Messages étiquettés job

Coulisses des ovipares

Car avant d’acheter votre boite d’une demi-douzaine ou douzaine d’oeufs, cette fameuse boite et son contenu ont suivi un loooong processus. Cette semaine, j’ai decouvert deux nouveaux mysteres du monde de l’oeuf, un sympa, l’autre moins.

J’ai tout d’abord enfin decouvert le dernier poste qui m’etait alors inconnu dans l’usine : etre au « corner ». Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que le corner est dans le coin de l’usine. Il est la premiere personne a voir les oeufs qui arrivent des sheds (les hangars pleins de poules) sur le tapis roulant, il s’occupe d’enlever les oeufs craques/sales/bizarres, il gere avec des petits interrupteurs l’activation (ou non) des differents tapis roulants dans les sheds, et active ou desactive la wash-machine quand trop d’oeufs sont devant lui.

C’est un travail assez abrutissant au premier abord, mais mes qualites d’evasion mentale m’aident. De plus, le temps passe incroyablement vite quand on est au « corner ». On remue les oeufs sur le tapis, a la recherche des mauvais oeufs, on entasse le tout sur les « red-trays » (pour les oeufs sales) ou « paper-trays » (pour les oeufs craqueles ou bizarres). A gauche du corner, un looong et etroit tapis roulant communique avec la washing-machine et approvisionne le tapis principal en oeufs propres. Parfois, le grand tapis s’arrete, pendant quelques secondes. Si aucun crash n’est arrive ailleurs, preuve d’un arret volontaire, cela signifie que le shed 4 est en train de « going down ». Explication : les sheds 2 et 3 sont manuels, car tous les matins on place a la fin des longs tapis roulants de ces hangars, sur les 3 niveaux de poules, des faux oeufs blancs. Quand ils arrivent devant le corner, cela signifie qu’on a traite toute la longueur du hangar. Le shed 4, quant a lui, est automatique : il commence par le tapis roulant du haut, approvisionne les oeufs vers l’usine, et quand ce tapis n’a plus d’oeufs, il descend a l’etage du dessous. Donc quand le tapis au corner s’arrete, et qu’on voit une machine descendre doucement sur la camera du shed 4, on gueule « goiiiiing doooowwwn » histoire de prevenir la boss. La reponse attendue est « OKKKKKK ». Concernant les autres sheds, quand on voit un marqueur (faux oeuf blanc en plastique) arriver devant nous, on le range, on desactive le tapis en question car il n’a plus d’oeufs, et on active un autre tapis (2 tapis a la fois, voire 3 parfois quand les poules sont deprimees). En esperant que je sois clair, sinon venez ici je vous montrerai.

La premiere fois, je pensais etre totalement a la ramasse, laissant de nombreux oeufs sales/craques rejoindre les buttons (la ou une autre personne enleve d’autres oeufs sales/craques). Hier, apres avoir ete corner pour la deuxieme fois, recompense : Vanessa, la boss, m’annonce que j’ai fait un tres bon boulot et que j’ai ete efficace « on corner », comme la premiere fois. La classe !!

J’ai egalement passe quelques fins de mes journees de travail en compagnie de Chris et de Chris (un francais et un allemand), dans les fameux hangars. Rappellez-vous, quelques semaines auparavant, quelques personnes ont eu la chance de gazer des milliers de poulets trop vieux. Le hangar etant vide, il a ete rempli de poulets cette semaine. C’est certes plus joyeux que de les tuer, mais ca reste quand meme assez triste a voir et a faire. Lorsque le camion rempli de 26 cages arrive, on decharge le tout et les repartit sur une ou deux longueurs de hangar. Chaque cage contient 14 petites cages, chacune s’ouvrant par une petite porte vers le haut, pour acceder a 10 poules entassees dedans. Le premier est dur a extirper, souvent coince entre le haut de la cage et la porte, et on doit l’attraper par les pattes et le pencher pour qu’il puisse sortir, au risque parfois de lui faire mal en lui tordant les pattes bizarrement, en coincant une aile dans la porte … Saupoudrez le tout de bruits jamais imagines en provenance du bec du pauvre animal, et vous obtenez des fins de journees magnifiques. On le prend, on le sort, et on en met 5 par cage de hangar. Au debut, pas facile, ca gueule, ca bat des ailes, ca attaque, puis a force, j’ai eu le coup de main et la technique pour qu’ils arretent de s’enerver dans mes mains. Prenez le poulet par le haut des pattes, vers les cuisses, dans une main, et l’autre main sur l’abdomen, il se sentira au calme apparemment. C’est donc pendant 3 soirs que j’ai aide toute l’equipe a remplir le hangar, et jeudi soir ce fut fini : le shed 3 est plein, le calvaire est fini. Au moins, j’ai bien deconne avec mon pote Chris l’allemand (sur qui ma boss a eu un coup de foudre, Xavier si tu lis ca lui dit rien hahaha), j’allais et revenais au boulot avec 2 autres personnes dans la voiture, c’est plus marrant, et on s’est fait des journees de 10 heures, voire 11, donc $$$ ! Chris l’allemand est revenu vendredi pour aider a faire quelques trucs par ci par la, et peut-etre qu’ils l’appeleront la semaine prochaine car ils l’aiment bien et il travaille bien, ca serait bien sympa d’aller encore au boulot avec lui.

