevoir. Dans une de ces deux villes, je prends l’avion pour rejoindre Delhi, au Nord, proche du Rajasthan. Et de la, je suis un parcours inspire de mon Lonely Planet, complete par Chiara qui connait bien la region : Jaipur, Ajmer, Pushkar, Udaipur, Jodhpur, Jaisalmer, retour a Delhi pour aller a Agra (Taj Mahal), le tout en bus/train/pousspouss/canoe/velo, on verra sur place. Puis retour dans le sud, en avion sans doute, ou en train si son charme m’a seduit, pour prendre mon avion de retour vers Perth a Trivandrum (ou Thiruvananthapuram si vous preferez, mais Trivandrum est plus simple). Alors j’en entends deja certains raler : « ouaaaais, t’es en Australie, t’as rien vu encore, et tu vas claquer tes sous en Inde ». Pouet pouet, que nenni : mes billets m’ont coute $500, soit 300 euros (airasia.com, j’ai rencontre plusieurs personnes ayant pris cette compagnie, ils sont apparemment en vie, pas de souci). Les vols internes ne coutent pas grand chose (en prenant les compagnies officielles hein, pas de souci again), et la vie en Inde encore moins. Du coup, avec un peu plus de $1000, soit un peu plus d’une semaine d’egg-packing, je passe un mois la bas de maniere correcte, autant dire que je me dois de profiter de cette opportunite. Et ce n’est qu’un mois, je reviens le 31 mars, j’ai donc 16 jours pour visiter le sud de la WA (un peu en vitesse donc) pour rejoindre Melbourne, ou Roro arrivera le 17. Donc non, je ne depense pas beaucoup de sous pour passer un mois en Inde, et non, je ne rate rien de l’Australie ! Je profite juste du fait d’etre ici, proche de l’Inde, pour y aller pour pas cher, chose qui risque d’etre plus difficile plus tard !

Donc voila l’annonce officielle de la petite surprise qui me trottait depuis longtemps en tete. Les billets sont reserves, le Lonely Planet est achete, j’ai le mail de Chiara qui prend un grand plaisir a me raconter avec passion ses voyages et me conseiller ou aller … Maintenant, on va doucement planifier les choses a voir, sans trop en faire non plus, car je ne veux pas me presser pendant mon voyage au risque de tout gacher. Un plan d’ensemble suffira, tant que j’arrive au bon endroit au bon moment pour prendre l’avion, ca ira. De plus, toute l’Inde est apparemment tres lente (transports, administrations …), donc autant ne pas se fixer a voir toutoutoutoutout, car je risquerai d’etre decu ! Pour une petite idee du Rajasthan et de mon parcours, cliquez ici ou ici.

Sur ce, apres cette semaine pleine de semi-torture de poulets (mise en cage, j’ecrirai a propos de ca demain), je file au lit, la tete au Rajasthan, le coeur en France, les pieds en Australie. Quelle flexibilite !

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