Mon boulot d’egg-farming se deroule donc toujours aussi bien. Je connais desormais tous les postes de l’usine, je suis parfaitement integre a l’equipe avec qui je commence a bien rigoler, et je suis source de curiosites pour eux (« Comment on apelle les smurfs en France ? Bin les schtroumpfs tiens donc !! » « Il fait quel temps la bas ? » « Vous avez des Subway ? » « T’as deja mange des escargots ? » …).

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

La journee typique d’un egg-packer

Extrait du livre Les oeufs, plus qu’un truc rond, une obsession bientot dans toutes les librairies pres de chez vous.

[...] L’egg-packer en Australie peut etre de n’importe quelle nationalite, religion, race, disposant ou non d’un diplome, mais nous nous attarderons ici sur un cas particulier : l’egg-packer voyageur tourangeau, brun, 22 ans, 64 kilos, QI de 340, oupa.

Ce specimen de grande qualite se reveille donc 5 matins de la semaine a 6:30am. Il descend difficilement de son lit, essayant chaque jour de trouver une technique discrete et non dangereuse de descendre de ce lit. La meilleure solution trouvee jusqu’a present est de prendre appui contre le mur en face, et faire l’acrobate pour poser un pied sur le lit du dessous, en evitant les pieds de Norman, petit gros anglais tatoue ici en vacances, mais adorable.

Une fois ses lentilles sur les yeux, il deplace sa tete non-eveillee vers la cuisine deserte. Il fait chauffer une tasse de cafe dans le micro-ondes et va se connecter pour verifier ses mails. Une fois le cafe pret, il le savoure generalement en lisant son courrier, et en decouvrant souvent un mail qui l’enchante d’une personne qui l’enchante aussi, lui assurant un debut de journee optimal. Il se dirige ensuite vers la table a manger, deserte elle aussi, ou il savoure un petit dejeuner.

Vers 7:10am, il monte dans son bolide, choisit le CD du jour et file au boulot. Apres 25 minutes de route souvent ensoleillee, mais fraiche, il arrive a la Swan Eggs Farm ou il se gare et attend generalement quelques minutes : le specimen etudie passe parfois ses minutes a somnoler, mais le plus souvent il met a jour son daily-diary, qui ressemble plus a un weekly-diary ces temps-ci. Vers 7:55am, il rentre dans la cuisine de l’entreprise et salue ses collegues. Il note son horaire d’arrivee, depose sa nourriture au frigo, remplit sa bouteille d’eau et file dans l’entrepot (apres relecture, je decouvre les rimes de cette phrase, futur tube de l’ete).

La, il entame un rituel de preparation quotidien : remplissage de seaux d’eau + chiffons ensuite places sous les tapis roulants ou arrivent les boites d’oeufs, au cas ou d’eventuels oeufs viennent salir l’espace de travail, verification des pistolets-dateurs, puis attente. Apres une quinzaine de minutes d’attente, lui permettant de s’eveiller et de dire bonjour aux arrivants, et de se mettre dans l’etat d’esprit de l’egg-packer qui reussit, la machine est lancee. Le fameux bruit repetitif de la machine s’installe pour la journee, permettant ainsi a toute l’equipe de communiquer de maniere violente en criant. Le specimen, quant a lui, se rapproche toujours de son interlocuteur, car l’anglais australien est encore plus difficile a comprendre avec des interferences. Il passe donc la matinee a verifier les oeufs dans les boites avant qu’elles soient fermees par lui-meme, un de ses collegues ou la machine, puis prend les boites et les entasse par 15 dans un carton, date le carton plein et place le carton derriere lui, sur le tapis roulant de la machine qui fermera et scotchera la boite a vie. Un nouveau carton est alors pris, au dessus de sa tete, et place en bout de tapis, et generalement date immediatement.

Par moment, le rythme se fait trop rapide, ou alors un evenement perturbateur vient interferer le bon deroulement du packing d’eggs : un oeuf est mal tombe dans la boite, ruinant ainsi la perfection de la chaine et la proprete de la machine par la meme occasion. Un bouton rouge permet de stopper le process, pour nettoyer ou alors prendre son temps pour ranger les boites.

Regulierement, l’egg-packer tourangeau tourne la tete vers sa gauche pour constater, oupa, un surplus de cartons scotches et prepares par la machine. Il court donc en leur direction pour les prendre et les placer sur les palettes adequates. Egalement parfois, il se peut qu’il ait a pousser le carton dans la scotch-machine, car elle se bloque parfois. Il fait ce geste avec prudence et recul, car un gros bras metallique pourrait lui faire tres mal, et l’egg-packer n’aime pas le mal.

2 a 3 fois par jour, la chef de l’egg-packer lui demande d’aller aux « buttons », autrement dit le poste de controle-qualite des oeufs, place avant la machine de packing. La, il passe generalement 30 minutes a trier les oeufs arrivant des 4 « sheds » : les oeufs pales, craques ou moches sont otes et places a droite, les oeufs sales sont places a gauche, sur des moules de 36 oeufs. Lorsqu’a gauche ou a droite, les moules s’empilent au nombre de 6, il les prend et les pose au sol, ou le « runner » les recuperera pour soit les mettre sur la palette d’oeufs craques, soit emmener les oeufs sales dans la machine a nettoyer les oeufs. L’egg-packer aux « buttons » verifie donc chaque oeuf arrivant, a l’aide de ses yeux affutes et d’un miroir en face de lui qui permet de matter le joli fessier de l’oeuf en question. Une certaine experience est necessaire pour attraper l’oeuf desire en s’aidant de la vision dans le miroir, car le devant est derriere, et lycee d’versailles. Apres quelques minutes de controle-qualite, l’egg-packer commence a delirer et a chanter a la vue de ce tapis roulant plein d’oeufs : il a parfois des hallucinations et voit des Monsieur Patate par centaines, ou des poussins. Lorsque la machine s’arrete pendant quelques secondes, il passe le plus clair de son temps a dessiner avec les oeufs sur le tapis. Il est le pro des fleches et des triangles, et l’apprentissage du smiley est en cours.

A 10h30, il dispose d’une pause de 15 minutes non prise en compte sur son salaire, ou il deguste un petit encas et discute avec ses collegues dehors, au soleil. Du moins, il essaye de discuter, et passe son temps a essayer de transcrire leur propos en un anglais comprehensible. A 13h, il dispose de 30 minutes non payees pour manger son sandwich prepare la veille, et prendre un cafe gratuit.  Il passe ensuite l’apres-midi comme le matin, entre packing et checking, puis la fin du packing se termine lorsque le « markers » blancs sont arrives, signifiant la fin du process. Les derniers oeufs sont places dans les boites, puis la machine est nettoyee de fond en comble, et les cartons vides sont reapprovisionnes au dessus des tetes des packers. Ensuite, l’egg-packer ainsi que ses collegues vont preparer les commandes du jour et empiler sur des palettes differentes sortes d’oeufs (600g L, 700g XL, 800g XXL, Megas, petite, freerange …). Apres la commande palettisee, il l’emballe et la place dans un coin de l’entrepot.

Apres 1 a 2h de commandes, la journee se termine : il file ecrire l’heure de fin de sa journee et s’en va rejoindre son backpack prefere, empruntant generalement une route fort encombree. Arrive la, il profite de ses amis, d’une biere fraiche, d’une douche fraiche, et prepare son sandwich du lendemain. Ensuite, il oublie le monde de l’egg-packing pendant quelques heures, et file alors au lit.

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,

Pierre, 22 ans, egg-packer

Tintintinnn !! J’ai fini ma premiere journee de travail, et tout baigne. Mais j’y reviendrai plus tard, comme d’hab’ ! Donc vendredi, apres une apres-midi tranquille (courses, glande …), Rod, Simone, Kim, Laurent et moi avons attendu Matt, notre prof de surf. A 18h, nous avons rejoint le bar Little Creatures a Fremantle, pour y passer la soiree : dans ce bar tres sympa avec vue sur la beer-factory, on passe un petit moment tout aussi sympa a boire des bieres (avec moderation pour moi, j’entends deja les parents dire « QUOIIII, TU CONDUIS ET TU BOIS ? »), discuter avec Matt, manger, puis parler de la France et de l’Australie avec des amis de Matt qui nous rejoignent.

On change ensuite de bar pour en rejoindre un autre dans le centre, tres actif le soir apparemment. Ca change de Scarborough. Donc on passe une autre plus grande partie de la soiree dans ce bar, bonde d’Australiens saouls, mais ils sont marrants (et sacrement difficiles a comprendre) : je discute avec Simone, la copine de Rod, avec des amis de Matt qui ado-o-orent mon chapeau. Apres avoir prevu de les rejoindre le lendemain a une soiree d’anniversaire, on rentre a Scarborough : preparation de sandwiches, et dodo.

Dodo n’a pas reellement ete le mot cle de la nuit : devant conduire et ramener les gens ce soir, apres 1 biere, j’ai eu la merveilleuse idee de prendre un Redbull. Wrong idea mate : de minuit a 6h, j’ai eu la chance de pouvoir longuement observer le matelas du dessus, savourer les propos noctures de Laurent (« AGLAOGIUOAGOUUUU »), et intensement analyser le tic-tic qui est revenu … Plus d’iPod pour essayer de s’endormir, pas de boules-quies a portee de main, je me console comme je peux avec mes ecouteurs dans les oreilles ! Donc a 6h, je ne me reveille pas, mais sors tout simplement du lit : je suis claque, mais j’ai une journee de travail qui m’attend, soupair.

Heureusement, ca s’est bien passe : arrive a 7h30 la bas, j’attends quelques minutes puis rencontre Vanessa qui m’explique beaucoup de choses. Le cahier d’heures, l’equipe, la machine … Je travaille donc dans une egg-factory ou pas moins de 80000 poules pondent des oeufs. Moi, avec 6 ou 7 autres personnes, je suis dans la partie « packing » : les oeufs arrivent sur un tapis roulant vers une grooosse machine, sont verifies par une personne a un poste, puis sont tries par cette machine selon differentes tailles. Apres ca, ils arrivent dans des boites (celles que vous connaissez) sur un tapis roulant, chaque taille d’oeufs (free range, L, XL, mega …) disposant de son tapis roulant. Je pensais hier que le travail serait repetitif et idiot, mais pas du tout : Claire m’a explique (avec un sacre accent australien, concentration obligee) les choses a faire avant que la machine soit en route. Les oeufs arrivent dans des boites sur le tapis, on verifie vite fait la presence d’oeufs craqueles/sales que l’on remplace le cas echeant, on colle un sticker eventuellement sur la boite et on la date eventuellement, ca depend des tailles, puis on ferme la boite et la range dans un carton, soit en ligne, soit selon un « pattern ». Le carton plein, on le prend et le met sur une autre machine (tapis vert sur la photo) qui se charge de fermer la boite et la scotcher. En fin de machine, on prend la boite et la pose sur une palette.

Comme ca, ca parait repetitif, mais cet ordre d’actions n’est pas a respecter du tout : on est 2/3 a travailler dans cette partie, et nous sommes autonomes. Si je vois que ca bouchonne a un endroit ou que quelqu’un galere, je change d’endroit et vais l’aider. Si je vois que de nombreux cartons sont pleins et scotches, j’y vais pour les mettre sur la palette … Autonomie, diversite des choses a faire, mobilite constante : ca c’est l’esprit d’un egg-packer (ouais, j’ai etudie dans la pub, ca se sent hein ?). Le rythme est correct : les boites arrivent a une vitesse pas trop difficile pour travailler, certains moments sont plus speed que d’autres, mais rien de bien inquietant.

J’ai aussi passe quelques minutes a l’endroit ou on verifie les oeufs qui arrivent : il faut enlever les oeufs craqueles (qui sont conserves et envoyer a Adelaide pour je ne sais quoi, rien compris a cet accent bubble gum), les oeufs pales, les oeufs sales. Un miroir en face permet de voir l’oeuf de derriere, et le tapis fait rouler l’oeuf pour bien tout verifier. C’est marrant, mais je pense avoir oublie pas mal d’oeufs, d’ou le fait que l’on doive verifier les boites avant de les mettre dans les cartons.

L’equipe est adorable, pas facile a piger par moment (l’accent fermier d’Australie, it’s a pain in the ass), et le travail est varie et me laisse penser que l’industrie des oeufs a besoin de moi ! Vanessa, la patronne, m’a demande combien de temps je souhaitais rester ici, et combien de jours par semaine je voulais travailler, donc apparemment je peux rester longtemps, 5/6 jours par semaine, et me faire plein de sousous pour voyager apres ! Le plan du jour (qui change toujours de toute facon) : travailler plusieurs mois, rester au backpack, faire des sousous, puis en Fevrier prendre la route pour visiter je ne sais quoi et doucement arriver je ne sais ou pour accueillir mon frangin et voyager avec lui je ne sais ou. Ensuite, ou avant, j’en sais rien, aller a Mildura rejoindre Mel et Yann qui tiennent un backpack la bas, ou le fruitpicking abonde. Chris risque d’y aller aussi, ca serait sympa de se rejoindre la bas. On verra bien.

Apres le travail, a 14h, j’ai rejoint la petite bourgade de Midland qui n’est pas loin : apres quelques CD d’occasion achetes (mon iPod commence serieusement a me manquer, mais new iPod is on the way), je rejoins les Mayer pour leur dire bonjour ! Accueil chaleureux par Richards et Janette evidemment, alors qu’ils preparent une salade libanaise ! On discute pendant une petite heure, et je suis invite ce soir chez eux pour un barbecue avec leurs nouveaux helpers francais, et j’accepte leur genereuse offre de passer Noel avec eux ! Barbecue, Noel au soleil, sans la famille, ca va etre bizarre, mais je ne serai pas perdu chez les Mayer, et je decouvrirai toute la famille apparemment. Sympa !

J’ai finalement termine ma journee a changer de lit pour aller dans un dortoir-mecs plus petit et plus calme, puis partager une biere avec quelques personnes dehors, mais la majorite est partie sortir et j’ai discute avec Chris. Petite anecdote : ils sont revenus plus tard, refuses dans 2 bars. Le premier, les garcons n’avaient pas de chemise, donc impossible de rentrer. Le deuxieme, les filles etaient en tongs, donc impossible de rentrer. Pas tres malins ! Apres avoir discute un peu avec Chris et prevu de se revoir, je file au lit car le groupe revient et une prise de tetes completement ridicule apparait entre 2 francais, et ca m’enerve, et je suis fatigue. Donc je rejoins mon nouveau lit, au dessus d’un lit double : c’est pas le pied. Deja, le dortoir est a cote de la ou tout le monde se pose pour discuter, j’ai plus de iPod pour couvrir le son, je fais l’acrobate comme je peux pour grimper et redescendre, en evitant de monter sur le matelas de Normann (un p’tit gros chauve tatoue, mais tres sympa), en dessous, qui dort en ronflant, ou l’inverse. Donc la nuit n’a ENCORE pas ete parfaite, je prevois de retourner dans l’autre dortoir plus eloigne du bruit, et je suis desormais equipe de boules-quies. Vivement l’arrivee de mon iPod avec ma musique, ca me manque (ce n’est pas un  message cache pour toi frangin, fais comme tu as prevu de le faire, « no worries mate » comme on dit ici).

Mais ce soir, c’est barbecue chez les Mayer, et etant donne que mon travail n’est pas loin, je dors chez eux. Donc bonne nuit assuree ! A part ces petits problemes de sommeil (la vie en backpack a quelques inconvenients), je suis content de cette journee de travail. Les prochains mois ressembleront a ca : travail/backpack/argent, et je pense faire des excursions le week-end pour visiter la Western Australia (je veux voir les Pinnacles entre autre). Ca va etre assez routinier, c’est pas specialement ce que je cherchais avoir ici en Australie, mais je n’ai qu’a penser a ma fortune prochaine et mes possibilites de voyage pour etre sur de mon choix ! Et puis le backpack est sympa, j’ai des amis ici, je croiserai de nooombreuses personnes ici en 2/3 mois, et je suis le bienvenu n’importe quand chez les Mayer. Reste plus qu’a acheter un surf pour s’y mettre activement, et surtout une guitare, ca commence a me manquer !

Et la, je vais passer ma journee a me reposer (voire dormir), puis rejoindre les Mayer en fin de journee. Demain risque d’etre charge : 80000 poules sont actuellement en train de pondre des milliards d’oeufs en ce dimanche, et personne ne s’en charge avant demain. Lundi est apparemment une grosse journee, on verra ca ! Et si vous voulez essayer de piger mon job, les photos ci-dessous peuvent vous eclairer … See ya !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , , , ,

Travail trouve, enfin !

Aujourd’hui est un graaaand jour, encore, j’ai trouve un job ! Mais j’y viendrai plus tard, resumons d’abord les jours precedents.

Hier, avec Chris, nous sommes restes au backpack a attendre des coups de fil de magasins de voitures, pour d’eventuels jobs de car-washing. Volkswagen m’a appele vers 13h, me demandant si on peut travailler pour eux 6 mois, et je leur ai dit que je ne peux travailler qu’au maximum 3 mois. Il m’a donc dit qu’il allait contacter d’autres personnes dans l’apres-midi, et peut-etre me rappeler. J’ai ete trop optimiste car il ne m’a jamais rappele, evidemment ! Tout le monde me dit que j’aurais du dire « Yeahhh, sure, we can work 6 months » et quitter le travail quand on veut, mais je suis un homme parfait qui ne ment pas, vous le savez !

Donc apres ca, on a continue a chercher des jobs dans le journal ou sur Internet. On a trouve une offre interessant de « tree nursery » sur thejobshop.com.au, un site+endroit ou trouver du travail. J’ai aussi vu beaucoup d’offres dans le journal pour etre « brickies labourers » : on deverse du sable, on egalise, on pose des briques, c’est pas tres facile et c’est au soleil. Mais je suis pret a tout ! Donc hier soir, ca ressemblait a ca : on part a Margaret River faire du fruit-picking … Oh non, on reste la et on cherche davantage … Oh puis non, partons voyager … Oui mais si y’a pas de travail la bas ? Apres une soiree pleine d’hesitation et de bieres, je discute un peu avec des anglais de tout de rien (certains anglais sont vraiment difficiles a piger, surtout quand ils parlent entre eux, du coup je passe le plus clair de mon temps a demander du vocabulaire, mais ils aiment bien m’eclairer). Puis au lit …

Ce matin, j’achete le journal pour trouver des offres d’emploi, toujours plein d’indecision quant a savoir quoi faire. Brickies labourers, brickies labourers, beaucoup d’offres dans le journal. Sur Internet, on voit toujours l’annonce de « tree nursery », donc avec Chris, on decide d’aller en personne a TheJobShop, a Perth. Nous sommes accueillis par une jeune femme qui nous demande de patienter. Apres quelques minutes, elle nous dit que ce job est pris helas. Mais elle a l’air motivee a nous aider : elle demande a Chris combien de temps il peut travailler, mais 6 semaines c’est assez court. Donc elle lui dit de s’asseoir et d’attendre un coup de fil de leur part si jamais ils trouvent quelque chose. Elle a l’air plus motivee avec moi, car je suis pret a rester 2/3 mois a Perth si il faut, si je trouve un job et arrive a reunir des sous. En plus, elle a vu que j’avais de l’experience en fruit/flower picking/packing, et me propose un job de egg-packer. Apres avoir verifie que je n’ai pas peur des poulets (??), elle m’explique le job : je dois trier et placer les oeufs dans des boites. Passionnant, mais je m’en fiche, je vais pas avoir un job de reve ici. Je dis donc oui, et elle me donne le numero de telephone de Wendy.

J’appelle donc Wendy, lui annonce que je dispose d’une voiture et que je peux travailer 2 ou 3 mois. Ok, pas de probleme, rendez-vous demain 8h pour une journee de test ! WOUHOUWHWOU !! J’espere que tout va bien se passer, mais y’a pas de raison : j’ai deja trier/packer du muguet, c’est repetitif et chiant, mais avec un iPod dans les oreilles et de la creativite en tete, ca devrait aller. 40 heures par semaine, 18$ de l’heure (donc 15$ directement en poche), ca fait 2400$, soit 1500€ par mois, largement suffisant pour un voyageur dans un backpack. 3 mois, ca me fait assez d’argent pour me ballader/visiter/faire ce que je veux apres, des fevrier, avant de retrouver un autre job. C’est donc parfait, j’espere vraiment reussir demain et etre pris.

C’est assez loin, 40 minutes de route, je verrai bien si je change de backpack ou non. Je suis bien ici, c’est familial, j’ai mes amis, mais si ca fait trop cher, je songerai peut-etre a trouver plus proche. On verra bien !

Je vais aussi essayer de changer de dortoir, et d’aller dans le dortoir plus petit et plus calme. Ludo, le « manager » francais me dit qu’il ne veut pas, car je risque de me lever tot, et ca l’emmerde. Hu ? Je fais pas de bruit … J’irai voir les vrais managers demain (Mitch ou Robin), et je pense reussir a m’installer dans ce dortoir plus calme, et faire ch*er Ludo. Ranafout’, foutus francais.

Voila les nouvelles du jour ! Apres 2 jours assez maussades, a ne pas trouver de travail et ne pas savoir ou aller, je suis content. Reste a reussir demain, mais j’ai connu des jobs pas faciles, alors je croise les doigts, mais pas trop fort sinon je vais casser les oeufs (humour quand tu nous tiens). Sinon, plus aucun signe des bruits etranges, j’espere que ca va continuer ainsi.

See ya everybody !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

Bapteme de surf

Hi mate ! Aujourd’hui est un grand jour pour moi : j’ai surfe pour la premiere fois de ma vie ! Mais j’y viendrai plus tard. Apres un repas pas trop mauvais (je commence a penser que je sais cuisiner, mais j’ai un secret, je prends de la cannelle et j’en mets partout, et c’est toujours bon), j’ai passe la soiree a somnoler/regarder Transformers a la tele, avec les habituelles 10 coupures pubs … Puis j’ai eu la nuit la plus naze de ma vie en Australie : d’abord, j’ai l’immense chance d’etre joyeusement reveille par un allemand bourre qui parle fort et fait du bruit, et allume la lumiere. Grmbl, tout le monde essaie de respecter tout le monde dans le dortoir, en s’eclairant comme on peut, en evitant de faire du bruit, et ce c*n de mec se ramene et emm*rde tout le monde. J’aurai eu des gros bras j’aurai ouvert ma bouche. Oupa.

Bref, apres ce reveil en beaute, j’essaie de me rendormir, mais surgit alors en plein milieu de la nuit, non pas Zorro, mais un bruit etrange : un tout petit tic-tic inaudible, style un cure-dent que l’on tape contre du metal, juste au dessus de ma tete, dans le mur ou le matelas du dessus. J’ai d’abord pense (« a une enorme tapette a souris geante », desole je derive, seuls les cultives comprendront) que mon colocataire superieur de lit superpose ecrivait un texto, ou faisait un mouvement regulier dans son lit (imaginez ce que vous voulez …), mais j’ai vite compris que c’etait autre chose. Je n’ai jamais su quoi : j’ai cherche a trouver quelque chose avec la lumiere de mon portable : rien. J’ai inspecte le mur, le matelas, rien. Et par hasard, lorsque j’ai pousse la barre de fer au bout de mon lit, a mes pieds, plus de bruit … pendant 10 secondes ! Impossible de dormir en poussant une barre de fer, impossible de savoir ce que c’est, boule-quies dans la voiture, iPod kaput, donc je prends mon sac de couchage et file finir (commencer ?) ma nuit dans le salon, sur le canape. C’est pas fini : je suis encore reveille par 2 types qui se font un the a 4h du mat’. Puis je me reveille a 7h15 pour le surf … Nuit horrible, mais la matinee etait magique par contre, ca compense !

Donc apres le petit dejeuner et une lecture de mails plus que geniale (mystere), je file avec Laurent et Kim a la plage. On rejoint Matt, un jeune etudiant australien rencontre a l’eglise dimanche dernier. Il nous prete des surfs, on enfile des combis qu’il nous prete egalement, et on rejoint la plage. Surf sur le sable, on apprend les rudiments du surf : ou se placer sur la planche, comment ramer, et comment se lever sur la planche (ou la board, ca fait plus classe). Puis Matt emmene Laurent dans l’eau en premier. Apres ses premieres gamelles, c’est mon tour. Un peu anxieux (la mer c’est pas ma tasse de the non plus), je file dans l’eau froide. J’essaie de trouver le bon placement pour me pas plonger en avant ou en arriere, je teste la maniere de ramer, puis Matt me dit de prendre une vague. Ramage intense, puis la vague vient gentiment m’emporter … J’essaie de me lever, et evidemment je me croute, mais je suis content, j’ai surfe ! Laurent, Kim et moi, on est comme des fous dans l’eau, car on vient de decouvrir la douce sensation du « je glisse sur la vague », et c’est genial evidemment ! Helas pas de photo/video, mais demain on essaiera d’en faire.

Apres quelques minutes de surf, quelques autres minutes de repos et de discutage, quelques autres minutes de surf (c’est crevant), on file sous la douche puis prendre un bon cafe chaud. On discute avec Matt et on prevoit d’aller vendredi soir au Little Creatures, un bar a Fremantle, celui avec l’usine a biere dedans. On rentre ensuite au backpack, j’ecris un mail, je mange, et on file chercher du boulot avec Chris.

Mission du jour : faire tous les magasins de voiture pour trouver un job de nettoyage de voitures. On fait tous les concessionnaires de toutes les marques de voiture d’Inaloo, le quartier commercial du coin. Mercedes, Nissan, Honda, Subaru, Peugeot, plein d’autres, mais aussi Ferrari et Lamborghini qui nous accueillent tres gentiment, malgre le contraste costard/tongs-bermuda et Ferrari/Mitsubishi Magna. Encore une preuve de la gentillesse des australiens qui nous accueillent tous adorablement, et meme certains nous proposent de photocopier nos CV … Je doute qu’en France ca soit pareil. Evidemment, que des refus, mais beaucoup de CV deposes, alors esperons !

On va ensuite a la poste car je dois payer ma « registration » (vignette/assurance de voiture en Australie) qui se termine aujourd’hui. Apres 476$ en moins (1 an), on termine evidemment notre apres-midi a Harvey Normann, a retester les chaises massantes. On adopte une technique du « on rentre on visite on teste des canapes on fait semblant d’etre des vrais clients » cette fois, avant de filer sur les fameuses chaises/fauteuils, car on veut pas se faire virer, ca serait trop triste d’etre separes de ces machines pleines de bonheur. Decontractes et relaxes, on rentre au backpack. Un irlandais que l’on a rencontre dimanche a l’eglise nous a laisse a chacun une photo (de nous 4) et un petit mot adorable, c’est tres sympa ! La fin de la journee est plus qu’ordinaire : discussion dans le jardin, decouverte de quelques nouveaux arrivants ici (le backpack commence a se remplir serieusement, la famille s’agrandit), douche, daily-diary, diner … Je vais pas tarder a aller au lit (avec un iPod emprunte cette fois, car si le tic-tic reprend je demonte le lit avec Laurent) car demain 9h, newbie surf session ! On a pas de combi, pas de wax, mais on va bien se debrouiller !

Donc toujours pas de taff de trouve aujourd’hui : demain et apres-demain, on attend de voir si des concessionnaires nous appellent pour des washing/cleaning jobs. Si ils ne le font pas, on trouve une ville quelconque (Margaret River est notre preferee) ou trouver du travail de cueillette, et on file la bas avec Chris jusqu’a la mi-novembre. Mon plan pour l’instant est de suivre, mi-novembre, Chris (en proposant un lift dans ma voiture sans doute) vers Adelaide. Mais sans doute que mon big-bro arrivera la bas, alors je songe peut-etre a aller dans le Nord finalement. Bref, c’est flou, et faire des plans dans ce pays n’est pas une bonne idee. On verra bien !

Sur ce, zou, au lit, alors qu’il est l’apres-midi en France ! Donc bonne journee a vous, see ya !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

Au boulot !

Hi mate ! Alors aujourd’hui est un graaaand jour, car j’ai trouve du boulot ! Mais j’y reviendrai un peu plus tard, juste apres avoir resume mes deux jours passes ici, a l’auberge. Lundi soir, petite soiree tranquilou dans la cour de l’auberge, car Matthieu quitte l’Australie : autour de bieres et autres spiritueux (fichtrement chers ici d’ailleurs), j’ai passe une excellente soiree a rigoler, delirer, et decouvrir des nouveaux venus (anglais, australiens, allemands …). PS pour Nico : je confirme, aucun probleme pour etre drole dans une langue etrangere, l’important c’est le fond, pas la forme ! Une anglaise et un australien m’ont fait tres plaisir en me disant que je n’avais pas du tout l’accent typique des francais parlant anglais … C’est pas la classe ca ?

Le lendemain matin, j’ai emmene Caroline a l’aeroport, puis apres mon premier Hungry’s Jack (plus communement connu sous le nom de Burger King dans les autres pays), j’ai enfin pu recuperer ma carte bleue (enfin rouge, couleur de la Westpac). J’ai fait mes premieres grandes courses (attention, ca va cuisiner severe dans la semaine, pates, thon, poulet, la grande classe). De retour au backpack, j’ai passe la soiree avec tout le monde a regarder Shrek 3 (avec environ 8 coupures pubs, vive la tele australienne).

Aujourd’hui, jour ensoleille : je savais que tout allait bien se passer. En effet, apres avoir emmene Matthieu a cote de l’aeroport pour envoyer son surf, et un autre Hungry’s Jack offert par Matthieu, nous rentrons au backpack et je rappelle le job et le monsieur me demande si je suis disponible demain. Sacre bleu ! Evidemment que je le suis ! Il me dit que je suis attendu demain au Wellingston Park, et me dit que Cleant y travaille aussi. Parfait, je serai pas perdu ! Je suis donc fraichement franchement content : le bouche a oreille et 2 coups de fil me permettent de trouver un job, qui semblerait-il est bien paye et ou l’on peut enchainer de nombreuses heures de travail.

Je file donc profiter de mes dernieres heures de repos avant le travail, en lisant tranquillement au soleil. Demain, le job commence, et j’espere pour assez longtemps pour devenir plus grande fortune mondiale, oupa.

See ya everybody (quelques photos de la soiree au backpack en dessous) !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , ,

Retour au point de depart

Apres mes adieux a la famille Mayer, je prends la route pour Scarborough. Une fois arrive a l’auberge, je retrouve Ludo, Matthieu, toujours aussi sympas. Je decouvre 3 enveloppes a mon nom, du courrier administratif (Tax File Number, numero de carte de credit et carte d’assurance, mais aucune trace de ma carte de credit).

Je cherche donc a appeler la banque plusieurs fois, mais ca ne repond pas, et je me dis qu’entre midi et deux, ils ne travaillent pas … Erreur mes amis : aujourd’hui, la reine fait la teuf pour son anniversaire, et donc l’Australie est un pays mort aujourd’hui, et personne ne travaille ! J’attendrai demain pour les appeler et savoir ou est ma carte de credit, car je n’ai plus un rond : je ne peux donc pas payer l’auberge (on paye a l’arrivee, mais heureusement qu’ils sont sympas ici, je paierai plus tard), et je ne peux pas faire de courses pour manger (heureusement Ludo est la …).

Apres une apres-midi a me ballader en voiture et observer 2/3 fois diverses plages entre Scarborough et Fremantle, puis apres avoir vu ou se situe le Fremantle Art Center pour le 6 novembre, je rentre a l’auberge ou je glandouille et discute avec quelques personnes. Ludovic me sauve l’estomac et me concocte un delicieux petit repas : pates au thon, thym, tomates, le luxe pour un backpacker ! Pendant que je mange, Chris (l’allemand) rentre du boulot, et par chance, il semblerait que sa boite ait besoin de gens (il a commence aujourd’hui). Son boulot est apparemment tres cool : il faut monter ou demonter les grandes tentes pour des evenements, style concert. Il a fait sa premiere journee aujourd’hui, et c’est apparemment le bon plan, pour 18$ de l’heure (15$ sans taxe). J’appelerai demain, et si c’est bon, c’est juste genial. On pourrait covoiturer, je resterai autant de temps que je peux (si le taff est bien), et je logerai au Western Beach Lodge, parce qu’ici c’est tranquilou !

Voila donc les nouvelles du jour. Demain, programme fooooort charge (oupa) : appeler pour le job en question, et faire le taxi pour emmener Matthieu et Caroline a l’aeroport. Ca va etre dur !

Sur ce, il faut que j’y aille, j’ai rien a faire. See ya !

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , , , , ,

Journee tranquille …

He oui, finalement je suis toujours a Midland ! Au lever, le temps etait (encore) pluvieux. Changement de programme donc : la plage, les Pinnacles de Cervantes et les Wildflowers ont beaucoup moins de charme sous la pluie. Janette et Sue ont donc passe quelques heures a Quinns Rock, chez un membre de la famille, et j’ai donc pris ma voiture pour aller a Perth et ses environs. J’ai compare, dans de nombreux magasins, les prix des systemes audios pour la voiture, puis apres avoir retire de l’argent et fait quelques courses, je suis retourne a Midland dans le premier magasin visite, car il m’a propose l’equipement le moins cher. Apres une heure et demie d’attente dans un Hungry Jack’s, passee a deguster une ice-cream brownie, dessiner, lire et ecrire, j’ai recupere ma Mitsubibi fraichement equipee d’un nouveau lecteur cd/ipod et deux nouvelles enceintes dans des « box » (les enceintes d’origine ne sont pas changeables, les nouvelles sont donc dans des caissons en bois, et je peux les bouger comme je veux, pratique). La qualite sonore est au rendez-vous, je suis content, je vais pouvoir arpenter les loooongues routes australiennes avec ma musique a fond !

J’ai aussi croise pour la premiere fois des camions australiens, forts impressionnants. Ceux que j’ai vu n’ont que deux « wagons », mais il en existe des encore bien plus longs parcourant les routes ! Janette m’a explique qu’avant, lorsque ces camions doublaient votre vehicule, l’aspiration etait vraiment violente. Aujourd’hui, ces camions disposent de systemes pour eviter cette aspiration.

J’ai un peu travaille aujourd’hui : avec Sue, on a desherbe un potager. Des demain, on va se mettre au boulot : tonte de pelouse, amenagement d’une « poubelle » naturelle, et samedi des ouvriers viendront terminer un travail, et je leur donnerai un coup de main.

J’ai egalement note quelques numeros et quelques villes, et telecharge un PDF de 150 pages que j’irai imprimer demain donnant de nombreuses informations et contacts quant au « harvest jobs » en Western Australia. J’ai encore largement de quoi survivre, mais je commence a chercher des jobs en agriculture. Beaucoup d’annonces proposent des emplois a Kununurra, dans le nord de l’etat, et il semblerait qu’il fasse en ce moment 39 degres … A reflechir ! Mais j’en toucherai 2 mots a Chris en retournant a l’auberge, ca pourrait etre marrant d’y aller avec quelqu’un. Dans tous les cas, si je prends la route, je propose une place pour le « lift » (de nombreux sites le permettent) : c’est plus marrant, et egalement plus economique.

J’ai aussi pris quelques photos du jardin, des poules, des sapins et des moutons, pour ceux que ca interesse.

Sur ce, je vais tester la meilleure installation possible dans la voiture pour y dormir :)

See ya !

Photos : ici

  • Share/Bookmark

Étiquettes: , , , , , , , ,